A Noos à travers vos écrits.

Écrire donne vie aux mots qui traversent l’esprit.

Partager ces mots entre nous, c’est faire de ces mots qui nous traversent une louange au Noos du monde.

Et si les mots sont des maux qui traversent notre histoire, partager ses maux c’est en faire écho au Noos du monde. C’est lui dire : « dis-moi pourquoi ». Je veux juste comprendre, « pourquoi moi, pourquoi lui, pourquoi nous ? ». Regarder en moi, le partager avec toi pour ne pas être seul avec ses maux qui veulent prendre mots.
Question à l’intérieur de nous sachant que la réponse est dans le Noos en chacun de nous.

C’est pourquoi j’ai choisi de partager nos histoires et nos mots au Noos d’autre que nous qui passent en passant même s’ils ne s’y attardent pas du fait d’autres maux qui les accompagnent.

Déshabillons nos maux de leur singularité pour en découvrir les mots qui traversent les maux du monde. Que ces mots que nous partageons puissent être aussi une réponse pour toutes les familles de maux qui cherchent leurs mots pour dire l’indicible. Et c’est ainsi que nos mots répondent au Noos qui nous invite à ces mots « Par toi seront bénies toutes les familles du monde »

Je ne sais pas comment le dire sans me déshabiller de l’habit de mon ego, pour dire cette voix qui me dicte de sortir de mes maux afin que mes mots puissent s’adresser à tous ceux qui passent en passant par là pour en saisir le sens. Il me faut aussi réécrire mes brouillons de sens comme tu me l’as soufflé au creux de mon souffle « Il est primordial de ne pas laisser tes écrits dans ton brouillon d’écriture ». Il me faudrait aller à la pêche aux mots de tous ces écrits, écrit en chemin depuis que je me suis mis en route pour habiller l’Un en Noos.

J’aimerais être magicien des mots pour dire en mots ce que je vis dans l’instant ce que ma plume dessine maux à mots, ce que me dicte la voix, et qui anime, d’un je ne sais quel souffle, mon corps d’un léger tremblement. Accompagné d’une crainte pour que cela soit à la juste mesure des passants que je n’ai pas besoin de connaître puisqu’ils vivent à travers Noos.

Voilà pourquoi, comme tous les porteurs de sens à plume inspirée par le souffle de l’écrit je souhaite que cela soit partagé au Noos qui est en chacun de nous.

En écrivant ceci je comprends aussi pourquoi c’est si difficile de donner une direction au sens tant qu’il y a trop de bruit. Trop de bus m’a-t-il été dicté lors d’une méditation sur la question du sens. Il faut aussi savoir taire dans nos commentaires pour laisser place au silence qui dicte le sens.

Voilà que je me tais. J’arrête le mouvement. Je vois mes mains posées sur mon brouillon d’écrit, le stylo à la main au creux du vide de mes paumes, juste posées à mon regard. Une petite tache brunâtre, tout juste une petite tache pour me dire que l’âge approche qu’il est temps de raconter le silence qui me parle.
Je vois aussi quelques rides, juste quelques petites rides pour me dire la sagesse de l’expérience qui passe. Pour me dire en silence, face aux bruits des “à faire”, que s’il n’y avait qu’une chose à faire, ce serait d’écrire en paroles ce murmure du silence.  Dire ces paroles du guide qui me guide et qui me vient du Noos dénuée du « je ».
Dénuée du « moi je pense », ou du moi, je suis, suivi d’un quelconque complément qui fait écran en tant qu’objet.
La voix qui peut se voir dans le blanc de la toile est plus que la voix d’un auteur qui écrit. C’est la voix de l’écrit qui traverse l’auteur. Un écrit pour lui dire, met un peu de toi en moi, pour m’habiller dans le monde afin d’être visible dans la lumière qui se détache de l’encre, sans que cela puisse tacher quiconque se lie.

Besoin de souffler, de respirer, pour inspirer. Besoin de lâcher ma plume juste le temps d’un soupir de me remettre en regard de cette main qui s’est donner cœur et âme dans ce jeu d’écriture au-delà de mon « je ».
Je me tais maintenant pour voir les yeux fermés ce qui peut être vu ailleurs dans l’invisible de l’Un visible. Je me tais maintenant pour vous laisser place à vos inspires. Juste à vous dire encore, qu’il n’y a pas de belle écriture qui dure, autre que celle du cœur.
Toute ma gratitude pour vos partages entre Noos.

3 Comments

  • Marie

    Reply Reply 21 février, 2018

    C’est toujours un immense plaisir que de vous lire. Vous savez toucher le fond de l’être que je suis en devenir. Vous savez l’éduquer et l’élever toujours plus en D.ieu. Merci

  • Rahel

    Reply Reply 14 février, 2018

    Nous avons tous une date de passage, quelle que soit la forme qu’il prend.

    C’est en se rendant compte que certaines parties de nous ne sont pas immortelles que tout se recentre dans la vie. L’essentiel et le futile se séparent. Le bonheur s’approche et s’appréhende avec plus d’intensité. L’éphémère perd toute importance. Chaque jour est une occasion de transmettre à nos proches notre amour, de leur dire à quel point on les aime, de leur faire profiter d’une présence la plus pure possible.

    Puis un jour comprendre que notre mission est que chaque jour soit une occasion de transmettre à toute personne croisée notre amour, de leur faire sentir par le cœur à quel point ils sont aimés, de leur enseigner en silence le goût de leur essence, d’être un miroir révélateur d’eux-mêmes.

    Et réaliser que par nos inspirations écrites hors du temps, cet enseignement est lui-même intemporel.

    • leoguez

      Reply Reply 14 février, 2018

      Miroir, miroir dis moi pourquoi je me retrouve dans tous ces miroirs. Dans les mots, dans le style comme dans le sens. Que dire de plus que transmettre aussi bien cette amour à autrui qu’à soi-même. Car ce soi-même est à la croisée de tous les chemin que nous emprunterons jusqu’à même ceux de l’après ce monde. 3 missions pour reprendre ce terme partager avec Colette, 3 relations à maintenir dans la juste valeur. Nos relations vis à vis de soi-même, vis à vis de l’autre, vis à vis du Lieu ( Un des nom du Divin).

Leave A Response

* Denotes Required Field