2018 Apprendre à aimer

2018 Une année pour apprendre à aimer, c-a-d apprendre à donner.

Avant tout je vous réitère mes vœux de bonheur et de santé physique et spirituelle.
Réussite et prospérité dans tout ce qui est bon pour vous.
Échecs et apprenti-sage dans tout ce qui est bon pour vous.
Échec mais non mat, car il y a toujours un petit pion qui peut devenir reine pour changer le cours des événements.
Quant aux moins bon, depuis que je regarde le ciel, je n’ai jamais vue de nuages qui ne passent pas, j’ai même appris que c’est le vent qui les fait passer lorsqu’il ont terminé leur ouvrage nécessaire à la vie, j’ai même appris que le soleil lui aussi continue à mener à bien sa mission qu’il pleuve ou qu’il vente. Et ça fait maintenant presque 72 ans que je regarde le ciel. Même durant les nuits les étoiles brillent, et phénomène incroyable plus la nuit est sombre plus les étoiles sont visibles. Le problème est que dans nos nuits sombres, on cherche à éclairer notre vie avec des lampadaires de l’extériorité alors qu’il y a toujours, une lampe dans notre âme qui n’attends qu’un petit geste de notre part pour éclairer notre cœur.

Ici à Jérusalem, hier le ciel était sombre, je suis resté chez moi pour faire mon bilan et voir comment redresser ce qui a été tordu, jeter le superflu, élaguer les mauvaises herbes, et planter mes graines se sens dans mon jardin des utopies. Il y a du boulot ! L’angoisse! Aujourd’hui le ciel est bleu, j’y voit plus clair! comme quoi même la poésie est prisonnière de l’effet éphémère.

Et dans ce bleu ciel de mon âme, j’ai bizarrement remarqué que mes utopies ont été plus facilement réalisé dans ma vie que mes projets basiques.
Ce n’est pas toujours là où on les attend, mais un jour ou l’autre par le fait de je ne sais quel hasard, la synchronicité joue son rôle. Là justement où on lui laisse la place en lui donnant place.
Rappelons-nous nos leçons de sagesse, « je suis maître de mon agir, mais pas des résultats.
Je suis responsable des réponses que je donne à ce que je vie, même quand ce que je vie ne va pas dans le même sens que ce que je veux.
Apprenons la gratitude de ce que nous avons et recevons pour contre balancer l’amertume de ce qui nous manque à recevoir.
Ce que j’ai appris dans ma vie c’est que le manque à recevoir est souvent comblé par l’attitude du désir de donner.  Et ce désir de donner est si facile à réaliser car le don de soi n’est pas dans la balance de ce que je possède.

Dans notre tradition on associe toujours les vœux d’une bonne année douce comme une pommes au miel, au souci de réparer nos erreurs. Je n’ose ici vous partager toutes ces erreurs tant dans mes relations, dans ma communication ou dans mon travail, puisque j’écrit là où se partage la multiplicité des relations, de « l’âmi » au passant qui tombe sur un de mes écrits.
Parfois je jette une bouteille à la mer, je dirai même un tonneau avec plein de vin de saveurs différentes pour que celui qui l’ouvre puisse trouver parfum à son goût.
Mais… mais ! Hé oui il y a encore des MAIS plutôt que des ET dans ma correspondance, des ratés dans l’envoie, des erreurs de destinataires.

Aussi, avant de vous parler de ces futures utopies que nous allons réaliser avec ceux qui m’ont fait confiance et su lire le sens, entre mes lignes et mes fôtes d’othograve, je souhaite m’excuser pour certaines erreurs et les non sens de mes derniers envois. Comme d’habitude, je jongle mal avec la technique pour les envoies automatiques ce qui mène à des erreurs de destinataires.

En plus avec le système de ce qu’on nomme autorépondeur, j’ai eu plusieurs problèmes de délivrabilité, c’est à dire que non seulement vous avez dû recevoir des mails qui ne vous étaient pas destinés, et d’autres part vous n’avez pas reçu ou pas ouvert certains autres mails qui vous étaient destinés. Résultat il y a eu confusion des genres. Je réitère donc mes excuses, pour ces envois impulsifs.

Nous devons tous être vigilants face à cette faiblesse universelle qu’on nomme des achats compulsifs. Il nous faut en plus être vigil-lent sur cette autre maladie, de besoin compulsif de donner qui fait que parfois je donne à celui qui n’a rien demandé.
C’est comme cette maladie des écrivains, ce n’est pas qu’il n’arrive pas à écrire, mais quand il commence, il ne savent plus s’arrêter.
Cela se nomme en analyse transactionnelle l’état du moi sauveur. Chose que je retrouve presque chez tous les responsables de sens qui ont choisie un métier de compagnonnage que ce soit de soi ou des autres.

Aussi j’ajouterai à cette vigilance, un vœu qui me vient des tripes si j’ose le dire ainsi. Que cette maladie du don de soi compulsif puisse se répandre sur terre, le remède viendra du ciel qui nous donnera de quoi assouvir notre soif à donner, soif à aider notre prochain comme notre lointain, soif à aimer.
Juste à comprendre que aimer n’est pas aimer ce que l’on aime pour soi. Aimer c’est donner.

Résultat de mes erreurs, je me retrouve cette année avec tout petit nombre de partenaires pour réaliser qui ont décidé eux aussi de vivre cette utopie d’être acteur de leur vie et de s’investir dans un programme pour un monde meilleur.
Mais bon rien de grave, mise à part que j’ai perdu quelques perles qui n’ont pas été informé ou mal informé du projet. Il est vrai aussi que j’ai très mal communiqué à ce sujet.  Peut être même qu’en lisant ces phrases ( merci d’être encore là ;)), vous ne savez pas de quoi je parle.
Par contre ce que je découvre avec merveille c’est que la plupart des anciens participants de près ou de loin sont toujours là à soutenir ce projet de fou de sagesse. Eux, ont goûter de cette folie qui nous vient du jardin de nos origines, là où la lumière première était notre véritable source de vie. Et savent qu’il est bon de le partager.

Voilà sur ceux je vais maintenant m’atteler à mettre en place le prochain programme informel, avec ceux qui ont oser le pari de s’investir dans un chemin non balisé, pour laisser libre cours à l’Un-connu prendre place dans le processus d’apprenti-sage pour nous apprendre à mieux donner.

Merci d’être là. Et de partageait ce qui vous vient, là maintenant. Sans crainte d’être jugé d’être trop aimant.

13 Comments

  • Rahel

    Reply Reply 8 janvier, 2018

    « 2018, apprendre à aimer »
    Quel beau titre! Qu’y a-t-il de plus important que de savoir aimer. S’aimer d’abord, puis se reconnaitre en l’autre et l’aimer infiniment, quel qu’il soit.
    2018 sera pour beaucoup d’entre nous l’année de cet apprentissage.
    Merci Elie pour tes partages

  • Sandra

    Reply Reply 8 janvier, 2018

    Bonjour Elie, bonjour à tous,
    Quelle humilité! Quelle authenticité et quel amour!… Merci infiniment 🙂
    Moi aussi, je me remets en question car si vous vous « reprochez » la longueur de vos mails et le fait que, parfois, on puisse s’y perdre – ce qui a été (ou est) effectivement mon cas – il n’en reste pas moins que vous partagez plus qu’abondamment avec tout votre être 🙂 Il me faut m’apprendre à me poser, à écouter (= lire) et à recevoir humblement ces graines de sens.
    Je vous embrasse Elie et vous remercie.
    A très bientôt et prenez soin de vous.
    Sandra

  • Ester

    Reply Reply 6 janvier, 2018

    Cultiver la gratitude, c’est comment avoir soin d’une plante apparement extrêmement délicate, qui semble fragile et exposée à la cruauté du temps (nos pensées). Une fois cultivée, elle se révèle etre un arbre capable de protéger, de nourrir et de faire respirer le parfum de la vie.
    Avec « gratitude » pour votre appel à la « gratitude ».
    Lettre par lettre j’apprécie de plus en plus toute votre humanité, Elie.

    • leoguez

      Reply Reply 8 janvier, 2018

      Merci Ester, toute ma gratitude pour ton geste de gratitude.

  • Genevieve G

    Reply Reply 6 janvier, 2018

    « 2018, une année pour apprendre à aimer, pour apprendre à donner ». J’ai bien compris, Merci Elie, que le don n’est pas de combler notre manque à recevoir, ni d’offrir ce qui ne saurait être reçu, ni même de tout donner ou donner à tout va parce qu’on est don par nature.
    Alors voici mes vœux pour 2018 :
    – Discernement pour s’ancrer dans le besoin de l’autre et non le sien,
    – Justesse pour « ajuster » notre don – non combler la capacité de réception de l’autre mais creuser sa demande d’émission- et
    – Sagesse pour rester toujours ouvert au flux inconditionnel et abondant du don de la Vie

  • Jean-Guy Schattens

    Reply Reply 5 janvier, 2018

    Léo Elie,

    Merci pour ces bons et beaux vœux.
    Tu parles de synchronicité, je parle de coïncidence. Les coïncidences sont les seules choses qui sont sûres dans ce monde. Les rêves se réalisent grâce à des coïncidences vécues au travers de rencontres, de lectures, de paysages, … . En faire l’inventaire est utile pour bien comprendre les tracés des chemins de vie. Il faut être au bon moment, au bon endroit. Pourquoi les routes se croisent et se décroisent ?
    Le hasard – «ainsi nomme-t-on notre inévitable ignorance du tissu infini et incalculable de causes et effets », Jorge Luis Borges – façonne l’existence! La vie est une somme d’expériences, on y croise des gens qui offrent une opportunité et il faut savoir sauter sur l’occasion. On peut avoir toutes les qualités du monde, si on ne rencontre pas quelqu’un qui permet de les révéler, rien ne se passe.
    Bonne année 2018
    Jean-Guy

    • leoguez

      Reply Reply 6 janvier, 2018

      Merci Jean Guy, C’est la magie d’internet! Comme quoi les coïncidences ont de multiples outils.
      Bonne année à toi. Elie

  • Patrick Van Hoof

    Reply Reply 5 janvier, 2018

    Merci Elie 😉

  • Mathilde Agoustari

    Reply Reply 4 janvier, 2018

    Petite correction de mon côté… « …ton invincible courage » et non pas invisible courage…Cette fois c’est ma coquille

  • Marco

    Reply Reply 4 janvier, 2018

    Bonjour Elie
    Merci pour ton message qui prend sens et s’inscrit dans une synchronicité qui m éclair pour donner ou apporter une réponse sur ce qui est vécu comme un échec par une amie .
    Échec mais pas Mat!
    Recevoir pour donner,donner et accepter de recevoir l émotion de celui qui reçoit en retour .
    Contenir l émotion ou pas .Y a t il une Sephira de l émotion ?
    Bien à toi
    Marco

    • leoguez

      Reply Reply 4 janvier, 2018

      Oui Marco, puisque l’émotion existe, et que tout ce qui existe à sa représentation séphirotique, il y a une séphira qui contient le principe de l’émotion. Je dis bien le principe pour éviter l’amalgame qui nous ferait dire que la Sephira x correspond à l’émotion. Plus encore il faut savoir que chacune des sephira contient les 10 séphiroth, ce qui signifie que l’émotion de la sephira X peut se retouver dans chacune des sephiroth à un degré différent.
      Je ne peux en dire plus ici, d’autant que nous devrions savoir ce que l’on entend par émotion et que les sephiroth sont dites « blima » revoir mes dernières vidéos sur Hanouka dans le site de kabbale existentielle. https://kabbale26.wordpress.com/hanouka/

  • Mathilde Agoustari

    Reply Reply 3 janvier, 2018

    Dans ce fabuleux article, Apprendre à aimer, je recueille quelques perles qui m’ont fait sourire, même rire, quel bonheur dans ce monde où l’on a tendance à prendre les choses tellement au sérieux. Ces perles décorées de leurs petites « coquilles », un terme bien à toi:

    « … dans nos nuits sombres, on cherche à éclairer notre vie avec des lampadaires de l’extériorité alors qu’il y a toujours une lampe dans notre âme qui n’attend qu’un petit geste de notre part pour éclairer notre cœur.  » Avec un petit coup de pouce, quand même… et tu sais si bien le donner ce coup de pouce.
    « Parfois je jette une bouteille à la mer, je dirai même un tonneau avec plein de vin de saveurs différentes pour que celui qui l’ouvre puisse trouver parfum à son goût. » C’est bien ton esprit ouvert à toute possibilité et à tous qui parle ici.
    « …il nous faut en plus être vigilant sur cette autre maladie, le besoin compulsif de donner qui fait que parfois je donne à celui qui n’a rien demandé. » Oh que oui ! Nous voulons tellement « aider » les autres pour nous sentir utiles. Voici ce que j’ai lu récemment sur le sujet : L’âme ne veut pas être conseillée, réparée ou sauvée. Elle veut simplement être vue, entendue et accompagnée comme elle est. Quand nous faisons ce genre d’inclination profonde à l’âme d’une personne souffrante, notre respect renforce les ressources de guérison de l’âme, les seules ressources qui peuvent aider la personne à dépasser l’obstacle. (J’ai traduit de l’anglais, sans doute pas exactement, mais on y voit l’essentiel. Lien vers l’article: https://onbeing.org/blog/the-gift-of-presence-the-perils-of-advice/)

    « Peut-être même qu’en lisant ces phrases (merci d’être encore là ;)), vous ne savez pas de quoi je parle. »
    Je dois m’y reprendre à 2, si pas 3 fois, parfois, mais ça en vaut bien la peine !
    Et, en final, j’aime beaucoup le concept de « l’âmi ». Si sympathique !

    Merci, Elie, pour ton accompagnement inlassable, chaleureux, et tellement sécurisant dans sa solidité fondée sur la clarté de ta mission, sur ton invisible courage d’aller de l’avant, surmontant les obstacles, fussent-ils d’ordre technique et qui jaillissent comme sur un champ de mines, ou d’ordre personnels et dont tu nous as parfois partagé les défis.
    A bientôt, par monts et par vaux en 2018.

    • leoguez

      Reply Reply 3 janvier, 2018

      J’aime ! En fait on aime aussi recevoir de la gratitude. C’est bon de voir que c’est bien reçu et pour cela la gratitude du receveur aide à donner encore plus. Merci Mathilde pour ton analyse. Quant aux coquilles, qu’est ce que tu veux ma compulsion à vouloir donner est si vive, que je ne prend pas le temps de la faire passer par mon « corrector ». Je sais que ce n’est pas correct aux yeux du politiquement correct. Mais l’essentiel est que des êtres comme toi puissent lire le sens derrière le sens. Il c’est vrai tu as raison il faut parfois relire plusieurs fois pour découvrir les différents niveaux de sens dans un écrit comme dans une toile de peinture. Merci encore pour ta lecture bienveillante.

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