Un marketing éthique, pourquoi, comment?

Projet sens (4)Un marketing éthique, pourquoi, comment?

Comment se faire connaître ?
Dans le langage professionnel cela ça s’appelle marketing, dans le sens de faire savoir ce que l’on vend. Ce que je souhaite dans mon « marketing » c’est d’être moi-même. Je veux dire qu’être soi-même c’est aussi parler de soi, de son expérience de son parcours, de ses qualités comme de ses faiblesses. Pour moi par exemple c’est aussi parler de ma dysorthographie et comment je m’en sort avec le « langage des oiseaux ».  C’est aussi dire à ceux qui viennent me demander conseil, patience, je suis en chemin.

Etre soi c’est aussi oser demander conseil à ceux qui viennent vers nous pour recevoir.
En effet ce que j’ai compris c’est, qu’entre le donner et le recevoir, il est nécessaire de faire appel au recevoir pour mieux donner. Et c’est dans cet appel besoin de « recevoir pour mieux donner « que nous sommes le plus authentique.

Pour être soi il faut aussi se donner des temps de silence et de lâcher prise de ce que nous faisons au quotidien :  Jeûne physique, jeûne spirituelle, jeûne d’écriture, « jeûne numérique » …
C’est ce que j’ai décidé de faire depuis maintenant 6 mois, avec juste quelque petite touche pour montrer que je suis toujours à l’écoute des attentes élèves où des « passants ».

Pour être soi c’est aussi vivre pleinement le changement, accueillir l’être en devenir.
Et là ou j’en suis, c’est aussi me poser le questionnement sur ma propre mission que je nomme « projet-sens ». C’est le programme que nous sommes venu accomplir dans ce monde et que notre âme a inscrit dans son « livre », son inconscient spirituel.

Nous avons été thérapeute, conférencier, formateur, enseignant… Nous avons donné ce que nous avions reçu et compris de… « l’âme du monde ». Nous avons répondu aux besoins « clients » au mieux de nos savoir être… Le monde est en souffrance et nous participons au mieux de nos possibilités à la guérison des blessures des âmes.
Comme beaucoup de formateur et d’enseignant j’ai demandé à mes apprenants ce qu’ils aimeraient recevoir. Et là nous restons dans la même direction de ce que nous faisons déjà même.
Nous restons le donneur pour répondre au besoin du receveur qui devient client et donne à son tour une part de lui-même en temps et en argent. Et ce que les formations de marketing classique enseigne, c’est de bien connaître le besoin du client et lui présenter une offre avec les bénéfices clairement définie.

Et si le véritable bénéfice « client » n’était pas celui de recevoir mais de donner ?
Si donner un sens à sa vie est ce « pour quoi », je suis né(e), cela ne peut être que pour sa propre réalisation.  Si le « pour quoi » de notre incarnation dans ce monde, est de se consacrer à sa propre évolution il est aussi de connaître sa participation à celle de l’humanité, de participer au besoin du changement pour un monde meilleur.
Quelle que soit sa situation, l’essentiel de son évolution n’est-il pas d’être au service de l’évolution de son humanité, donc tourné vers autrui ?
Ce que j’ai appris en chemin, c’est que nous sommes nous-même le meilleur profil client de ce que nous avons à offrir. J’ai appris, pour connaître notre propre mission, qu’il faille chercher dans nos propres besoins, dans nos fractures ou blessures.
Aussi, si je me pose la question, à savoir ce que j’aimerai recevoir, ce que j’aimerai apprendre, c’est encore apprendre à donner, à mieux donner…  C’est donc cela l’essentiel de mon enseignement, comme l’essentiel de ce que cherche encore à apprendre.
Je me suis inscrit dans plusieurs formations dans ce sens…
Ainsi mon client idéal serait ceux qui comme moi souhaitent entrer en « apprenti-sage » pour apprendre à donner. Je-Tu es dans ce besoin de donner au mieux, au plus juste, ce que notre prochain a besoin de recevoir aux mieux et au plus juste et qui tout autant ce savoir être dans le don de soi.
Ne serait-ce pas ça le changement, répondre à ce besoin de donner.
Je sais bien que l’être humain ait besoin de soigner ses blessures, de se réaliser pleinement pour pouvoir donner… Oui mais, ou plutôt oui et… notre rôle ne serait-il pas aujourd’hui, voir même plus encore aider la personne humaine à dépasser sa pyramide des besoins de recevoir et l’accompagner à la pleine réalisation de ses besoins de donner.
Le monde est plein d’être de lumière qui souhaitent savoir donner au plus juste de ce pourquoi ils sont sur terre. C’est ce que j’essaie de faire, au mieux par mon offre de compagnonnage de soi vers son « projet-sens » et par la formation en coaching existentiel…
Mais … oui mais … comment … Pourquoi … Pour qui… Est-ce juste, est-ce vrai… qui-suis-je pour… d’autant qu’il y a ce passage au combien, … sans parler du Syndrome de l’imposteur, ou du risque de tomber dans le profil new-âge du gourou, ou vendeur de rêve…  Voilà ce que nous devons apprendre.
Le chemin est un chemin qui se construit en marchant. Le but ne peut être bien défini, car définir c’est un peu finir, et l’être en soi à une dimension qui le projet vers l’infini. Il nous faut suivre les signes que nous rencontrons en chemin. Savoir aussi que les résistances, les épreuves, les ratés, comme les joies et les rencontres, sont des indicateurs de sens pour nous aider à connaître la bonne direction.

Oui j’ai choisi cette voie qui est de donner un éclairage sur le métier de compagnon coach ou thérapeutes qui est d’aider l’être humain à découvrir son projet-sens, l’aider à découvrir ses ressources spirituelles, se relier à son guide intérieur, entendre « la voix qui lui indique sa voie ».
J’ai quelque chose à donner : Accompagner la personne humaine à redécouvrir les ressources de son inconscient spirituel.
J’ai quelque chose à recevoir : Ce « supplément d’âme « qui me permettra d’accompagner la personne humaine vers ce qu’elle a de sacré en elle.
J’ai quelque chose à Être :  Une simple écoute miroir, un révélateur d’Être…

Le champ que j’ouvre ici est évidemment pas celui de la multiplicité, et ne répond pas à la demande d’avoir un très grand nombre d’élèves, mais il répond à la démultiplication par rayonnement d’un petit nombre de relais d’apprenant le don de donner.

Voilà ce que je souhaiterai partager et recevoir.  Elie

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3 Comments

  • Perrin

    Reply Reply 26 avril, 2017

    Bonjour Elie,
    Merci pour ton article éclairant. En effet, nous sommes focalisés sur l’offre que nous voulons proposer à nos clients en faisant en sorte que celle-ci soit la plus en adéquation avec les besoins de ce dernier.

    Mais demandons lui ce qu’il souhaite donner? Jamais. Lors des formations que j’anime, je demande quelles sont les attentes des participants, et j’adapte l’ordre et le contenu de la formation en fonction de ces attentes collectives exprimées. Ils m’ont donné leur besoin pour que je puisse leur donner en retour la matière dont ils ont besoin. Dans ce cas de figure, la séance de formation est plus légère et mieux vécue par les participants que dans les formats classiques.

    D’un autre point de vue, lorsqu’une personne vous offre ses besoins les plus intimes pour que vous puissiez l’accompagner dans sa voie d’épanouissement, que ressentez vous? Pour ma part, je ressens énormément de gratitude envers cette personne, et je le lui témoigne. C’est la fondation de notre relation, et celle-ci devient un échange ou chacun grandi et tend vers son destin.

    Par contre, lorsque que je suis moins attentif, la relation se base sur celle de « client/fournisseur » et la prestation a beaucoup moins d’énergie. Même si le client en sort satisfait, il y a comme un gout amère qui me reste. Le sentiment d’être passé à côté de quelque chose d’essentiel.

    C’est cette dimension d’humilité qui par moment me fait défaut et qui me laisse ce gout amère. Je le sait, et le chemin vers la « sagesse » est long. D’ailleurs, V. Frankel disait, que l’on connait le sens de sa vie qu’au terme de celle-ci car toutes les scènes forment le film et on en comprend le sens à ce moment.

    Amicalement.

    • leoguez

      Reply Reply 26 avril, 2017

      Merci pour ce complément d’appréciation.
      Il nous faut en effet revoir notre rapport, besoins, réponse au besoins d’autant que, comme tu le dis, le besoin évolue durant la formation.

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