AVOIR UN BUT, MAIS QUEL BUT

 

Selon la PNL, nouvelle grande école de formation et de développement personnel de notre siècle, toutes les personnes qui ont réussi dans la vie avait un but.

Avez-vous un doute là-dessus ? Cela semble évidement, mais j’ai une question :

Est-ce que réussir DANS la vie signifie pour autant réussi SA vie ?

Vous comprenez la différence ?

Il faut évidemment avoir un but dans la vie, mais est-ce que ce but est motivé par l’effet mode de la réussite, ou bien inspiré par le véritable sens de votre vie ? La PNL nous apprend que nous sommes programmés par, l’éducation, les expériences, les valeurs apprises… Tous ces apprentissages vont créer notre carte du monde contenant nos paradigmes et nos croyances. Cette carte peut ainsi influencer nos aspirations, notre compréhension du monde, et nos buts. Nous avons parfois de mauvais programmes mais des solutions existent pour reprogrammer de « l’ancien mauvais » en du « nouveau positif ». La question reste de savoir si cette nouvelle programmation va nous aider à réussir dans la vie ou bien à réussir notre vie ?

Nous avons hérité également de facteurs héréditaires, certaines écoles parlent d’hérédité astrale ou de karma qui entraînerait une destinée que nous n’aurons pas choisie. Et puis il y a les événements extérieurs sur lesquels nous n’avons aucun pouvoir, les guerres, les catastrophes naturelles, certaines maladies, les épreuves qui nous assaillent… Alors comment prétendre à connaitre le sens de notre vie et construire ce que je nomme ici un projet-sens, si nous sommes déterminés?

 Voici les hypothèses que je pose en préambule, autrement ce livre ne peut commencer.

–        Je pense qu’il est possible de nous libérer de certaines ancres héréditaires, astrales ou karmiques.

–        Quelle que soit la situation que nous vivons, je pense que nous avons la possibilité de la vivre en toute liberté et non de la subir.

–        Je pense que nous avons en nous des graines de sens qui peuvent nous inspirer à découvrir le sens ultime de notre vie, c’est-à-dire, ce pour quoi (vers quoi), je suis sur terre.

–        Je pense que nous avons la possibilité de creuser en nous pour découvrir ces graines de sens, les arroser de l’influx de notre âme, et de les voir donner les fruits de la vision.

–        Je pense que le sens ultime, c’est cette possibilité qui nous est offerte de respirer le parfum de sens de notre jardin d’Eden, là où se trouvent les graines du projet sens de notre humanité avant même que commence son histoire.

Si j’ose poser ces hypothèses, c’est que face à l’absurdité du monde, il existe des hommes qui ont été inspirés de ce parfum de sens. C’est d’ailleurs dans les temps où l’infâme parcours le monde, que les plus belles œuvres littéraires, artistiques, philosophiques, et initiatiques, ont pris racine. Ce livre est inspiré de la logothérapie. Dans cette approche révolutionnaire de la psychothérapie, le Psychiatre Viktor Frankl, développe cette possibilité de se réaliser et de découvrir un sens à sa vie dans les moments les plus sombres de notre existence. Et pour cela il se réfère à son expérience de camps. C’est là, pendant la période du non-sens absolu, que la logothérapie a pourtant pris racine. « Le fait que j’ai survécu à quatre camps de concentration m’autorise à témoigner de l’aptitude incroyable de l’être humain à défier les pires conditions imaginables. »[4] nous dit-il.

Méthodologie :

Ce que nous proposons dans notre approche ce sont les premières bases du « compagnonnage de soi » pour découvrir votre projet-sens et vous permettre d’entrer en communication avec les ressources de votre inconscient spirituel.

La structure est construite avec plusieurs entrées. Tout comme la structure de l’imaginaire, son écriture n’est pas linéaire. Vous pouvez suivre la méthode d’une façon linéaire ou selon votre propre cheminement. Connaissez-vous le fil conducteur des rêves, de vos pensées vagabondes, d’une discussion de salon? Ainsi votre projet sens va se construire, comme pour une peinture, par couche, dans un itinéraire qui sera inspiré par votre propre imaginaire. Acceptez de vous perdre dans le déroulement du texte, et vous vous retrouverez avec vous-même.

Les modules ne sont pas rédigés pour une lecture simplement théorique mais pour une étude expérimentale avec une implication personnelle. L’auteur est lui-même impliqué dans le déroulement de son écriture en partage également sa propre histoire et son expérience de vie.

Deux parties totalement imbriquées l’une à l’autre compose cette méthode. Une partie, dite théorique, où se définit progressivement la méthodologie avec son approche de type systémique.

L’autre, plus pratique, construite sur des exercices, vous permettra de découvrir d’autres manières d’aborder un problème ou une situation difficile. Et si ce n’est d’en déduire une solution immédiate, au moins de trouver la juste attitude.

Parfois, la partie théorique peut suffire à changer la vision d’une situation par un simple auto-recadrage de sens, et, de ce fait, changer d’attitude sans passer par un exercice pratique. Parfois, un exercice pratique permettra de mieux comprendre ce qui a été développé en théorie.

Les anciennes œuvres philosophiques étaient une thérapeutique de l’âme avec des exercices spirituels pour nous aider à évoluer. Mais ce pouvoir de se mettre en action à travers le logos c’est-à-dire la raison ou le sens, s’est progressivement perdu. C’est ainsi que contrairement aux philosophies de l’existence, la logothérapie, donne corps à une pratique thérapeutique du changement.

Si le sujet de notre étude est de construire un projet de vie par une perception des besoins de l’âme, les résultats seront parfois temporaires car la partie spirituelle de notre conscience est constamment renouvelée par nos expériences de vie et nos apprentissages. C’est pourquoi, en fonction de l’humeur et de votre état spirituel, le texte peut sembler soit plein de sens, soit difficile à saisir. Ceci fera que vos réponses peuvent également évoluer dans le parcours de votre lecture-écriture.

Il faudra parfois vous approprier une simple phrase qui a résonné en vous comme on peut résonner à une œuvre d’art ou à un paysage qui se répand dans l’âme. Le changement se fait alors sans effort comme si vous changiez de paire de lunettes afin d’y voir plus clair.

Je revois Christian, un de mes anciens élèves : « M. Guez je voudrais vous remercier. Avant notre entretien j’étais complètement découragé par mes deux échecs successifs, je voulais tout abandonner. Cette phrase « Le sage n’est pas celui qui ne tombe pas ; 7 fois il tombe, 7 fois il se relève» a changé ma vision. Je me suis relevé, j’ai réussi mes études. Je peux presque dire que si aujourd’hui je suis ingénieur, c’est un peu grâce à cette phrase ! J’ai compris suite à notre entretien combien un échec peut-être constructif. En quelques minutes, mon monde a changé et je suis sorti de mon cauchemar.»

Le sens de la rencontre avec toi-même doit se faire à partir de tes propres expériences de vie. La réalisation de l’objectif de  cette méthode est dans ta propre écriture qui va accompagner sa lecture ! J’ai pu voir comment une redirection du questionnement en terme de causalité « Pourquoi ? » vers l’orientation « Pour quoi ? », « Vers quoi cela me mène ? », pouvait ouvrir le champ d’autres possibles. C’est ainsi que, de la question du sens en termes de signification, je suis arrivé à une approche positive et active en termes de direction.

Il s’agit ici de t’ouvrir à l’essence même de tout projet caché dans ton inconscient spirituel. Si notre approche, ne peut faire l’impasse des projets réussite et d’épanouissement personnel, l’objectif principal reste de découvrir un projet de vie qui fasse appel à la transcendance de soi. Nous passons ainsi d’une vie réussie à une vie de partage et de don. Nous passons de la passion à la mission. Dans la sagesse des pères, Hillel l’ancien disait « si je ne suis pas pour moi qui suis-je » . Cela  nous conduit à notre responsabilité de prendre en charge notre propre réalisation. Pourtant, il ajoute : « Si ce n’est que pour moi que suis-je ». Cela  nous conduit donc également à notre responsabilité pour autre que soi.

 

 

[4] (V.Frankl, Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie, Editions de l’Homme, 2006)

[6] Les maximes des pères. Edition Colbo ou verdier

[8] Oui un clef et non une épée, car il y a derrière l’épée il y a une clef de sens.

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