Un marketing éthique, pourquoi, comment?

Projet sens (4)

Mon marketing-éthique, pourquoi, comment?

Comment se faire connaître ?
Dans le langage professionnel cela ça s’appelle marketing. C’est à dire faire savoir ce que l’on sait faire pour le partager.
Ce que je souhaite dans mon « marketing » c’est d’être moi. Comment être soi si je dois savoir me “vendre” pour “Me” faire connaître ?
C’est déjà pour moi écrire dans la spontanéité, avec ma dysorthographie et sa contre partie, le « langage des oiseaux ».
C’est aussi dire à ceux qui viennent me demander conseil :  “Patience, je suis moi-aussi en chemin...”

Etre soi c’est aussi oser demander conseil à ceux qui viennent vers nous pour recevoir un conseil.
Ce que j’ai compris c’est, qu’entre le donner et le recevoir, il est nécessaire de faire appel au recevoir pour mieux donner. Et c’est dans cet appel besoin de « recevoir pour mieux donner « que nous sommes le plus authentique”.

Pour être soi il faut aussi se donner des temps de silence et de lâcher prise de ce que nous faisons au quotidien :  Jeûne physique, jeûne spirituelle, jeûne d’écriture, « jeûne numérique » …
Et quand ça bloque c’est un signe de renouveau qui se dessine à l’horizon. Lâcher prise et passer le relais au Maître du temps.

C’est ce que j’ai décidé de faire depuis plusieurs mois, avec juste quelque petite touche pour montrer que je suis toujours à l’écoute des attentes élèves où des « passants ». ..

Entre temps j’avais écrit un autre texte “Je bloque” dont je n’ai oser que poster une partie.

Voici ce qui m’est apparu dans l’intelligence de l’instant qui ouvre le sens de la vision.

“Je suis à Jérusalem, face à mon désert, je vient d’un temps de méditation ou d’éveil. Un film sur la question du sens de mon projet passe et repasse dans ma tête. Le chemin s’éclaire mais sans balise… Pas de prospect, des rencontres… Pas de vente … Autre chose! Je ne sais pas encore comment dire autrement ce qui se conclu par un “achat” . A moins que ? Pas de produit…
Je reprendre mon article sur mon marketing… . 

Pour être soi c’est aussi vivre pleinement le changement, accueillir l’être en devenir.
Et là ou j’en suis, c’est aussi me poser le questionnement sur ma propre mission que je nomme « projet-sens ». “Le projet-sens” ‘est un programme que nous sommes venu accomplir dans ce monde et que notre âme a inscrit dans son « livre », , son ADN spirituel.

Nous avons été thérapeutes, conférenciers, formateurs, enseignants…
Nous avons donné ce que nous avions reçu et compris de… « l’âme du monde ».
Nous avons répondu aux besoins « clients » au mieux de notre savoir être…
Le monde est en souffrance et nous participons au mieux de nos possibilités à la guérison des blessures des âmes.
Comme beaucoup de formateurs et d’enseignants j’ai demandé à mes apprenants ce qu’ils aimeraient recevoir.
En effet une formations classique demande de bien connaître le besoin de l’apprenant et lui présenter une offre avec des résultats clairement définies. Et si le véritable véritable, était le pouvoir de mieux donner ?
Et si donner un sens à sa vie, « pour quoi », je suis né(e), dépasse le besoin de recevoir, jusque même au besoin de réalisation?
Et si le « pour quoi » de notre incarnation dans ce monde, qui commence nécessairement par la construction de soi, devait donner une direction nouvelle qui est celle de sa participation à l’évolution de l’humanité, être acteur du changement pour un monde meilleur ?
Quelle que soit sa situation, l’essentiel de la réalisation de soi, n’est-il pas d’être au service d’autre plutôt que de soi-même ?

Il nous faut aussi connaître “Le Qui”, c’est-à-dire à qui s’adresse la formation.
Le plus important est que le candidat se reconnaisse lui-même dans ce qu’on lui propose. Qu’il y ait résonance, écho.Ce que j’ai également appris en chemin, c’est que nous sommes nous-même le meilleur profil de ce que nous avons à offrir. J’ai appris, pour connaître notre propre mission, qu’il faille chercher dans nos propres besoins, dans nos fractures, dans nos blessures.
Aussi, si je me pose aussi la question, à savoir ce que j’aimerai recevoir, ce que j’aimerai apprendre ?
C’est encore apprendre à donner, à mieux donner…  C’est donc cela l’essentiel de l’enseignement, apprendre à donner. 

Ainsi l’apprenant idéal, serait celui qui comme moi souhaite entrer en « apprenti-sage » pour apprendre à donner. Donner au mieux, au plus juste, ce que notre prochain a besoin de recevoir aux mieux et au plus juste en savoir être, savoir devenir mais aussi en don de soi.
Ne serait-ce pas ça le changement, répondre à ce besoin de donner.

Je sais bien que l’être humain a besoin de soigner ses blessures, de se réaliser pleinement pour pouvoir donner… Oui mais, ou plutôt oui et… Qu’est-ce qu’il souhaite donner au monde? Et si comme le propose Victor Frankl en logothérapie, la guérison de ses maux commence par aider son prochain à soigner les siens ? Avoir une distanciation face à ses propres besoins.
Notre rôle serait-il alors, en plus d’accompagner la personne humaine à réaliser ses besoins fondamentaux, à l’ouvrir à sa pleine réalisation dans ce qu’elle peut apporter au monde ?
Le monde est plein d’être de lumière qui souhaitent savoir donner au plus juste de ce pourquoi ils sont sur terre.
Mais … oui mais … comment … Pourquoi … Pour qui… Est-ce juste, est-ce vrai… qui-suis-je pour oser prétendre à… d’autant qu’il y a ce passage au combien, combien ça coûte, combien ça me coûte et combien ça coûtera … ne pas tomber dans le syndrome de l’imposteur, ni dans le profil new-âge du gourou, ou du vendeur de rêve…

Le chemin est un chemin qui se construit en marchant… pas en marchand” (depuis que j’essai de me corriger je commence à connaître “l’orhographe”

Le but ne peut être bien défini, car définir c’est un peu finir, et l’être en soi à une dimension qui le projette vers l’infini. Il nous faut suivre les signes que nous rencontrons en chemin. Savoir aussi que les résistances, les épreuves, les ratés, comme les joies et les rencontres, sont des indicateurs de sens pour nous aider à connaître la bonne direction.

J’ai choisi cette voie qui est de donner un éclairage sur le métier de compagnon indicateur de sens, révélateur, facilitateur, accompagner l’être humain à découvrir son projet-sens, à découvrir ses ressources spirituelles, se relier à son guide intérieur, entendre « la voix qui lui indique sa voie ».
J’écrivais il y a plus de 20 ans :
J’ai quelque chose à donner : Accompagner la personne humaine à redécouvrir les ressources de son inconscient spirituel.
J’ai quelque chose à recevoir : Ce « supplément d’âme « qui me permettra d’accompagner la personne humaine vers ce qu’elle a de sacré en elle.
J’ai quelque chose à Être :  Une simple écoute miroir, un révélateur d’Être…
C’est toujours d’actualité, je n’ai rien à changer au niveau du fond.
La question reste au niveau du comment .
Comment sortir de sa zone de confort du connu, pour aller vers l’inconnu, là où nous sera donné le méta-sens, en chemin.
En effet, ce dont nous parlons n’est pas dans le savoir.
On ne sais comment, ni quand le meta-sens émerge dans un entretien, cela passe par un lâcher prise, d’analyse, être juste une écoute, et la magie de la rencontre fait le reste ou ne le fait pas !
Car là aussi, chercher à vouloir que la réponse soit donner, bloque le passage du vide nécessaire au meta-sens.
J’explique ça aussi en kabbale avec le tsimtsoum. (Plein de moi, pas de Toi, juste du ça)

https://kabbale26.wordpress.com/le-tsimtsoum/

Le champ que j’ouvre ici est évidemment pas celui de la multiplicité, et ne répond pas à la demande d’avoir un très grand nombre “d’élèves partenaires”, mais il répond à la démultiplication par rayonnement d’un petit nombre de relais d’apprenants “le don de donner”.

Qui aujourd’hui serait intéressé par un slogan comme, « je vais vous aider à vous perdre dans le clair obscure », « à oublier le connu pour l’Un-connu » abandonner vos certitudes pour l’Un-certitude, oser l’Un-possible … ?

Bon je crois que là j’ai perdu 90% des lecteurs.  Dans l’expérience du premier lancement ce que j’ai constaté c’est que ceux qui ont parfois perdu quelques repères en chemin se sont retrouver. Ils ont, pourrait-on dire, grandi en devenant plus petit …

Ceci dit, ne croyez pas que nous ferons l’impasse des besoins fondamentaux, car une âme sans corps n’est qu’un fantôme. Ça me fait penser à Viktor Frankl qui disait qu’un nain sur les épaules d’un géant voit plus loin. Nous irons visiter ces géants de la construction de soi, comme Maslow, et bien d’autres.  Lorsque vous serait en haut de la pyramide alors vous verrez plus loin.

Maintenant, comment Apprendre à apprendre, autrement que dans le cadre des formations classique d’un enseignant face à ses élèves ?
C’est là que vient l’idée de facilitateur” en Master-MindFacilitateur et révélateur “d’apprenti-sages” “accoucheurs de sens”

Chacun peut plancher sur ce qui l’anime, le partager et s’ouvrir à la reformulation de l’intelligence collectif émanation de l’âme groupe qui se construit dans la rencontre. Nous allons apprendre à accoucher. L’originalité c’est que j’entre aussi en salle d’accouchement, dans le cadre de mon propre travail.

Après avoir relus cet article je découvre qu’il y aura encore de nouvelles touches à ajouter au paradigme de ce métier. Je donne rendez-vous à la confiance, à la responsabilité, à l’engagement, à l’authenticité. Ces filtres naturelles feront le tri nécessaire à l’harmonique de la rencontre.

Elie.

7 Comments

  • leoguez

    Reply Reply 26 juin, 2018

    Et si je me faisais un petit commentaire ?
    Voici un commentaire que j’ai partagé avec une société de marketing Inbound 1mn30 sur You-tube.
    Inbound ou non, marketing digital à la mode du marketing dit éthique… Le vrai problème pour moi qui ai essayé de me diviser sur la toile, c’est le temps à y passer… sans parler du coût. Se former, puis appliquer les conseils, être envahi de nouvelles propositions puisqu’on a été repéré comme client potentiel … tout ça à un coup temps, celui d’avoir écouter 2 vidéos puis d’aller voir dans leur site ce qu’ils proposent de différent … Ecrire des articles toute les semaines, long s’il vous plait, faire des vidéos virales, suivre les inscrits en faire des prospects puis clients puis des ambassadeurs… partager le tout dans X réseaux mode… Ajouter à cela, le complexe de l’imposteur qui nous entraîne à aller vois ceux qui font la même chose pour faire plus et mieux … Et pendant ce temps … on ne produit pas … Voilà pour moi le problème pour les petites boites comme la mienne ou les freelances qui n’ont pas les moyens de se payer une agence qui prend tout ça en main… Ce qui nous reste c’est de faire du marketing direct avec une petite niche de client pour éviter de leur faire supporter le coût de de l’inbound marketing… A moins que je me trompe, dans ce cas merci de m’éclairer et ainsi mettre un peu de lumière dans ce meli-melo à maux… Elie de coaching existentiel, en quête de sens :

  • Rahel

    Reply Reply 15 mars, 2018

    Que dire? Le point zéro du sommet de la pyramide de Maslow, le méta sens, donner, apprenti-sage… Tout est déjà dit!

    Je laisse mes doigts caresser le clavier et je sens une profonde communion entre les compagnons thérapeutes, un voyage commun de l’âme, bien au delà des personnalités présentes. Chaque rencontre a son sens, chaque coaching a son sens, tout est parfaitement organisé (grâce à la spontanéité de l’instant). C’est une danse d’apprentis-sages reliés autour de textes anciens.

    Danser pour s’alléger, s’alléger pour donner, s’alléger pour recevoir, recevoir ce qui peut être donné dans la magie de l’instant. Recevoir, donner, danser avec de plus en plus de joie.

    C’est la Vie qui choisit les âmes participantes, c’est au-delà du marketing, le marketing ne sera toujours qu’un facilitateur…

    Etre miroir, donner et recevoir autant si l’on sait voir la perfection du miroir qu’est le coaché ou le compagnon de route.

    Merci Elie d’être le facilitateur de cette rencontre. Merci d’être le transmetteur de la sagesse immuable des textes…
    Merci à toutes les âmes qui se sont données rendez-vous pour apprendre à réaliser leur projet sens…

  • Perrin

    Reply Reply 26 avril, 2017

    Bonjour Elie,
    Merci pour ton article éclairant. En effet, nous sommes focalisés sur l’offre que nous voulons proposer à nos clients en faisant en sorte que celle-ci soit la plus en adéquation avec les besoins de ce dernier.

    Mais demandons lui ce qu’il souhaite donner? Jamais. Lors des formations que j’anime, je demande quelles sont les attentes des participants, et j’adapte l’ordre et le contenu de la formation en fonction de ces attentes collectives exprimées. Ils m’ont donné leur besoin pour que je puisse leur donner en retour la matière dont ils ont besoin. Dans ce cas de figure, la séance de formation est plus légère et mieux vécue par les participants que dans les formats classiques.

    D’un autre point de vue, lorsqu’une personne vous offre ses besoins les plus intimes pour que vous puissiez l’accompagner dans sa voie d’épanouissement, que ressentez vous? Pour ma part, je ressens énormément de gratitude envers cette personne, et je le lui témoigne. C’est la fondation de notre relation, et celle-ci devient un échange ou chacun grandi et tend vers son destin.

    Par contre, lorsque que je suis moins attentif, la relation se base sur celle de “client/fournisseur” et la prestation a beaucoup moins d’énergie. Même si le client en sort satisfait, il y a comme un gout amère qui me reste. Le sentiment d’être passé à côté de quelque chose d’essentiel.

    C’est cette dimension d’humilité qui par moment me fait défaut et qui me laisse ce gout amère. Je le sait, et le chemin vers la “sagesse” est long. D’ailleurs, V. Frankel disait, que l’on connait le sens de sa vie qu’au terme de celle-ci car toutes les scènes forment le film et on en comprend le sens à ce moment.

    Amicalement.

    • leoguez

      Reply Reply 26 avril, 2017

      Merci pour ce complément d’appréciation.
      Il nous faut en effet revoir notre rapport, besoins, réponse au besoins d’autant que, comme tu le dis, le besoin évolue durant la formation.

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