Apprendre à mourir-vivant

“Apprendre à mourir-vivant”
J’ai plusieurs Textes à pré-texte non dirigés sans lien apparents ni direction pour un sens incertain du non-connu. Ils seront postés en commentaires dans mes différents sites en fonction de leurs thèmes.
Je ne souhaite pas écrire encore sur la mort, car je ne peux y croire… Voir courte vidéo de 2 mn Vidéo …  Juste à dire qu’aujourd’hui je n’écris pas une pensée philosophique, je parle de vécu… confronté à la réalité de l’absence… Voir mon texte précédent et mes vidéos … Aujourd’hui je suis en face à face avec cette impalpable monde de la vérité. Les leçons de philo-sophia, logo-sophia, passent aux leçons d’expérience de vie…

Est-ce le départ de ma mère qui me fait toucher du cœur ce jardin des âmes dont j’ai tant parler avec ma tête ? Je tombe sur un ancien texte « apprendre à mourir ». Therme tabou car pour la plupart des humains la mort serait le contraire à la vie.   Dans ce texte sur le sens de la vie qui est comme nous avons appris dans nos leçons précédentes ; « Ce que je peux donner à la vie et non ce que je peux prendre…, »
Il s’agit d’une femme qui est en fin de vie et qui dit à ces derniers instants les plus précieux, « je viens de décider que j’avais encore quelque chose à offrir… je veux montrer comment se comporter face à la mort, je veux être un modèle pour mes enfants ».

Je n’étais pas été présent au moment du départ de ma mère…
Juste à dire quelques conversations que j’ai eu avec elle. « Ils sont venu me prendre… je leur ai dit que je n’étais pas prête… Une autre fois j’ai crié pour qu’il me laisse tranquille… N’oublie pas de mettre ma chanson « Israël je t’aime » à mon enterrement…  Quand je serai là-haut je vais demander qu’on t’ouvre les portes de la parnassa.
Et puis, quelques jours avant son départ, elle me dit au téléphone… Léo c’est bientôt fini, je vais partir … Je n’ai pas su venir à ses côtés… Ce qui me laisse un fond de larmes en permanence, comme un grain de sable dans une huître, qui attend sa mutation en perle de sens.
Juste à dire une conversation avec mon frère Alex quelques jours avant son départ… « Alex part en Israël il faut que tu me prépares ma tombe, regarde avec Josiane qu’elle prenne bien les papiers »…
Juste à dire ce j’ai entendu de ma sœur Babette quelques heures avant son départ. « Fais-moi le chignon, je veux être belle pour papa quand je monte là-haut ».
Juste à dire ce que j’ai entendu de mon frère Yvon quelques minutes avant son départ… Un dernier regard, un sourire, le visage serein… « Bon c’est bon, je vais partir… tenez-moi juste les mains… » Pouvez-elle dire… Vous comprenez ? … Donner du sens jusqu’à son dernier souffle…

En ce qui concerne nos leçons que j’ai laissé en sommeil durant ce mois d’accompagnement de son âme. J’aimerai ajouter quelques aphorismes, questions, réflexions… qui me viennent… là maintenant…

Quand j’annonce à un ami que ma mère est partie je l’entends dire « … C’est la vie ! … »
Tu entends ? Je lui parle de la mort de ma mère et il me répond : « C’est la vie »… Alors si la mort c’est la vie, qu’est que la vie avant la mort ?

Au sujet de l’angoisse de la mort… « plus dure encore que l’angoisse de la mort,  l’angoisse d’une vie mal vécue avant de quitter ce monde »
La certitude que tu as encore quelques choses à faire, c’est que tu es encore vivant… jusqu’à ton dernier souffle…
Histoire hassidique … « Un sage aux dernières heures de sa vie va voir son maître…
Rabbi, je sais qu’il ne me reste que quelques jours à vivre que puis-je faire avant mon départ ?
Améliore-toi lui dit son maître !
Mais, j’ai fait ça toute ma vie ?
Il te reste encore quelques heures, alors continue à t’améliorer, là est tout le sens de la vie… !

Ce monde est un « prozdor », un couloir pour nous préparer au monde en devenir nous dit la sagesse des pères (Pirkey Avoth). Prépare dans ce monde, la place qui te revient dans le monde en devenir…

Tout est éphémère, poussière du temps, où vanité des vanités, nous dit l’Ecclésiaste ! … qu’est ce qui serait non fumé, et qui laisserait trace de son passage… Faire une liste… Et fait que cela ne reste pas une simple liste « à faire »
La base du problème de l’existentiel c’est celui de notre existence. Pourquoi sommes-nous dans l’existence ? Nous avons tous le désir de nous réaliser dans la vie, quelques que soit la forme de réalisation que chacun entend. Que faire pour que notre vie soit pleine de sens … Même si tout semble être éphémère… Même si nous sommes confrontés à la souffrance et à la mort… Tout est vanité en-dessous le soleil… En-dessous… pas au-dessus… tout ce qui existe sous le soleil à une source au-dessus du soleil… Son essence … passer de l’existence à l’essence…

Qu’est-ce qui serait permanant et que nous pourrions transporter avec nous dans les différents mondes de notre expérience de vie ?…
Comment vivre vivant de notre vivant, car autrement… pas sur que l’on soit vivant après…
Comment établir une véritable communication avec son âme, ici même ?
L’âme ne sera jamais rassasiée des fruits de ce monde, nous dit la kabbale du RAMHAL, alors comment nourrir notre âme ici-bas ?

Tout Change ! …
Note maintenant ce que tu aimerais accomplir de ton vivant…

Accompagner l’être humain à trouver sa mission de vie, à avoir un métier en relation avec sa qualité d’être, à grandir chaque jour, à apprendre à apprendre, à apprendre à partager, à transmettre, jusqu’au dernier souffle…
Si cela est ton métier vocationnel, le mien serait de t’accompagner à le réaliser pleinement…

6 Comments

  • Marco

    Reply Reply 27 avril, 2018

    Naissance et renaissance .(Burensteinas)
    Pour les alchimistes quand on naît on n’est plus.Naître ce n’est plus (n)’être.Quand on nait on apparaît quand on meurt on disparaît .On fait que paraître .
    Le contraire de la vie c est la mort , le contraire de la naissance c’est quoi ?
    C est être ! Être avant de naître.Quand on naît on est fractionné on est à la recherche de l’unité.On recherche d’etre Uni vers quelque chose.On est n est a la recherche de l unicité .
    Quand on (pair)un être (Chair), cela crée l absence, le manque , cette nourriture affective qui est le principe physiologique de vie sur terre.un vide affectif , un tsitsoum intérieur dont l intensité laisse Ko, même en essayant de dire ok tout va bien.Ok je suis en vie mais Ko.
    On fait encore l expérience de la vie, à moitié mort.Experience =A l exterieur du père tu fais l expérience de l unicité ( alchimiste).Je vais encore l écrire Pair.Aussi pour moi un principe de dualité .
    En vie on est, on naît dans la dualité.On est dans un ressenti duel.Quand on vit en symbiose avec quelqu un le perdre c est être un peu dans le néant , né en , A nouveau renaître à la vie.une forme de culpabilité diffuse nous envahie quand on perd quelqu un.
    On n est que l ombre de soi , la lumière est toujours là mais notre corps matière ne la laisse plus passer.On se retrouve en enfer , enfer et enfermement c est la même chose.Lucifer le porteur de lumière quand il tourne le dos à D.ieu, il ne voit plus que son ombre..On ne sait plus aller vers où ( verrou), alors qu il suffit de tourner la clef et la porte s’ouvre.(verrou,ouvert)
    Pour les alchimistes l agitation crée le souffre, le souffre en soi, la souffrance crée par l émotion qui est elle même une agitation .motion en anglais veut dire mouvement .Donc il vont utiliser cette énergie pour transmuter la matière pour qu elle laisse passer la lumière.Transmuter le plomb en auch, lumière.
    Pour eux la quête serait celle de l immobilité pour faire passer la lumière.
    MORT.M la matrice,O l’eau,R l air, T terre., il manque le feu.Ne dit on pas Feu untel quand quelqu’un disparaît.?
    L’âme hors du corps
    Âme our (amour) ou Auch .Lumière .lumiere de l âme.
    D’apres Patrick Clervoy(le pouvoir de l esprit sur le corps)
    L’aide soignant,l accompagnant , a part sa présence ampathique la faculté d’ amener de renforcer d’accelerer De donner des forces au processus de guérison .Aider aussi à la réconciliation.C ‘est depuis l organisme du patient que le processus de guérison se met en route.
    Quel est cette énergie que nous avons tous en nous qui lorsqu elle est disponible nous aide à guérir ou quand elle l’ai pas nous rends malade?
    Il y’a un role négatif des émotions dans son potentiel négatif donc il y a son inverse.Une émotion positive peut améliorer la santé .
    Ceux qui ont des ressources spirituelles seront plus fort à affronter la maladie que ceux qui ne l ont pas.(tout de Patrick Clervoy )

    Pour finir, je dirai qu il y a un processus individuel de passage d ouverture de portes pour passer les étapes des vivisitudes de la vie, que la relation d’ecoute D’échange de présence ampathique apporte.
    Mourir vivant est vraiment le symbole fort apporté par ta maman qui apporte ce message, n ayez pas peur de la mort , j y vais c est mon chemin, je vous est mis sur le vôtre mais moi je me retire.Il y aura toujours une trace de moi en vous, elle vous accompagnera même si au début du deuil elle ne vous est pas encore révélé .A la fin de son monde matériel elle nous transmet encore ce qu est la vie ici jusqu au dernier souffle.
    Léhaïm

    • leoguez

      Reply Reply 29 avril, 2018

      Lehaïm Marco, je vois que l’alchimiste revient en surface. Tu sais que je suis de très près les élèves en chemin qui ont fait du chemin. Alchimie et kabbale à mettre au programme d’atelier ou de dossier mémoire d’étudiant. Il y a beaucoup de matière là dessus. Je ne pense pas que ma mère pourrait nous aider sur le sujet, à moins de connaître l’alchimie de la transformation du coucous boulettes, en amour inconditionnel… ça elle sait. 😉

  • goldwasser myriam

    Reply Reply 26 avril, 2018

    Merci Elie pour ce beau texte.Tout n’est pas éphémère, j’espère. Vanité des vanités la pensée humaine, pas le monde. il y a dans la stabilité vibrante du monde naturel le rire de l’infini. Je ne crois pas que j’aie un projet totalement altruiste. Je survis et le désir de vivre encore est très fort qui m’oblige parfois à ne penser qu’à moi, pour me recentrer, pour rejoindre la conscience étendue, le souffle qui est la vie, le vent de liberté, mon âme quand elle danse. Néanmoins la beauté la cohérence la tendresse et l’amour me guident et m’aident aussi, à peu près huit heures par jour, à guider les autres, qui peuvent s’émerveiller d’être en vie, qui ont tant besoin d’amour, qui cherchent une cohérence, un espoir, un sens.
    je ne crois pas à la mort. parce qu’il y a encore un voyage à faire. Parce qu’il y a plus large que les limites du corps , plus vrai que la souffrance, plus libre que le sens.
    Je crois que l’absence est un point de vue.
    Du point de vue de ma mort, je serai surement triste de quitter mon corps.
    mais j’aurai tort.
    Je voudrais te dire que tu sais, tu peux encore parler à ta maman, qu’elle t’entends enfin je crois… c’est bizarre je sais de dire çà… Et que ce serait bon que tu ailles sur sa tombe pour lui dire que tu regrettes de ne pas etre venu plus tot et qu’elle saura te faire sentir combien elle t’aime et que çà te consolera… enfin je crois
    Je voudrais te dire aussi si la parnassa te permets de savoir que la vie après la mort c’est encore plus fort alors dis le moi!
    et puis je veux bien te parler dimanche au telephone si tu es disponible déjà

    • leoguez

      Reply Reply 27 avril, 2018

      Merci Myriam,
      Juste à te dire que mes textes sont parfois pré-texte à réflexion et leçon de vie pour ceux qui suive l’enseignement que je partage.
      Leçon de vie de l’appris, et leçon de vie de l’expérience de vie.
      Oui je sais, je dirai même que j’ai demandé à voir, et j’ai vu, même si cela passe par le rêve éveillé, cela est une porte pour l’aperçu. Je lui ai évidemment parlé, et j’ai bien entendu la voix… J’ai voulu partager la situation ONEN… Expérience que je n’ai pas vécu au départ de mon père. Rien à voir avec la situation que je vie aujourd’hui en toute sérénité. Si l’ONEN est mis hors-jeu concernant le rituel religieux, c’est qu’il est lui-même hors “je”. Que tu saches que c’est l’expérience la plus douloureuse que j’ai eu la chance de vivre, car la plus vrai, la plus profonde, la plus proche de l’expérience hors-piste. Et c’est parce que j’ai été amené à vivre cet état, que je peux aujourd’hui aller plus encore dans les textes sacrés, texte à pré-texte de notre propre texte.
      Entre temps j’ai aussi perdu mon téléphone, une autre façon d’avoir été mis hors circuit. Il nous reste encore le mail et SKIPE pour communiquer. Elie metasophia26@gmail.com
      Pour ce qui est de la Parnassa, c’est juste pour la vision de ce que j’ai à parfaire… Si ne n’est que pour me parfaire, alors j’ai tout ce qu’il faut pour poursuivre ma route. Si c’est pour parfaire le projet-sens en cours, alors je fais ce qui m’est donné de pouvoir faire, et selon l’enseignement que nous partageons dans nos modules, le résultat est laissé aux flux de l’en-haut. Je ne suis qu’instrument de la Volonté, et je ne fais que suivre ce qui m’est donné à suivre.
      Merci Myriam de m’avoir donné l’opportunité de ce partage.

  • Sonia Beigbeder

    Reply Reply 26 avril, 2018

    Bonsoir

    Justement c est mon problème actuel. Pour moi vivre sans que ca n ai de sens est inconcevable. C est une mort psychologique que de vivre une vie sans avoir de but à atteindre, sans avoir trouver le sens de notre existence.
    Le sens de ma vie, je crois l avoir trouver suite à une visite tout a fait banal. J ai vus dimanche une gérante d entreprise au bord du gouffre. Je l ai aider, je suis parvenue à lui redonner espoir. J aurai aimé pour l aider à gérer son budget, c est ca que je veux faire c est apparue comme evidence, faire du coaching c est une étape dans mon métier de conseillères en développement personnel. Je veux pas aider juste a créer des projets mais m assurer de leur pérennité ssur le plan financier. Je ne sais pas ou je vais, je decouvre qui je suis petit a petit, je me bas comme la mort psychique avant la physiologique.
    Vos regret pour votre mère est comprehensible. Chaque être est unique d ou le fait qu une perte peut nous laisser certain remord ou regret. En tout cas chaque épreuve nous fait avancer. On prend consciencce face à la mort du côté éphémère de la vie. Je me suis effondrée l année du décès de ma grand mère et relevé en fin d année dernière. Certe les projets changent. Je dirai l inverse d autre personne , on se bat pour être vivant et non pour éviter la mort. J ai daieur commenccer ma vie par la d ou ccette importance d etre quelqu un et pas juste un accident laisse pour compte. Je pein ea devenir quelqi un , j eqere que ca finir par arriver. La avec ma spécialisation j en ai pour quelque annee avant de m epanouiir. Sans vous j en serais toujours au même stade. merci pour votre aide

    Bonne journée.

    • leoguez

      Reply Reply 26 avril, 2018

      Merci de ton témoignage Sonia. Nous faisons un point en direct par SKIPE quand tu le souhaites.

Leave A Response

* Denotes Required Field