LOGOTHERAPIE ET KABBALE

Logothérapie et Kabbale existentiel: Une analyse du D.ieu inconscient de de V. Frankl au regard du D. Caché de la kabbale.  ( Esther Panim) ».

Pourquoi faire un pont entre Kabbale et logothérapie dans ma démarche de coaching existentiel ou dans le projet sens que je propose ?

La logothérapie, est une nouvelle science de la psyché humaine fondée par Viktor Frankl.  Si V. Frankl a élaboré sa théorie dans son parcours professionnel en tant que psychiatre, c’est l’expérience de la Shoa qui lui donnera sa dimension d’exception.
En effet poser l’hypothèse que, quel que soit la situation qu’il vit, tout à chacun pourrait trouver un sens à sa vie, devient un véritable gageure dans l’espace du non-sens absolu de la Shoa.
Et c’est là qu’il découvre cette possibilité de transcender les souffrances les plus horribles que l’humanité ait pues connaitre.
Son observation clinique devant des hommes hors du commun l’amène à découvrir ce qui sera la valeur ultime, qu’il nomme la valeur d’attitude
Quand il n’y a plus rien à faire il nous reste encore cette liberté de donner une réponse.
C’est aussi dans les ghettos qu’il reçoit un enseignement de la sagesse traditionnelle, qui lui permettra de consolider sa théorie. Ceci dans un langage très proche de ce j’ai personnellement découvert dans la kabbale.  Pour ces deux sciences, le monde a un sens, et non seulement chacun peut trouver un sens à sa vie, mais, de plus est, l’être humain a en lui un potentiel de réalisation spirituelle qui lui permettrait de transcender les épreuves les plus difficiles.

En plus des aspects théorique, je découvre que les propositions thérapeutiques de V. Frankl sont également très proches de la sagesse traditionnelle de la kabbale.

C’est cette ébauche de recherche en construction que je me propose de partager.

J’ai déjà posé quelques idée dans un ouvrage collectif aux éditions du verseau « suicide et spiritualité » où j’ai développé le thème du suicide face à la logothérapie et à la kabbale hébraïque, un texte que vous trouverez , ici dans un article sur mon site personnel .

Je me propose dans ce site sur le coaching existentiel et le projet-sens, d’ouvrir un champs de réflexion sur les ouvrages de Frankl  sous le regard de l’enseignement de la kabbale. Et pour introduire cette démarche, de relire “le D.ieu inconscient” au regard cet enseignement traditionnel qui nous relie dans son aspect universel et existentiel. (A suivre)

Alors que Freud range D.ieu au registre de la sublimation quand ce n’est pas au placard des illusions, V. Frankl Le réhabilite. Dans l’avenir d’une illusion Freud nous invite à nous débarrasser de ce fardeau religieux, responsable de nos névroses libidinal. V. Frankl voit l’origine de la crise existentielle moderne dans la religion refoulée. Retrouver la dimension spirituelle de l’être permet de découvrir que notre inconscient n’est pas que poubelle de nos désirs sexuels refoulés mais comprend aussi une volonté de sens dont l’ultime sens serait pointé vers D.ieu.  « L’homme qui a trouvé un sens à sa vie est un homme religieux », Albert Einstein. (A suivre)

« Mon moi n’est pas le ça qui vient à la conscience »…/ nous dit V. Frankl[1] …/« Le moi vient à sa propre conscience, il vient à la conscience de lui-même, Il revient à lui ».
Qu’est donc que le moi pour V. Frankl? Et quel serait la racine de cette conscience qui l’anime?

La frontière en conscience d’être et inconscient est imprécise, nous dit-il. L’être en soi ne réfléchit pas sur lui-même, il s’accomplie.
S’accomplir ce serait ainsi faire remonter en conscience ce qui le fait être, remonter en conscience l’Être-essence qui fait son être-existence. La kabbale parle du créateur comme l’Être qui donne existence aux choses et à l’être que nous somme en permanence.
Etre conscient de l’Être qui nous anime en tant qu’individualité tel serait l’objet de ces deux sciences. Il ne s’agit pas pour autant du connais-toi toi-même, car nous ne pouvons pas être notre propre objet de réflexion. La racine de l’essence de nous-même, c’est à dire de l’âme, reste dans l’inconscient, elle tout autant ineffable que D.ieu. (A suivre)

Peut-on rapprocher cette notion du D.ieu inconscient de Frankl avec le D.ieu caché de la kabbale ? Y aurait-il une zone dans l’inconscient qui serait en lien avec le D.  Caché de la kabbale ? Si oui comment y accéder ?
Y aurait-il une science introspective dans la kabbale qui rejoindrait celle de la logothérapie.  De même pouvons-nous trouver dans la logothérapie des remèdes qui ressembleraient à ce que propose la kabbale pour se connecter à l’essence de son être.
D’un côté le travail sur soi, nettoyage des “écorces” (Klipoth) qui encombre le passage de la lumière de l’âme, de l’autre un travail sur les valeurs pour développer la conscience morale.
Et dans quelle situation cela vient nous interpeller ? Quand est-ce que ces questions se manifestent le plus souvent, si ce n’est face à la souffrance, la maladie, les épreuves de la vie. Mais alors pourquoi attendre une épreuve pour nous éveiller à la question du sens?
Si la kabbale parle d’exil et de délivrance, la logothérapie ouvre le champ des croyances limitantes, des contraintes de nos instincts primaires et d’un autre coté, la liberté et la responsabilité en tant que réponse à donner aux situations de notre existence. (A suivre)

Dans le D.ieu inconscient de V. Frankl nous lisons que quel que soit sa situation, l’Homme garde une relation inconsciente avec D. Pour la Kabbale, c’est toute la création, qui est en relation permanente avec D. Et l’homme doit le mettre en conscience par le chemin de l’expérience associé à la connaissance. (A suivre)

Frankl ajoute au principe de la libido de Freud et de la réalisation de soi d’Adler, le principe de la volonté de sens.
La Kabbale, tout comme Frankl ne rejette pas la dimension de la libido, mais ajoute celle de l’âme divine inhérente à la nature humaine. En plus de l’instinct du plaisir du moi, ou besoin de recevoir, qu’elle nomme le mal relatif, elle ajoute la dimension spirituelle ou besoin de donné qu’elle nomme le véritable bien.  (A suivre)

La kabbale comme la logothérapie, développent, la triple relation; l’homme vis-à-vis de lui-même; l’homme vis-à-vis de l’autre; l’homme vis-à-vis de D.ieu. (A suivre)

Pour ces deux sciences de l’âme, la crise existentielle relèverait avant tout d’un être qui n’a pas trouver le sens de sa vie, non pas qu’il est dans la souffrance d’un manque à recevoir, mais d’un manque à donner. ..(A suivre)

A quoi je peux servir ? Tel serait la question.

Le manque de sens peut donner un sentiment de frustration un repli sur soi jusqu’à centrer sa vie vers le plaisir immédiat qui serait en faite un ersatz du manque de sens.

D’un côté il y a un créateur, un projet coté divin. Ce sens dit caché, l’est autant dans la nature qu’en nous. La démarche serait donc ici double :
Une démarche analytique selon l’approche de Frankl, (différente de celle de Freud), pour accéder à l’inconscient spirituel ;
Une démarche selon l’approche initiatique de la kabbale ou se partage, introspection, réparations, (tikoun),  enseignement… (A suivre)

D’où viendrait notre conscience morale, ce besoin de justesse, de beau de vrai ?
La racine de la conscience morale est pour Frankl au fond de l’inconscient spirituel. Rien à voir avec la peur du gendarme du sur-moi freudien, construit par l’éducation.
Selon la kabbale, la conscience morale vient du Shéfa, l’influe divin qui passe par le canal de l’être pour nous animer. (Ceci tant que les canaux ne sont pas bouchés).  C’est cet influe qui vient animer notre conscience morale. dans ce qui se nomme l’âme, nous dit la kabbale.
Nous aurons à revenir sur les différents niveaux de l’âme pour mieux cerner le fonctionnement des tendances chez l’humain. (A suivre)
La nature profonde de l’âme ne réagit pas d’une façon réfléchie à ce qui est bien ou mal de faire, elle vient nous influer, d’une façon quasi instinctive, sans passer par la réflexion. Elle ne peut donc être apprise d’une logique éducative. Je dirais même qu’une éducation restrictive viendrait plutôt la réduire. C’est le problème de l’éducation rigoriste ou des religions fondamentaliste. Elle ne serait pas non plus de l’ordre de la dualité bien mal, qui nous conduirait à éviter de faire mal de crainte de la réprimande divine ou de faire bien pour une récompense au paradis. (A suivre)

Pour Victor Frankl, il y a une partie de l’être humain qui n’est jamais altérée, quelque soit les dommage qu’il subit. L’objet de la logothérapie serait aussi de ce connecter à cette partie qui se trouve dans l’inconscient spirituel pour nous aider à surmonter nos épreuves, mais aussi à réaliser notre potentiel spirituel imprimer dans cette partie. Pour la kabbale c’est tout a fait la même démarche avec des termes différents. “La néchama que Tu as insufflé en moi est pur” trouvons nous dans la liturgie hébraïque. Tout notre travail est de mériter l’être et de nous connecter à cette partie toujours pur de notre être en devenir. (A suivre)

C’est un « pur devoir être » nous dit Frankl, « une saisie par avance » ou « un acte de vision spirituel ».
La conscience morale agit donc d’une façon totalement intuitive vers le juste, le bien, le vrai…
Le sens de la véritable éducation serait de lui permettre  d’émerger.
Comment ? C’est cela que nous devons apprendre. Il a bien une éducation, leçon de vie à apprendre, mais toute la difficulté est d’être conduit vers ce juste « apprenti-sage ».
Et qui mieux que notre âme peut nous aider à y voir plus clair dans tous ces chemins que se présentent à nous.
Oui mais voilà que l’âme est logé au fond de notre inconscient spirituel. Alors !
Comment y accéder. Tel est à nouveau la question. (A suivre)

Et si, il y avait une piste de recherche à la portée du commun des mortels ? Sans être un spécialiste de la science introspective de la psyché humaine ou un éminent kabbaliste, pouvons-nous nous inspirer de ces deux sciences pour avancer vers le sens de notre vie et découvrir notre projet-sens ?

C’est le pari que je me donne. Ouvrir le champ de ces deux approches en les adaptant à l’entendement humain pour qu’elles soient accessibles au plus grand nombre. (A suivre)

Au moment ou j’écrit ce résumé d’introduction, nous sommes à 3 jours de la pâque juive. Fête du grand nettoyage de ce qui gonfle le moi (hametz), de la préparation à la délivrance de nos limites, ( sortie d’Egypte). Je vous propose d’écouter un cycle de conférence que j’ai donné l’année dernière à cette occasion. Vous y trouverez certainement des lien avec ce que je sous-entend dans cette article. Pessah et logothérapie C’est Ici

Bon vous avez compris tout cela est (A suivre). Je n’ai fait qu’ouvrir des tête de chapitre à développer dans une suite à suivre.

Cela vous intéresse? si ce n’est déjà fait inscrivez vous à notre new, ou au projet sens. Vous pensez que cela peut intéresser des amis, donner leur l’adresse du site et nous nous retrouverons en chemin sur cette recherche de sens.

[1] Le D.ieu insconscient

4 Comments

  • Benjamin

    Reply Reply 26 avril, 2015

    Avraham Zagdoun nous explique au travers de ses enseignements, que pour se connecter à son “atsmo” (son sois-même, Dieu en soit…) et ainsi avoir accés à son potentiel, au “tout”, la méthode est la “sincérité envers soit-même”. Le travail pour y arrivé serait la “hitbodédout” (s’isoler et parler à voix haute à Dieu).
    Le Baal Shem Tov (maitre de la hassidout) aurait dit lui-même, qu’il n’a pas atteint son niveau de conscience et de connaissance hors du commun par l’étude, mais UNIQUEMENT par l’hitbodédout.

    • leoguez

      Reply Reply 26 avril, 2015

      Intéressant,
      Peut de gens connaisse la notion d’hitbodédout. Nous avons plus souvent des propositions de techniques de méditations. La méditation kabbalistique est développé par Rav Kaplant , et plus ésotérique donc peu accessible, Abboulafia.
      On peut considérer la hitbodédout comme la méditation du peuple, simple et très efficace. Comme tu le dit si bien, s’isoler et parler à haute voix à D.ieu. Ça demande un grand lâcher prise tout comme la méditation. Merci Benjamin pour ton intervention. Dans l’entrainement du futur programme nous développerons ces aspects avec les 5 niveaux de conscience de l’âme et techniques de bases pour atteindre les états modifié de la conscience. Je t’ouvre la module 4

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