Et la souffrance qu’en fait-on ?

Leo souffrance 2De la souffrance. (texte long mais si vrai!)

Nous avons entendu de belles choses sur la souffrance, jusqu’au jour où je l’ai vécu dans ma chair et qu’en moi ce sentiment de révolte est venu frapper mon âme pour me dire « Vanité des vanités tout ce qui j’ai pu dire sur la souffrance n’est que vanité ».
Permettez-moi de partager le non-sens de la question du sens, dans un site sur la question du sens, lorsqu’il s’agit de donner sens à la souffrance dans l’ici et maintenant du vécu de la souffrance.
S’il vous plait prenez un temps d’arrêt pour ce partage. Ce texte n’est pas à lire en diagonale, vous y trouvez les essentiels du questionnement du sens, et des faux semblants de réponse sur la question de la souffrance. Loin de moi de faire l’apologie d’une hernie discale face aux souffrances qui durent et perdurent dans des cas bien plus dramatique. Ce petit mal n’est évidemment qu’un prétexte à la question.

Voici ce que j’avais écrit suite à une crise aiguë d’hernie discale.

C’est peut-être bientôt la fin… Je veux dire la fin de la souffrance puisque depuis 2 jours, après la marche à 4 pattes, je marche à trois pattes.
Aujourd’hui j’ai pu sortir avec ma famille et ce soir je peux écrire.

Le prix à payer pour comprendre la souffrance est très cher!

La mort n’est qu’un passage, j’ai compris.
L’épreuve, les échecs, des apprentissages, j’ai compris
La maladie, un remède,
La joie, un outil,
Le contentement, une richesse,
Le deuil, la séparation, l’exclusion, le chômage, la solitude, l’injustice, la méchanceté, … Tout cela je peux comprendre.
Mais la souffrance, dans l’instant de son vécu, je n’ai pas compris.
Et si Job avait raison?
Et si la souffrance c’est l’apprentissage du cri, du refus, de la révolte.
Oser dire non ! Oser dire Pourquoi ? Pour Quoi?

Lorsqu’on est en bonne santé mentale, pour étudier les secrets de la création à travers les 4 mondes et que le mal d’en bas n’est que bien du point de vue de l’en haut, on peut comprendre : AVEC SA TÊTE
Il est possible de comprendre, « ceci aussi est pour le bien », AVEC SA TÊTE.
j’ai compris du point de vue métaphysique, mais je n’ai pas compris au niveau du réel de l’instant de la souffrance. Alors, tant que je ne comprends pas le sens de la souffrance dans l’instant même de la souffrance, je n’ai pas vraiment compris. A moins que comprendre, c’est prendre avec, c’est le vivre au plus profond de son âme et non pas comprendre avec sa tête…

Oui, mais, jusqu’à quand ? Jusqu’où ?
Lorsque l’on n’a pas la santé mentale parce que prisonnier de la souffrance, que se passe-t-il pour le souffrant ?Lorsque Khalil Gibran dit dans Le prophète ; « Votre douleur est cette fissure de la coquille… /… La douleur n’est-elle pas cette potion amère que prescrit le médecin, … Bien que sa main soit forte et pesante, elle est guidée par la main tendre de l’Invisible« . Je comprends.
Elle peut, bien sûr nous apprendre l’humilité. Je le sais par expérience.
Il peut y avoir un Tikoun, (Réparation, karma). Je le sais pas connaissance.
Mais, l’apprentissage ne se fait qu’après être sorti du vécu de la souffrance.

Et qu’en est-il, alors, pour ceux qui y laissent leur dernier souffle durant la souffrance sans avoir eu le répit d’en tirer un enseignement? A moins que!

Quand Victor Frankl dit que « la dimension spirituelle du sujet est indépendante de la maladie« , je comprend, mais  qu’en est-il face à la souffrance de l’incommensurable ?
Aucun sermon ne tient face à celui qui est dans la souffrance des limites…
Aucun sens ne tient face à la souffrance de l’obscur.
La quête ici n’est plus de donner sens en terme de signifiant « Pourquoi? » car il y a disproportion entre toute forme de cause que l’on pourrait théoriser face à l’infamie.
Et pourtant si sens il y a, il nous faut revoir autrement la question du « pourquoi » en terme de cause et peut être, alors, nous orienter vers le « Pour Quoi » en terme de direction.

La souffrance dans l’instant du vécu ; marcher à quatre pattes dans l’obligation de me déplacer, oui, La souffrance dans l’instant du vécu ; Oui, J’ai accepté ce temps qui m’a été offert à vivre
Ce ne pouvait être que Lui qui m’ait conduit à me mettre nu et à nu et me faire laver par mon jeune frère.
Oui, j’ai accepté mais avais-je le choix ?
Oui, j’ai accepté, mais dans mon fore intérieur il y avait plainte.
Ma protestation a été l’occasion d’une découverte et d’un réaménagement de mon être psychique, et intellectuel, sur la question de la souffrance.
En effet, j’ai dit de trop belles choses là-dessus, j’aurais dû me taire car l’essentiel est dans ce que nous ignorons de ce qu’est la souffrance et de son « pour quoi », c’est à dire de sa finalité.

D.ieu me préserve de comparer ma souffrance à celle de Job, ou à la douleur d’un cancer, plus encore de ce que nous connaissons du chaos de la Shoa!
Mais dans l’épreuve individuelle rien n’existe sinon le présent de sa propre souffrance.
Nous sommes réduits à l’état de Néant, la parole est silencieuse, et s’il y avait une place à la prière, elle ne serait que cri et gémissement, nous sommes confrontés à notre propre vulnérabilité…
Mon D.ieu pourquoi… ? Jusqu’à quand ? Toute forme de dignité s’écroule, toute forme de projet s’éteint, mis à part le désir de sortir de la douleur.
Combien d’êtres humains ont choisi l’arrêt de la souffrance par l’arrêt de la vie dans ce corps malade ou rongé par une souffrance de l’âme.
On nous propose bien de relativiser en prenant conscience qu’il y a pire ou qu’on peut s’en sortir. Mais quand on souffre, on n’est pas dans l’analyse du relatif de sa souffrance face au pire. On se retrouve seul, face à face elle telle qu’elle se présente.
Il nous reste la valeur d’attitude dans la réponse que nous donnons à l’épreuve, nous dit Viktor Frankl.
Si Victor Frankl nous apprend la valeur d’attitude dans l’acceptation, les prophètes nous apprennent à oser le refus.
« Mon âme est dégoûtée de la vie ! Je donnerai cours à ma plainte. Je dis à D.ieu : Fais-moi savoir. Pourquoi tu me prends à partie ! » (Job 10 : 1) Il n’y a pas blasphème au moment de l’absurde souffrance. D.ieu ne condamne pas lorsque mon être s’effondre. D.ieu n’a pas condamné Job. Mais il a condamné ses amis qui cherchaient à le consoler avec de belles bondieuseries « As-tu fait le bilan de ton comportement pour comprendre ta souffrance ? » ! Où pire encore « qu’elles sont belles tes souffrances car D.ieu ne châtie que ceux qu’Il aime ». Et D.ieu leur répond « Vous n’avez pas parlé de Moi avec droiture comme l’a fait mon serviteur Job ».
Je comprends pourquoi il nomme cette attitude : l’ultime valeur.
Quand il n’y a plus rien à faire, il nous reste encore la liberté de l’attitude !
Mais combien de Etty Hillesum peuvent louer D.ieu comme elle le fit dans son livre « une vie bouleversée » pour vivre cette épreuve ultime face à l’infâme?
Je sais que beaucoup d’hommes et de femmes ont pu le vivre, mais qu’en est-il pour les simples mortels que nous sommes ?
Hans Jonas a écrit un livre qui porte comme titre : « Le concept de D.ieu après Auschwitz« . Comme s’il y avait un concept de D.ieu avant la Shoa et qu’après la Shoa ce concept n’ait plus sens.
Et si le concept d’un D.ieu de bonté qui ne fait vivre que les douceurs de la vie était un non-sens de la véritable bonté?

Le bonheur est dans le pré, nous dit ce film à la noix de coco ! Certainement pour l’herbe qui y pousse et encore !
J’ai beaucoup appris là-dessus, et j’ai cru comprendre.
Dans les 4 nobles vérités du bouddhisme il est dit un peu la même chose que dans l’enseignement de la kabbale en ce qui concerne la réalité de la souffrance. Réalité de la souffrance, origine de la souffrance : l’ignorance.
Est-ce à dire que la connaissance nous sortirait ou nous permettrait d’en sortir ? A moins, peut-être, de lire connaissance, par naître-avec, connaissance- renaissance, il ne s’agit pas d’un savoir appris mais d’expérience vécue.

Nous savons que Rabbi Akiva a compris lorsqu’il était sous le feu de la souffrance, il récitait le Chéma Israël sous les flammes qui rongeaient son corps, et il fut pris par le baiser de D.ieu pour retrouver les siens. Mais ses élèves ne pouvaient pas comprendre, « Rabbi, Rabbi comment peux-tu louer la gloire du Nom au moment où devant nos yeux nous voyons la profanation du Nom« .

Viktor Frankl dit dans son livre, il y a des hommes qui sont capables de mettre d’autres hommes dans des chambres à gaz, mais il y aussi des hommes qui sont capables d’aller vers les chambres à gaz en psalmodiant la gloire de D.ieu par le chant du Chéma Israël. « Vous pouvez tout nous prendre, nos biens, nos familles, nos corps… Mais vous ne pouvez prendre nos âmes… ». Ont-ils répondu à l’infâme.

Nous savons que le Kadich, la prière des endeuillés, Itkadach véitkadach Chémé raba, n’est que louange à D.ieu, «Que grandisse et que soit sanctifié Son Nom! » On peut comprendre cela par la foi. Mais qu’en est-il pour les simples mortels au moment de la douleur d’avoir perdu un proche ?
L’endeuillé fait ses derniers devoirs pour le défunt, mais, sait-il que ce dernier devoir, la récitation du Kadich n’est que louange à D.ieu?
Que ton Nom soit sanctifié, car tu as repris celui ou celle qui fut pour moi le plus grand amour!
Que ton Nom soit grand Maître de justice, Tu donnes et Tu reprends !
Quelle foi ! Comment peut-on écrire de telle chose s’il n’y a pas derrière un véritable savoir d’expérience, que derrière le rideau du passage il y a la vraie vie.
Le texte est clair, à chaque malheur dans notre monde, louange pour l’éternel !
Qu’est-ce à dire sinon que le malheur n’est que vision courte du point de vue de notre monde, et que du point de vue du monde de vérité cela aussi est un bien.
Cela aussi nous pouvons comprendre, par l’intelligence du cœur. Mais reste la souffrance de l’endeuillé. Qui oserait lui dire qu’elle est belle ta souffrance comme l’ont fait les faux amis de Job.

Oui, Il faut un temps de répit pour relativiser sa propre souffrance, ou pour accepter qu’il y ait peut être une réparation spirituelle quelque part mais cela uniquement lorsque la souffrance s’estompe. Et dès la reprise de la souffrance, foutaise ! On est seul, on est prisonnier par la douleur, et on ne désire qu’une chose !
Que la douleur cesse ! « Qu’il plaise à D.ieu de m’écraser, qu’il étende sa main et qu’il m’achève ! », Job
Il y a évidemment bien d’autres souffrances ineffables qui nous mènent aux abîmes de l’angoisse.
Il y a basculement entre acceptation et révolte. Le prophète Jérémie se plaignait : « Pourquoi ma souffrance est-elle continuelle ? » Et c’est un prophète ! Alors que dire du simple mortel ? Moise lui-même ose questionner « pourquoi m’as-tu envoyé libérer ton peuple alors que tu ne fais que multiplier ses souffrances !  »
Et pourtant!
J’écrivais un jour : « En ce temps du souvenir de la souffrance du 11 septembre 2001, je peux encore partager  les quelques mots entendus du profond de mon être avec l’humanité qui est en chacun de nous, avant que je n’oublie. C’est évidemment la pensée du simple fou que je suis qui s’exprime face à l’ampleur de la catastrophe et de sa signification  auxquels seuls les fous mystiques ont accès…/…La vision est insupportable, des hommes savent que c’est leurs dernières minutes, et ils l’utilisent pour envoyer leur dernier message  « … Je t’aime… » …/… »Et les survivants sous l’hécatombe s’embrassent »  Ce sera mon prochain texte sur cette question.

Aujourd’hui j’ai compris que nous sommes face à l’Un invisible.
Mais nous n’avons pas accès à l’Un car nous somme dans le 2 de la dualité du bien et du mal. De la joie et de la souffrance ! Nous n’avons pas accès à l’unité, c’est-à-dire au bien absolu, c’est-à-dire le sens de la souffrance.
Pour nous le mal n’est bien que lorsqu’il s’arrête.
J’ai eu mal, très mal, et cet horrible mal, m’a fait toucher mon propre néant.
Je n’ai pas su dans l’instant de la souffrance, mais j’ai vu dans l’après, l’importance de la qualité de l’attitude que j’ai pu avoir malgré tout. J’ai compris que le sens est dans l’après.
Si vous voulez être thérapeute, vous serez confrontés à la souffrance de vos patients.
Celle-ci peut être relativisée en mettant en face les drames et les horreurs du vécu de certains, mais attention du point de vu phénoménologique, c’est-à-dire de la carte et du ressenti du patient, sa souffrance est la souffrance qu’il vit ici et maintenant.
Alors comment aider, accompagner ceux qui vivent des souffrances de l’ordre de l’ineffable, autrement que de les aider à voir, que dans l’après, quelle qu’en soit l’issue, le sens leur sera offert ?

Au moment où nous perdons l’espérance du sens, quelque part nous perdons une grande partie de la vie. Viktor Frankl dit que dans les camps les gens mouraient plus de leur perte d’espérance que de faim ou de froid, et alors ils se jetaient sur les fils électriques pour en finir avec la souffrance.
Mais il y a aussi l’exemplarité de ceux qui ne lâchent pas prise de la présence dans la pire des souffrances.
C’est alors que j’ai compris que notre combat est d’intégrer du sens dans le fait de la souffrance.

Tu enfanteras dans la douleur, me ramène à mon expérience ou j’ai été mis à nu! Pour m’enfanter, moi-même. Je n’avais pas vu le changement, mais c’est vrai quelque chose avait été cassé, une coquille, une klippa, une écorce que sais-je, et je comprends maintenant pourquoi ce quelque chose que je ne sais dire a bougé en moi pour aller là où j’ai décidé d’aller aujourd’hui.
Et pour ceux qui oseront poursuivre la question, j’oserai aller au bout de ce que nous pouvons partager sur cette question grâce aux enseignements de la kabbale existentielle, revu par le vécu du cheminement de la vision de l’âme au-delà des illusions du raisonnement philosophique.

Et pour terminer: Manitou disait : devant la souffrance : tais-toi ».
J’ai trop parlé, je me tais.

30 Comments

  • Marie-Pascale

    Reply Reply 5 août, 2018

    Bonjour Elie, bonjour à tous

    Le sens de la souffrance..
    Je sens un poids, le sujet est tellement délicat, qu’avant tout il m’invite au silence…

    Ton texte est très beau Elie, très complet, ainsi que le texte de chacun.

    C’est un sujet vraiment délicat et qui demande beaucoup de délicatesse.
    Il peut y avoir beaucoup de violence dans la gestion et ou la tentative de compréhension de la souffrance, beaucoup de jugements et d’interprétations.
    Sous couvert d’un cheminement thérapeutique et ou spirituel, à vouloir expliquer…
    Ce que je veux dire c’est qu’il m’apparait nécessaire d’accueillir avant tout, tout ce que la souffrance fait vivre, traverser, et qui ramène à notre condition humaine, notre vulnérabilité, avec beaucoup d’amour et de bienveillance et qui n’est pas incompatible avec une autre dimension, plus cachée, plus vaste.
    Et comme tu le dis Elie, le sens vient après, ou par vagues, c’est comme un processus, unique, pour chacun.
    J’ai aussi vécu un épisode très difficile physiquement, la douleur et la dépendance. C’est un épisode qui m’a fait me sentir, entre autres, plus proche des êtres humains, de l’humanité, tellement je me suis sentie démunie, fragile, « obligée » de lâcher, m’abandonner, m’en remettre à…
    Je me sentais en lien avec toute la souffrance dans ce monde et « j’ai senti que la souffrance était de l’amour, un amour qui allait jusque là, parce que ça pouvait devenir le seul moyen de nous éveiller, que notre corps, notre vie sur terre n’étaient rien à l’échelle de l’infini, et que la priorité était l’élévation de notre âme ».
    Cela m’a bouleversé, même si humblement l’être humain que je suis, est toujours dans la dualité avec la souffrance.

    Existe t’il un sens universel à la souffrance, ou existe-t-il un sens particulier pour chaque être humain ?

    En tous les cas, il me semble que le sens doit être découvert par la personne, même accompagnée, et non lui fournir un sens, une signification plaquée, qui la prive d’un chemin essentiel.

    Un jour j’entendais dans un congrès deux personnes parlaient de la maladie et la disparition de Christiane Singer (https://fr.wikipedia.org/wiki/Christiane_Singer). Ils disaient que si elle avait eu un cancer, c’est qu’elle n’avait pas évolué suffisamment, qu’elle n’avait pas vraiment compris la dimension spirituelle.
    J’étais abasourdie d’entendre de tels propos.
    Christiane Singer a écrit un dernier livre avant sa disparition: « Derniers fragments d’un long voyage » où elle témoigne avec une bouleversante simplicité de cette souffrance physique qu’elle vivait et en même temps de tous ces moments de grâce qui lui étaient offerts.

    • leoguez

      Reply Reply 8 août, 2018

      Merci Marie-Pascale pour ton témoignage. Nous avons en effet beaucoup à a-prendre en apprenti-sage ce qui émerge en lumière suite à une expérience de souffrance. Si ce n’est pas un passage obligation pour re-naître à soi, puisque cela passe aussi par une expérience de joie, nous voyons toute fois que épreuve-expérience et naissance à soi-même reste un processus naturel sur le chemin. Vivre cette expérience d’éveil, nous permet d’avoir l’aptitude d’accompagner notre prochain également chemin. C’est un des objectif que je me suis donné dans ce projet d’école du sens. Merci d’être là, au plaisir de te lire à nouveau. elie

  • Benjamin

    Reply Reply 11 mars, 2018

    Je crois que la souffrance est un guide de rigueur dont le rôle est de nous diriger vers nous même.
    Je crois que ce « guide » est une véritable bonté qui veut nous sauver de notre éloignement de nous-même.
    Je crois aussi que malgré ce guide douloureux, nous pouvons échouer notre remontée vers nous-même et en subir les conséquences.

    Voici un texte que j’ai écrit le lendemain du décès d’un proche.
    Pour des raisons d’anonymat, j’appellerai le personnage de mon histoire Monsieur X.

    Monsieur X est parti hier, le 14 Octobre 2017, à la suite d’un cancer la veille de ses 33 ans.
    La plupart d’entre nous dirons que c’était la volonté de La Vie, qu’on ne pouvait pas faire autrement et qu’il faut
    l’accepter.
    Le problème qui se pose est que La Vie, ne souhaitait peut être pas seulement ce qui vient de se produire.
    La Vie aurait peut-être aussi et simultanément eu la volonté que monsieur X continu sa vie parmi nous.
    Vous allez penser que c’est paradoxale, impossible, que la volonté de La Vie, à sa source est une et indivisible. Comment se pourrait-il-donc que 2 choses opposées émanent de La Vie en même temps ?
    (J’ai supprimé un très long préambule qui se trouvait ici, mais que je peux vous fournir sur demande)

    L’histoire :
    (Pour suivre le cheminement kabalistique qui va apparaitre dans cette histoire, je vous ai préparé un arbre des sephitot ici :
    https://www.zupimages.net/up/18/10/ps2z.jpg )

    Voici 8 mois que monsieur X souffrait du cancer du bassin, et 1 mois seulement que mon épouse et
    moi avons appris qu’il souffrait aussi du poumon gauche.
    Mercredi soir dernier, le soir des 2ieme fêtes de Souccot (fête des cabanes), alors que nous étions à table pour le repas de fête, mon épouse, désemparée en pensant à Monsieur X souffrant, se dit subitement à haute voix : « Mais il n’y a vraiment aucun moyen de savoir ce qu’à monsieur X ?! ».
    Sur ces paroles sorties tout droit de son cœur, je sorti machinalement un arbre des sephirot et l’ai observé.
    Et voici ce qui est sorti :

    La tumeur s’est déclarée au niveau du bassin (bassin = sephira de Yessod).
    Si je pars du principe que le mal contient un bien trop fort pour notre capacité à le recevoir car il est 2 fois le bien (ra
    270 = 2×7, tov 17 = 1×7 >>> ra = 2x tov) (7 étant le principe actif de vie) alors :
    La tumeur au niveau du bassin représenterait un « trop de bien » (débordement de lumière / surdose de rond) qui
    devait descendre dans malkhout (le monde créé/ les limites / le carré).

    Comme la tumeur s’est déclenchée sur Yessod, cela pourrait vouloir dire que c’est Yessod qui faisait barrage et qui
    retenait ce trop-plein de lumière/vitalité.
    Le Ramhal explique dans le livre « Kalah Pité Hokhma » que les 6 sephirot qui constituent le Zeir Anpin doivent être en harmonie, équilibrées les unes envers les autres. Tant que ce n’est pas le cas, ces 6 sephirot du
    Zeir Anpin reste « bloquées » en gestation dans la sephira de bina (discernement / monde de la création), et du coup
    la volonté ne descend pas faire son travail dans malkhout (le monde créé) comme elle le devrait. Et, une fois que les
    6 sephirot sont équilibrées / harmonisées et peuvent enfin descendre dans malkhout, la Volonté sort du Zeir Anpin
    par la sephira de Yessod. D’où le fait que c’est bien Yessod qui retenait ce trop-plein de lumière.

    Ensuite est survenu le problème au poumon gauche :
    La sephira de gvoura est censée représenté ici le bras gauche, mais je me suis souvenu que mon maitre nous avait enseigné que les bras sont en fait le prolongement des poumons, donc c’est certainement le poumon gauche qui était ici représenté par la sephira de gvoura).
    D’un coup, j’ai demandé à ma femme si la tumeur se trouvant sur le bassin se trouvait sur la gauche du bassin ? Elle
    me confirma que c’était effectivement le cas.

    Il faut savoir qu’à l’intérieur de chaque sephira qui constitue l’arbre des sephirot, il y un arbre des sephirot entier.
    Cela permet par exemple de repérer une sephira à l’intérieur d’une sephira.
    Nous pouvons voir de ce fait que la tache sur le bassin représentait Gvoura de Yessod.
    C’est-à-dire que la tumeur sur le bassin était en fait une alerte qui nous avertissait qu’il y avait un problème dans le
    poumon gauche depuis le début.
    Effectivement, nous avons pu voir, quelques semaines avant que monsieur X nous quitte, que la tumeur du bassin
    commençait à se calcifier alors qu’à la même période les poumons commençaient à montrer des problèmes.
    On peut donc comprendre que La volonté Divine voulait que monsieur X vive puisqu’Elle nous a avertis 8 mois à l’avance qu’un problème se préparait au niveau du poumon gauche, en le marquant sur le bassin (gvoura de yessod), mais nous n’avons pas su lire l’alerte à temps.
    La preuve que le bassin a seulement servi d’alerte est que quand le problème du poumon s’est activé, la tumeur du
    bassin a commencé à se calcifier, ce qui veut dire que l’alerte n’avait plus lieu d’être.

    Malheureusement pour nous, nous nous soucions souvent beaucoup plus de nos pratiques religieuses plutôt que d’apprendre à communiquer avec La volonté de vie qui anime notre monde. C’est d’ailleurs ce qu’insinue le Rav Haïm Vital dans la akdama du Ets Hakhaïm quand il dit que la gueoula (La délivrance) est retardée par le fait que les rabbins ne veulent pas étudier la pnimiout hatorah (La profondeur de la Torah).

    Maintenant vous allez poser la question suivante : En quoi cela nous avance que l’on sache que le problème venait
    du poumon plutôt que du bassin puisque nous n’avons rien pu faire face au problème qui est survenu au poumon ?
    La réponse est que, comme nous l’enseigne la pnimiout hatorah, tout évènement matériel est le reflet / la conséquence d’un évènement spirituel.

    Voyons cela de plus près :
    Le cancer est une prolifération de cellule anormale, c’est-à-dire que ce sont des cellules qui viennent proliférer pardessus des cellules déjà existantes.
    C’est comme si le poumon générait des cellules dans le but de recréer un poumon par-dessus lui-même.
    Nous savons maintenant que le poumon gauche est représenté par la sephira de gvoura.
    Pourquoi donc de la gvoura se serait créée sur la gvoura déjà existante ?

    Mon maitre nous a révélé récemment qu’en réalité l’arbre des sephirot n’est pas longiligne de haut en
    bas comme nous l’avons appris dans les livres, mais est circulaire de façon à ce que le haut et le bas se rejoignent. Et
    il a ajouté que les sephirot de keter et de malkhout sont en fait une seule et même sephira.

    On pourrait en déduire que la volonté que l’on reçoit du Créateur est en fait la même que celle qui émane de nous, et que donc les faits spirituels qui se reflètent sur nos corps pourraient être des « guides » que l’on s’enverrait nous-même depuis Dieu en nous, c’est-à-dire depuis notre « atsmo » (notre « nous-même » / notre potentiel), afin de nous renseigner sur notre relation au monde.

    Je ne connaissais malheureusement pas intimement Monsieur X, mais ce qui transparaissait le plus de sa
    personnalité, à mes yeux et aux yeux de beaucoup, c’est le fait qu’il était extrêmement attaché à la
    lois juive, à la pratique rigoureuse de la lois juive et à l’étude de la Torah.
    Je me souviens avoir vu chez lui à plusieurs reprises une force et une rigueur extraordinaire pour ne pas déroger à la
    loi juive quoi qu’il arrive…

    …..Et je ne peux m’empêcher de croire que, peut-être que quand on renforce trop le cadre (le carré /rigueur) et
    qu’on empêche le passif (le rond) de déborder dans les moments où il est en surdose par rapport à notre capacité à
    le contenir, le rond fini par briser le carré, le récipient.
    C’est d’ailleurs pour prévenir ce phénomène que le Rav Haïm Kramer nous a enseigné que les « averot » (les écarts par rapport à la loi) ont pour but de briser une lumière trop forte qui nous traverserait, afin de pouvoir la digérer par fragments.

  • Je me souviens d’une grande peur de mourir que j’ai ressenti le 21 septembre à Toulouse lorsque AZF a explosé, nous avons tous cru à la fin du monde, à la guerre mondiale, et c’est vrai que les premières pensées ont été pour que les gens que j’aimais. Il y a avait dans les rues une grande solidarité, beaucoup d’amour dans la torpeur et l’horreur du spectacle.
    Par contre je me souviens d’une grande souffrance lorsque je perdu mon entreprise, toute ma vie s’est effondrée, divorce, liquidation j’avais peur de me retrouver SDF, mais là au contraire, j’avais envie de mourir. Et je n’avais aucune pulsion d’amour bien au contraire, j’étais replié sur moi-même et n’avais envie de d pleurer.
    J’en ai déduis que si le malheur que je subis est quelque chose dont je suis responsable, et bien ma souffrance se retourne contre moi et annihile toute notion d’amour, par contre si je subie une grande souffrance ou une peur de mourir mais de quelque chose d’extérieure à ma responsabilité et bien je suis dans l’amour et l’envie de sauver les autres. C’est une expérience propre à ma personnalité, je pense que si j’étais en situation de guerre, de donc de peur et de souffrance je ferai certainement parti de la résistance, et j’aurai envie de sauver tout le monde, j’aurai cet élan d’aimer tout le monde et risquer ma vie pour une autre vie.
    Par contre la souffrance physique que j’ai souffert avec mon calcul à la vésicule biliaire, là ce fût carrément autre chose, il n’y avais pas de peur de mourir, pas de honte, seulement de la souffrance, où tout mon être était focalisé sur cette souffrance. les seuls moments où je ne souffrais plus c’était quand j’étais sous cortisone à haute dose, alors je profitais de ces moments de répit. Je ne ressentais plus ni amour, ni colère, juste un énorme ras le bol et une seule prière me venait : Pitié que ça s’arrête. L’opération a été une véritable libération, dans les premiers jours je me rappelle ressentir cette joie de retrouver des journées sans douleurs, mais très vite on s’y habitue et j’ai oublié. En y repensant je remercie aujourd’hui d’être en santé, je remercie cette belle journée qui arrive même si tout ne va pas exactement comme je voudrais que ça aille , mais c’est tellement bon de ne pas souffrir physiquement.
    YsabelleRose

    • leoguez

      Reply Reply 18 août, 2017

      Je ne sais pas pourquoi j’ai envie de dire « oui c’est possible d’en sortir de cette sacré souffrance ». Sacré nous le savons puisqu’elle nous ramène au rien de l’éphémère, et donc à notre propre sacré. Mais pourquoi passé par elle pour se réveiller? Je ne sais pas ce que peux être un monde sans aucune souffrance. Je comprend même que ce monde dans l’état où il en est la souffrance peut jouer un certain rôle. Mais je sais dans mon fort intérieur, en ce qui concerne l’éveil, qu’elle n’a pas sont utilité. J’écrivais de l’expérience de vie d’Esther, « Mourir Vivante », c’est un peu comme pour la souffrance pourquoi attendre de mourir pour être vivant. Il nous faut trouver la voie du vivant de son vivant, de l’éveil sans la souffrance.
      Je repense à ce qu’elle a vécue du temps où sa mal à dire avait pris le contrôle total de son corps.  » Le suis guérie m’a t’elle dit » Un peu plus tard,  » Je sais je ne vais plus souffrir », plus tard encore avant son départ nous avons pu parler du passage et elle à beaucoup rit. Quand je repense à ça je me dis que si je n’étais venu que pour partager cela je ne suis pas venu pour rien.
      Revoir son message : http://coachingexistentiel.com/invitation-2

      Du coup je viens d’effacer l’inscription aux modules gratuit dans la page d’accueil. L’inscription passe maintenant par cette page ou j’ai posté son témoignage.
      Comme quoi !

  • Simone

    Reply Reply 2 janvier, 2017

    Quelle richesse que ces échanges pour moi qui ai tant de mal à développer mes pensées. Tout est à l’intérieur mais bien présent. Je me soigne.

  • Laurence

    Reply Reply 18 octobre, 2015

    La la souffrance déshumanise.
    Cette perte d’humanité envahit tous les individus pendant la phase de souffrance aiguë. Il se recroqueville sur lui-même, Tel un animal, se contracte, cherche dans son corps en se contorsionnant des solutions pour rendre ces secondes qui durent des heures et ces heures qui durent des jours et …supportables.
    nous ne sommes pas égaux devant la souffrance, certains renoncent rapidement ,d autres luttent pour revenir à un état humain.
    Comme une vague elle finit au moment où l on y croit le moins par vous rejeter exangue,parfois le temps de reprendre son souffle et parfois plus longtemps .
    Il faut vite regagner en humanité avant de replonger dans ces griffes au risque de se noyer’
    On ne peut se fonder sur aucune rationalité et pourtant on veut croire au sens , rester vivant , pour redevenir humain.
    Et la force de l âme est de nous permettre de ranger le tout dans une case de nuit froide et d’oubli et de nous murmurer de continuer’ de se lever et de retrouver notre humanité .
    Le regard des autres va se calmer peu à peu et se rendre a l évidence , vous êtes détruit ,pauvre en morceaux,mais vous restez un humain. Éviter de croire que les autres vous tendrons la main tant il est vrai que l effet miroir de votre souffrance qui se reflète dans leur regard est tout aussi éprouvant pour eux que pour vous.
    La crainte que ta souffrance projette en l autre est parfois aussi terrible que la réalité de la souffrance
    Et de nous fuir..
    Si tu es encore un homme tu le devras à toi même
    si ton regard ne reflète pas cette peur animal de la souffrance si une fois ou une foi encore tu
    En trouves le sens.
    Et de vivre sinon, sans se projeter sans espoir sans désespoir d’un présent plus clément vers des lendemains plus sombres où ce travail de reconstruction volera en éclat.

    • leoguez

      Reply Reply 28 décembre, 2016

      Au revoir Laurence. Je viens d’apprendre que tu nous a quitté. En effet ta souffrance devenait insupportable jusqu’au jour de ta délivrance. J’ai eu le privilège de connaître la qualité de ton âme. Quand tu venais en consultation, rares étaient les plaintes. Tu assumais la maladie et les 3/4 du temps tu venais pour apporter des améliorations à mon propre travail.  » C’est comme ça que je fonctionne me disais-tu. Donner est le sens de ma vie et même si je viens te voir pour recevoir un peu de sagesse, j’ai besoin de donner ».
      Merci Laurence d’être venu vivre un petit bout de chemin ensemble. Elie

  • Laurent

    Reply Reply 15 juin, 2015

    Bonjour Esther,

    Je vais commencer ma réponse par une chanson:
    http://www.youtube.com/watch?v=OEkJ45ZXK-o

    Je ne veux pas débattre sur ce que les hommes cherchent depuis toujours.
    Je n’ai pas la prétention d’avoir une réponse.
    Je ne suis ni théologien, ni philosophe.

    Et puis, que l’on parle de prière, d’autosuggestion, de méthode Coué, on ne peut pas nier le pouvoir de la pensée sur les cellules et le corps.
    http://www.youtube.com/watch?v=EelhfyR9Ito
    Alors fait le et appelle le comme tu veux.
    Le docteur Milton H. Erickson disait : « ton inconscient sais ce qui est bon pour toi »

    Voilà, certains cherchent une réponse au sens de la vie dans la bible, la torah, le coran.
    Moi, je la cherche dans la science, la physique quantique, j’ai lire Hubert Rive, j’aime écouter les frères Bogdanoff, car je me dis qu’il y a une preuve scientifique à ce qu’ils prétendent.

    Tout comme l’efficacité de la PNL, de l’A.T, de l’hypnose Ericksonienne.
    Ce qui m’ a conduit sur se site et la Logotherapie et je suis en admiration devant le travail, mais aussi la vie du docteur FRANKL. Je lis actuellement un ouvrage de Elisabeth LUKAS et le suivant sera « Le dieu inconscient » de Viktor Frankl.

    Je suis certain qu’il existe une puissance supérieure, d’une logique créative tout comme les scientifiques en sont persuadé en mettant en avant le nombre d’or.

    Le Christianisme, l’Islam, le Judaïsme, l’Hindouisme et le Bouddhisme mais aussi le Taoïsme, le Confucianisme, le Shintoïsme, le Sikhisme, comment savoir qui a raison ???

    Alors on se re-divise : Chrétiens/Protestants – Sunnites/Chiites et on se fait la guerre.
    Chacun ayant son propre modèle du monde et de la réalité.

    Pour les amérindiens, la puissance supérieure et la terre mère, la vie, la nature et nous sommes en train de tout détruire.

    Restons dans la pulsion de vie et évitons tout se qui peut nous conduire à la pulsion de mort.

    Et n’oublions pas les principes « d’intention positive, de Déréflexion et de position ajustée » en lisant des messages qui peuvent heurter nos valeurs.

    Je sais Esther que tu as en toi toutes les ressources pour avancer dans les défis que te soumet la vie.
    Peut importe le chemin que tu prends, ce qui compte est la destination final 😉

    Salutations cordiales

    • leoguez

      Reply Reply 15 juin, 2015

      Bonsoir Laurent,
      Laurent c’est dommage que nous ne nous soyons pas compris, car je suis en phase avec le fond de ta réponse .
      Je laisse Esther te réponde pour elle même mais voici point de vue.

      As-tu vu ma vidéo de présentation ou dès le début concernant ce que je peux faire pour les participant? : « Je ne sais pas ».
      Regarde ce que je dis sur l’accompagnement spirituel ( ça ne dur que 5mn)
      https://www.youtube.com/watch?v=XIoR-etKIfE
      Ne sais-tu pas que la position du coach, c’est je ne sais pas? Ce que j’explique dans cette vidéo.

      Pour le reste n’oublies pas que j’ai suivie toutes les formations dont tu parles. Et qu’elle font partie intégrante du projet sens que je propose.
      Nous nous sommes un peu écarté par les questions posés et les réponses que je donnais.
      C’est juste et la carte de fond devenait de plus en plus ésotérique. Je reconnais ma responsabilité là dessus.
      Tes remarques m’ont aidés à recadrer ce fond pour ne pas tomber dans une image de secte ésotérique qui vend du rêve new-âge.
      C’est très très loin de ce que je propose et je me m’écarte de tout ce qui frise l’amalgame et le syncrétisme. Mais c’est pas pour autant qu’il faut jeter « l’eau sale avec le bébé »
      Là ou je ne te suis pas c’est de rester dans le tout rationnel. Il est vrai que la science apporte beaucoup de réponses et elle se rapproche de plus en plus vers des anciens enseignements traditionnels. Mais tout comme la métaphysique elle a ses limites. N’oublie pas que Victor Frankl à lui même rejeter le tout mécanique de la psychologie moderne. Mais je sais que dès que l’on parle de spiritualité ou de tradition nous risquons l’amalgame avec religion et vérité. Ce que je propose c’est aussi de faire des ponts entre tradition et science, et si j’ai nommé mon apport traditionnel Kabbale existentielle c’est pour rester dans un cadre qui nous ouvre aux questionnement existentiels et universels en évitant toute forme de dogmatise religieux.
      J’ai refait en partie la présentation de mon programme, tout en gardant l’aspect de la kabbale existentielle en option, qui fait ma spécificité. Voilà ce que ça donne.
      http://coachingexistentiel.com/projet-sens
      Ce n’est pas encore fini et je me soigne;))
      Je suis heureux de voir que parmi les personnes qui se sont inscrites, nous avons des scientifiques qui ont travaillés en recherche et pour exemple un chercheur qui fait des liens entre kabbale et neurosciences.
      Je sais que nous allons ouvrir de nouveaux champs de recherche inédit et sans crainte du religieux.

      Tu ne reçois plus les infos des commentaires internes aux modules mais tu peux encore aller voir ce qui se passe dans les modules puisque tu y es encore.

      Bien à Toi Elie

  • Nadège

    Reply Reply 9 juin, 2015

    Bonjour, j’ai beaucoup aimé le commentaire de Benjamin, car j’adhère totalement à ce principe. Le Maître n’est pas soumis aux conditions extérieures mais il les transcende.
    je raconte mes expériences, comme l’a dit Elie, pour poser des choses et si ça parle à certains, tant mieux.
    J’ai compris, à force d’y réfléchir, à ma responsabilité dans les « souffrances » qui m’arrivaient. Quand on réalise la portée de cette phrase : « Les conditions extérieures reflètent les conditions intérieures » et qu’à un niveau profond, de par nos propres vibrations, on attire à nous ce qui nous correspond,tout prend du sens… et fi de la victimisation et la culpabilité, et bienvenue à la responsabilité.:-)
    Personnellement, en travaillant sur ça, j’essaie d’arriver à la maîtrise de ma vie, de ma santé, de mon travail, des personnes que je rencontre, etc. Et chaque événement me permet au contraire de savoir où j’en suis, moi. Désormais, je choisis mes états intérieurs et ce que j’envoie autour de moi (respiration, méditation ,contemplation, focalisation sur le beau, le bon, la joie, etc.). Bizarrement, ma vie est de plus en plus fluide, légère et joyeuse.
    J’ai aussi étudié les principes d’Hermès Trimégiste, l’an dernier, à cause de problèmes d’argent. En effet, je n’arrêtais pas de dire que je n’avais pas d’argent, et c’est arrivé, j’ai vu mon pire cauchemar en face de moi ! Comme je ne me pose pas en victime, cette crise m’a permis d’apprendre énormément de choses !

    Aujourd’hui, je commence à mieux gérer l’argent dans ma vie, en commençant par de petits objectifs et je suis assez épatée des résultats (par exemple, demande un certain solde zéro sur le compte, et ce solde est là le mois suivant et l’autre)…
    J’ai aussi étudié les corps subtils et les chakras, pour me transformer de l’intérieur. Un livre m’a beaucoup aidée, Maître de ses chakras, maitre de sa vie, de Marie Lise LABONTE. Je n’ai pas de références judaîques ou kabbaliste, mais je pense que tous les chemins mènent à la même essence qui est l’Amour. Je le vois aux paroles d’Elie et de Benjamin. Les scientifiques ont découvert que la substance profonde de l’Univers était l’Amour…
    Oui, je crois que nous, humains, avons eu trop l’habitude de nous vautrer dans la souffrance, il n’y a qu’à regarder les feuilletons à la télé,toujours les mêmes rengaines, les mêmes conditionnements et la roue tourne ainsi pour beaucoup. Mais plus on se plaint, plus on ressasse les mêmes choses, moins on s’en sort, et c’est un juste retour du fait de la loi d’attraction(je l’ai vécu)… C’est en cela que tout est juste et parfait ! .
    Chacun sait au fond de lui ce qu’il ne veut pas lâcher, n’est-ce pas ?
    Il y a un livre intéressant qui circule en ce moment « 21 jours sans se plaindre », un défi pour nombre d’entre nous !

    Je rêve que cela change, qu’on arrive enfin à sortir de cette roue (karmique), qu’on accepte que tout cela n’est qu’un jeu sordide dont on peut sortir immédiatement. Je ne le posterai pas ici, mais j’ai eu une « canalisation » de la Mère divine, sur la souffrance de l’humanité, que j’ai postée sur mon blog, pour ceux qui y croient… ça m’est tombé dessus alors que je rangeais mes courses… 🙂

    Choisissons bien nos états émotionnels, c’est déjà une bonne piste pour se sortir de la souffrance. Oui, c’est un choix à faire consciemment.

    Amour, paix et beauté à tous, en toutes choses. Nadège.

  • leoguez

    Reply Reply 8 juin, 2015

    Benjamin revient sur le sujet. On peut ne pas être en accord avec ses idées. Ne pas accepter que nous avons une responsabilité à ce que nous vivons (ne pas confondre responsabilité et culpabilité) on peut aussi être en accord au niveau de la réflexion, (nous avons ce genre d’idée dans les principes du Karma), mais en même temps ne pas en user dans l’accompagnement (comme disait Manitou, un de mes maîtres devant la souffrance tais-toi).
    Mais benjamin revient sur le débat de fond du sujet de la souffrance. Le débat est ouvert, et chacun peut poser ou apposer son opinion différente sans s’opposer à un de ces possible. Tant que nous nous posons pas en détenteurs de la vérité absolu, le débat reste ouvert. Benjamin sait très bien du moins je l’espère que la richesse du Talmud c’est d’avoir une réponse et son contraire pour ne pas nous enfermer dans une réponse qui se ferment aux autres possibles.
    Maintenant sans ouvrir le deuxième débat sur les contenus de la discipline en coaching existentiel que je propose, il ne faut pas penser que cette discipline ne traite que du problème de la souffrance.
    Le coaching a également et surtout une vision positive sur l’avenir, notre devenir
    Du coté existentiel c’est à dire, « donner du sens », c’est aussi donner du sens à ce que je fais, souhaite faire, projette de faire… Trouver sens entre mon projet et mon être en devenir. Et toute la préparation au projet sens vient répondre à cette question la congruence entre l’être et le faire. Et là encore, ce n’est qu’un deuxième secteur d’activité parmi d’autres dizaines à étudier.

    • Benjamin

      Reply Reply 8 juin, 2015

      Oui, et j’ai justement laissé le débat ouvert puisque que j’ai utilisé le conditionnel.

  • leoguez

    Reply Reply 8 juin, 2015

    Merci en tout cas pour tous ces échanges très « producteurs »
    Je reviendrai plus en détail sur les contenus de la formation bien que ceux-ci sont déjà visible sur le champs « projet sens «  de la page d’accueil.
    Pour la partie ésotérique, tu as raison, Je répondais à Benjamin dans son système de référence, et j’ai répondu également dans le même sens que ta réflexion.
    Mais ces échanges ouverts ne représentent pas la progression pédagogique que de la formation et ceci autant pour mes échanges avec Benjamin que ceux avec certains participants coach ou thérapeute.
    En plus tu verras dans le programme et notamment dans la vidéo « vision pour 3 ans » que les disciplines sont bien séparées.
    Pour ceux qui s’intéressent au coaching existentiel ou à la logothérapie, la discipline kabbale est optionnelle. Et inversement.
    En ce qui concerne la pédagogie, ne t’inquiète pas j’enseigne dans une école d’ingénieur depuis plus de 15 ans. Dans l’espace que j’anime, j’ai eu des élèves de 7 à 80 ans (Oui!)
    Tout ceci sera bien expliqué dans la zone inscription, et dans le module 4 pour ceux qui y sont inscrits.
    j’entrerai en détail sous quelques jours avant le lancement des inscriptions. Mais ici nous sommes dans un espace article du site et non dans les modules de présentation de la formation. Ceci dit même si c’est hors sujet cela donnera une idée de ce qui peut se passer dans « la cour de l’école ». Nous perdrons certainement des clients ( tri naturel) mais d’autres devraient au moins s’inscrire au modules gratuits ne serait-ce que par curiosité. Si c’est OK pour toi, nous fermons la question dans l’état, pour l’ouvrir si nécessaire dans l’espace des modules gratuits.
    Je préfère laisser la discussion s’ouvrir sur le fond de l’article et non sur la partie interne aux échanges élèves.
    En tout cas cette article sur la souffrance à fait des vague comme quoi le sujet n’est pas anodin.
    Je t’écrits comme tu me l’as demandé directement.

  • Nadège

    Reply Reply 7 juin, 2015

    Bonjour Esther, contente que tu sois sortie de là et pleine de foi ! Concernant la souffrance, c’est effectivement un sujet délicat sur Terre… Personnellement, j’ai trouvé des réponses à ce sujet en me détachant du mental et de l’ego, et du monde de l’illusion, pour aller vers des enseignements spirituels comme la réincarnation, les corps subtils, etc. Les sujets comme les maladies, la maladie des enfants, etc trouvent une explication que j’ai trouvée juste pour moi, à travers ces filtres. Aucune culpabilité, juste le propre chemin de l’âme qui doit lâcher prise, se dépouiller et retrouver sa véritable nature.
    L’expérience humaine est juste une expérience, pour comprendre qu’au bout de tout cela, et à travers tout cela, il n’y a que l’Amour et le retour à cet Amour, et la paix qui surpasse tout intelligence.
    J’en parle en connaissance de cause car il y a de cela quelques années, j’ai pu me connecter à cette puissance merveilleuse, douce et aimante qui me traversait de part en part et qui me disait qu’elle avait toujours été là et qu’elle serait toujours là, et je faisais partie intégrante de cet Amour.
    Et pourtant, je me suis encore égarée après ça, mais bon, je retrouve le chemin, aujourd’nui, marre de dériver dans mes petites expériences égotiques… 🙂
    Amour et paix à tous, Nadège

  • leoguez

    Reply Reply 4 juin, 2015

    Je ne vais pas encore rajouter sur la souffrance,
    Ce thème est évidemment un des essentiels non pas à comprendre mais à intégrer dans notre apprenti-sage de coach existentiel.
    Non je voudrai juste ajouter que si il y a réalité de la souffrance, elle a son pendant avec la joie. Je connais Esther, malgré sa souffrance je sais qu’elle n’a pas perdu la joie intérieur.
    Le coaching existentiel sans être une voie toute tracée doit aussi nous mener sur un chemin qui mène à la joie, à la réalisation, à l’éveil, à D.ieu. Mettez-y ce que vous voulez mais si il y a deux, alors joie et souffrance sont nos compagnons.
    Et leçons du jour si il n’y a que l’Un alors il n’y a en finalité que Joie (derrière le voile du 2) . A suivre…
    Je voulais terminer pour ces vacances par un article sur  » Et D.ieu dans tout ça », A ce jour je préfère réserver cette article pour la porte un (Aleph) de notre programme.
    En effet, je prend un peu de « congés » sur les articles publics du site, pour me consacré « aux devoir de vacances » que je prépare avec ceux qui ont fait le pas pour suivre la formation. Vous avez quelques infos dans l’onglet « Projet-Sens » pour avoir une idée du programme que je vous concocte: http://coachingexistentiel.com/projet-sens
    L’inscription est actuellement réservée à ceux qui se sont inscrit aux modules gratuits. Si vous ne l’avez pas encore fait, c’est maintenant qu’il faut le faire pour ne pas prendre le train en marche.
    Je vous rejoint dans les modules d’invitation car j’ai une demande personnelle à faire aux membres de la liste inscrits aux modules gratuits. A bientôt Elie

  • Nadège

    Reply Reply 4 juin, 2015

    Bonsoir, je voudrais juste dire à Esther que si elle le peut, elle peut voir dans cette expérience une occasion de (re)trouver l’essentiel (l’essence-ciel). Je n’ai jamais été aussi malade, mais je me suis beaucoup intéressée aux témoignages des personnes l’ayant été (j’ai toujours été axées sur la prévention des maladies et l’écoute des premiers signes de mal-aise physique et émotionnel) dont celui de GUY CORNEAU (Revivre) qui souffrait d’un cancer au grade IV et qui maintenant, à 63 ans et 7 ans après, fait des conférences et des séminaires sur la joie, je l’ai rencontré récemment. Il est en pleine forme ! Très beau livre plein d’espoir et lui, il connaissait la souffrance du corps, a perdu ses cheveux, etc.
    Le témoignage de marie Lise lABONTE est intéressant aussi, elle a guéri d’une arthrite rhumatoîde réputée incurable et elle travaille depuis de longues années à guérir le coeur des gens, à travers ses écrits et ses séminaires.
    Voilà, si ça peut aider, la lumière est au bout du tunnel, c’est certain. Je ne sais pas si tu sais que tu as des guides spirituels sur des plans subtils qui sont tout près de toi… C’est le moment pour leur parler et les écouter, ils sont toujours plein d’amour inconditionnel et ils t’aiment complètement et infiniment, telle que tu es et cela, pour l’éternité. Sois-en certaine !
    Pour parler franchement, la vraie guérison passe toujours par l’âme avant le corps, d’après ce que j’ai compris (même si le corps ne suit pas toujours, hélas, c’est tout de même la première étape). L’Amour est toujours la solution. Courage ! <3

    • estherjb

      Reply Reply 6 juin, 2015

      Bonsoir Nadège et merci pour ton témoignage et tes encouragements. J’ai lu le livre de Guy Corneau lorsque j’étais encore à Nice. C’est un très beau livre, plein d’espoir et de courage. En ce qui me concerne, je n’ai (presque) jamais perdu courage et j’ai beaucoup d’espoir et de foi. Je sais d’où me viendra la guérison et c’est dans cette direction que je me tourne. Je dois beaucoup à Elie aussi qui m’a aidée depuis de nombreuses années.

  • leoguez

    Reply Reply 4 juin, 2015

    Bonjour Laurent,
    En effet la question du sens nous mène à nous poser beaucoup de questions (parfois trop) dont celle que tu poses:
    Devons nous donner une signification à la souffrance?
    Toutes ces questions, souffrance, mort, D.ieu… font partie des grandes questions existentielles depuis des millénaires.
    Avoir une idée des grands principes sur le cycle vie, joie, souffrance, connaissance, ignorance, oublie… mort, renaissance… peut aider le chercheur de pépite de sens au niveau philosophique. Mais nous ne restons qu’avec des principes qui sont des généralités et qui ne donnent pas réponse au « particulier ». C’est une des première leçon de la kabbale existentielle.
    Maintenant le questionnement n’est pas toujours orienté vers une recherche de réponse. D’autant que notre métier n’est pas de donner une réponse au pourquoi de la souffrance d’un patient, mais dans un premier temps, au comment l’accompagner et réduire sa souffrance.
    Et si la demande se fait nous pouvons avancer vers un « comment l’éviter », une sorte de propédeutique à la « connaissance » si l’on peut dire. La logothérapie ouvre ce champs de réflexion par la dé-reflexion, sans s’enfermer par une réponse.
    En ce qui concerne les autres sujets, D.ieu, la dualité, l’égo, ce sont des sujet que nous aurons a aborder selon différents angle de vue, mais en prenant du recul (meta-sophia) sur les clichés du savoir.
    Prendre le terme réflexions dans le cadre d’un face à face avec Soi, et lorsqu’il y a « réponse » du point de vu de son intériorité, dès qu’elle s’exprime par le canal du raisonnement elle s’habille du langage de notre extériorité ou de notre système de référence (voir échange avec Benjamin).
    Par contre ce que je « sais » par expérience c’est dans que le langage symbolique que la personne qu’on accompagne utilise dans un état de conscience modifiée, donne « réponse » à ce qui « parle » en elle, à sa propre conscience.
    C’est dans ce cadre que je parle de créé l’alliance pour que le « compagnon » accompagne de l’accompagné dans le langage approprié, c’est à dire celui de l’accompagné. Et même si nous n’avons pas le signifiant du symbolisme donné par l’inconscient, celui-ci sait…

    Nous aurons beaucoup à « parler » sur ces sujets mais nous savons que le « parlé » ne parle pas toujours. Fort des « réflexions » et des échanges « lus » dans ces partages, le cadre de « l’école » que je « construit » par « déconstruction » de l’ancien, vient frapper à ma « porte » pour oser ouvrir « les portes » du « bâtiment » en construction.
    Quand à ceux qui craignent le « vide », je continuerai à poster des « contenus » dans la bibliothèques des modules gratuits.
    Bon je me suis lâché. Je relirai plus tard, les guillemets sont à multi-sens. Si on se perd un peu en chemin c’est bon signe.
    J’écrit quelque part, Rabbi Nahman disait « ne demande pas ton chemin à celui qui pourrait le connaître de peur que tu ne te perdes pas ». Mais se perdre en chemin ne veut pas dire être paumé;)), se perdre nous permet simplement de découvrir de nouveau chemin.
    Avec tout ça je vais perdre des « clients »;)) Amitiés Elie…
    J’espère te retrouver avec les « devoirs de vacances » en tant « qu’élève partenaire ». Ceci sera bientôt poster dans le module 4 en interne pour la liste des inscrits au programme « découvrir son projet sens »

    • leoguez

      Reply Reply 4 juin, 2015

      Non ce n’est pas une réponse que je me fait, c’est un message qu’Esther me demande de poster car là où elle est elle n’a pas accès au site.
      Je fait du copie collé.
      Bonjour Leo,
      Je suis toujours a l hôpital et de ce fait ne peux pas entrer sur le site pour y poster mes commentaires.
      Mais je lis ceux que j ai reçu par ce mail et vous êtes a un niveau très élevé a parler du Dalai Lama, citer de nombreux sages et la Kabbale et c est une vision très intéressante.
      Mais je peux te dire que ce que je vois et j entends ici a l hôpital de la souffrance physique des gens se situe vraiment a un niveau plus primaire sans doute et la douleur de la chair, comme celle que tu décrivais dans ton article initial est loin de toute connaissance ou réflexion. C est la douleur qui fait hurler du plus profond de son être.
      Difficile a entendre même lorsqu’on est pas l acteur principal !
      J’espère vraiment sortir très vite !
      Esther
      Ps : si tu veux/peux mettre les commentaires que je t ai envoyés, vas-y.

      Deuxième message partiel:
      Autre « souffrance » :
      Hier mon fils est venu me voir et il a fait une photo de nous 2…/
      Quand j ai vu la photo j ai eu un choc. Mon visage était bouffi par les médicaments a forte dose et le manque de cheveux sous mon bonnet. Que faire ?
      Alors souffrance ? Orgueil ? Ego ? J ai…/ du mal a voir et vivre la dégradation physique…/… j ai mal, de la gène, de la honte…/

      No comment!

      • Benjamin

        Reply Reply 4 juin, 2015

        C’est tout a fait ce dont on parlait, que la douleur nous conduit a un endroit ou il n y a plus de place pour la connaissance ni la réflexion, quand on en a parlé d’après la kabbala.
        Bon rétablissement Madame.

        • leoguez

          Reply Reply 4 juin, 2015

          Très juste c’est un peu ce que je disais avec d’autres mots.
          Mais nous avons aussi avec nous la puissance de la prière.
          Merci de vous associer à nos prière pour une guérison parfaite (Réfoua Shléma) d’Esther.

          • estherjb

            Reply Reply 5 juin, 2015

            Ouf ! je suis sortie de l’hôpital. Merci à tous pour vos encouragements. Tout va bien, même si tout n’est pas fini. Il n’empêche que pendant ce sejour j ai fait une experience de la souffrance (des autres) assez édifiante. Je vous promets que cela remet les pendules a l’heure s’il en était besoin… Mais je crois aussi qu’ on a toujours besoin d’une piqûre de rappel !

  • Nadège

    Reply Reply 4 juin, 2015

    Merci Elie, j’ai un autre contact récent à Nice, alors j’ai maintenant deux bonnes raisons de venir dans cette belle ville ! A bientôt, de toutes façons, nous sommes tous connectés ! 🙂

    Je vais encore en profiter pour partager un texte qui m’a beaucoup aidée à lâcher prise, et cela concerne évidemment toute sorte de souffrance, car il s’agit avant toute chose d’un choix conscient, lâcher l’ego et ses connaissances, et ouvrir son cœur à l’amour qui dissout toutes les peurs et tous les « karmas », car tout cela est illusion, car quand on enlève tout le reste, il n’y a plus que l’Amour… :

    « Lâcher prise, c’est comprendre que rien n’est permanent ou solide et que tout est en perpétuel changement.
    Lâcher prise, c’est accepter le processus naturel et inévitable du changement.
    Lâcher prise, c’est accepter tout ce qui se présente, sans rejeter le négatif et sans trop s’attacher au positif.
    Lâcher prise, c’est prendre chaque jour comme il vient sans trop essayer d’adapter les choses à ses propres désirs.
    Lâcher prise, c’est considérer toute difficulté et tout ennemi comme notre meilleur ami qui nous aide à progresser et à grandir.
    Lâcher prise, c’est avoir du recul face à tout ce que l’on expérimente.
    Lâcher prise, c’est rester serein, détendu et d’humeur égale, quelles que soient les circonstances, agréables, désagréables ou neutres.
    Lâcher prise, c’est utiliser le moyen de l’humour pour dédramatiser une situation.
    Lâcher prise c’est comprendre que les choses ont l’importance qu’on leur donne.
    Lâcher prise, c’est ne pas regretter le passé, mais vivre et grandir pour l’avenir.
    Lâcher prise, c’est ne pas être passif, mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.
    Lâcher prise, c’est vivre dans le présent.
    Lâcher prise, c’est ne pas s’attacher au résultat de nos efforts.
    Lâcher prise, c’est s’efforcer de faire de son mieux sans vouloir tout contrôler en comprenant que le résultat final n’est pas entre nos mains.
    Lâcher prise, c’est ne pas couper les liens, mais prendre conscience que l’on ne peut contrôler autrui.
    Lâcher prise, c’est ne pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un.
    Lâcher prise, c’est ne pas s’occuper de tout ce qui arrive, mais laisser les autres gérer leur propre destin.
    Lâcher prise, c’est ne pas materner les autres, mais leur permettre d’affronter la réalité.
    Lâcher prise, c’est ne pas assister, mais encourager.
    Lâcher prise, c’est ne pas critiquer ou vouloir changer autrui, mais tenter de déceler ses propres défauts.
    Lâcher prise, c’est ne pas juger, mais accorder à autrui le droit d’être humain.
    Lâcher prise, c’est se mettre à la place de l’autre en essayant de comprendre ses motivations.
    Lâcher prise c’est donner le meilleur de soi-même et devenir ce que l’on rêve de devenir.
    Lâcher prise c’est craindre moins et aimer davantage. » (trouvé sur le site lespasseurs.com). Beau sujet de méditation, n’est-ce pas ?

    Bises à tous, Nadège

    • leoguez

      Reply Reply 4 juin, 2015

      Oui bon sujet de réflexion, juste pour le contre pied.
      Rester connecté pour que le courant passe.
      Parfois notre travaille c’est aussi de rebranché les circuits de ceux qui au risque du « lacher-prise » finisse par être « disjoncté ».
      Mais il est vrai qu’on peu aussi « disjoncté » quand le courant est trop fort.
      Bon c’est juste pour poser une touche d’électricien. Parfois c’est de la plomberie ( déboucher les tuyaux) Parfois de la maçonnerie.
      D’ailleurs j’explique tout ça dans la première porte (le Beth, symbole de la Maison), un programme pour nos « devoirs de vacances ». Amitiés Elie

  • Nadège

    Reply Reply 4 juin, 2015

    Bonjour Elie et les autres chercheurs de vérité et de sens ! Je voulais te remercier pour tous ces commentaires, mais j’avoue que depuis que je me suis inscrite, je me suis trouvée par d’autres biais, je lis beaucoup aussi, j’ai fait un stage pour trouver le Maître intérieur, ce qui m’a plutôt confirmé ce que je devais faire et où je voulais aller et le fait que j’étais prête.
    Je ne vais pas me désinscrire mais j’attends le momnet où je serai de nouveau disponible pour poursuivre avec le module 2, à moins que la désinscription soit automatique au bout d’un certain temps. Auquel cas, je me réinscrirai le temps venu !
    Je suis en train d’écrire un livre et grâce à toi, j’ai adopté le tutoiement à mes futurs lecteurs, j’ai trouvé l’idée très sympathique et je t’en remercie. C’est une enquête sur la jeunesse éternelle, car on me donne souvent 15 à 20 ans de moins que mon âge et je devais faire un choix: vieillir pour qu’on arrête de me faire des remarques et de me regarder de travers pour ceux qui connaissent mon âge… ou partager ce que je sais ! 😉 J’ai des raisons de croire que j’ai fait le bon choix, car je suis guidée sur le chemin (rêves, intuitions, rencontres, etc.).
    Que Dieu vous bénisse tous ! Nous sommes la lumière ! Tout est déjà là, en nous, il ne nous reste plus qu’à écouter notre cœur et à nous connecter à l’Amour infini …
    Je termine avec une citation tirée de « La vie des Maîtres » : « Je suis maintenant comme je le désire. J’ai quotidiennement la vision de mon être magnifique, au point d’en insuffler l’expression à mon corps. Je suis un Enfant divin et Dieu pourvoit à mes besoins maintenant et toujours ». <3

    • leoguez

      Reply Reply 4 juin, 2015

      Bonne route Nadège,
      Heureux pour toi que tu te retrouves. Le chemin vers Soi est une belle et longue route qui n’a pas de fin car on n’a jamais fini avec l’infini. Mais chaque graine d’infini est en soi infini. J’aime aussi cette phrase de sagesse du Tao,  » il n’y a rien de constant si ce n’est le changement.
      D’ici la semaine prochaine je lance des « devoirs d’été », au rythme vacances. Si le temps est libre tu seras le bien venu. Autrement peut être sur la croisée des chemins.
      Ne bloque pas avec le module 2, tout est ouvert les modules ne sont pas linéaires et une fois inscrite ils sont ouverts à vie (celle du site). Il n’y a pas de désinscription automatique pour les modules. Tu vas recevoir bientôt recevoir un nouveau module qui ouvre les portes de « l’école ». Tu pourras le partager si cela te semble juste. Merci d’être là où tu es et à bientôt.

  • Benjamin

    Reply Reply 1 juin, 2015

    Je remarque que, une personne vivant dans un système, est influencée par le système dans lequel elle vit.
    Il me semble évident que chaque personne, dès son plus jeune âge, perçoit, consciemment ou non, un compromis entre ce qui plait au système, ce qui déplaît au système, et ce qu’elle ressent.
    A partir de là elle se construit une route à suivre, dans le but d’attendre un modèle imaginaire d’elle-même, qui lui semble être le compromis parfait entre elle et le système qui la reçoit.
    C’est-à-dire qu’en gros, il me semble qu’on essai tous, consciemment ou non, de suivre un idéal de nous-même, inspiré en partie par notre entourage.
    Une fois le plan de cet idéal installé en nous, on commence à construire la route qui, d’après notre croyance, nous y conduira.
    Pour construire cette route, on investit notre énergie, notre temps, notre discernement etc.…. On investit notre personne.
    Comme tout le monde l’as certainement vécu, il y a des moments dans la vie, sur cette route en construction, où un signe assez discret essai de nous faire dévier de cette route. Que ce signe soit une petite voix en nous, une petite prise de conscience, une coïncidence, une situation interpellante…..tout ce qui a l’air de s’adresser à nous, provenant d’un autre endroit que de notre propre intellect.
    Evidemment, ayant investi notre propre personne sur le plan qu’on s’est fait de nous-même, on a tous peur de suivre cette petite voix intérieur (ou autre signe) qui risquerait de nous dévier de notre but final, puisque elle me montre une solution que je n’avais pas envisagée.
    On met tous, à ce moment-là, un verrou intellectuel sur l’idée transportée par cette petite voix, afin de l’éradiquer, et de pouvoir continuer à investir sur le chemin intellectualisé de la construction de nous-même.
    Une fois cette première épreuve passée, on décide d’investir encore plus sur ce que l’on croit être bon pour nous, afin de se renforcer face au doute, au cas où il réapparaîtrait.
    De nouveau dans l’action, la petite voix ré émerge, un peu plus affirmée, mais entre sa première manifestation, et maintenant, nous avons investi tellement plus dans ce qu’on croit être bon pour nous même, qu’on ne peut plus faire machine arrière, on va donc redoubler de « création de concepts intellectuels », pour nous faire croire à nous même qu’on sait mieux que cette petite voix, ce qui est bon pour nous. Et on va se mettre encore plus durement à cette tâche que l’on s’était fixée.
    Au bout d’un moment, la petite voix, qui avait déjà grandi jusqu’à presque ressemer le doute en nous, va commencer à raisonner dans notre corps, telle une sensation physique (ou dans notre mentale telle une sensation psychique).
    Evidemment, on se dira que c’est une baisse de forme, un surmenage, un petit virus qui passe par là, une contravention sur le pare-brise de la voiture, ou même juste une dispute avec son voisin sur un sujet futile….
    N’étant toujours pas à l’écoute de notre propre profondeur, le message ne va plus s’habiller d’une baisse de forme, d’un virus, ou d’une contravention, mais d’une entité prenant encore plus de place dans notre existence, comme une douleur affreuse, une perte d’argent conséquente, un accident ou je ne sais quoi encore…Au bout d’un moment, le message devient tellement intense et puissant, il prend tellement d’existence en nous, qu’il ne laisse plus de place à celui ou celle que l’on croyait être.
    Fini le bon sens qu’on croyait être notre, fini le rapport au monde qu’on croyait être notre, fini même la possibilité de se remettre en question, on perd l’accès aux fonctions qu’on avait construits sur la base de ce qu’on croyait être nous. On devient la souffrance, on devient LE MESSAGE.

    (Dans « TANYA 2 SIVAN », Rav Daniel Cohen parle de la séparation que la créature perçoit entre « Bria » (le monde de la création) et « Atsilout » (le monde de l’émanation). Cette séparation m’évoque la limite que l’homme peut atteindre par son propre discernement. Une fois cette limite atteinte, si l’homme n’est toujours pas sorti de son épreuve, il n’a pas d’autre choix que de se taire, comme vous dite. Une fois que l’homme se tait, il peut enfin percevoir le message « émanant ». Une fois le message perçut, il peut recommencer à exister en utilisant l’outil « Bina » (discernement) afin d’adapter le message émané au monde de l’action. Autrement dit, il apparaît que c’est dans le fait de se taire/rentrer dans l’aspect passif, que l’on pourrait recevoir ce à quoi nous n’avons pas accès. Et quel est le moment où l’on a le moins « d’accès » au monde, que le moment qui est remplit par la souffrance ?)…

    Qu’en pensez-vous ?

    • leoguez

      Reply Reply 1 juin, 2015

      Ce que tu dis au niveau de ton analyse personnelle est très intéressant. Reste à savoir si j’ai tout compris.
      Je retiens ta première phrase: « Je remarque que, une personne vivant dans un système, est influencée par le système dans lequel elle vit ».
      En effet notre « carte mental n’est pas le territoire ». Et c’est ça qui cause autant de difficultés dans la communication ou dans la transmission.
      Tu me demandes ce que je pense des créatures qui perçoivent la séparation entre Bria et Atsilout! mais qui sait ce qu’est Atsilout et Bria? Combien d’entre nous connaissent pas notre monde (Assia)? J’ai beaucoup étudié avec mon ami d’étude Daniel, ce qu’il aimé chez moi c’est quand je ne comprenais rien à ce que nous étudions. La première leçon du RAMHAL est, quand tu te perds dans l’étude, revient à l’endroit. (Chouv al ha makom)
      Le lieu que j’ai choisi dans mes études métaphysique c’est le lieu de notre monde. Alors quand je n’arrivais pas à trouver une espace d’expérience dans notre monde en rapport avec notre étude, je disais, je ne comprends pas. Et nous revenions ensemble à l’endroit du monde où nous vivons pour essayer de faire un lien entre les mondes de la description de la kabbale et notre monde.
      Ce que tu dis du silence est certainement un enseignement universelle que nous pouvons partager. J’ai eu la chance de vivre à plusieurs reprise ce murmure du silence dans mon désert (Le parlant pour le dire en hébreu Midbar). En ce qui concerne notre sujet, la souffrance est en effet une épreuve qui mène à une forme de silence, celui des savoir que nous avions sur elle avant de la vivre dans notre chair.
      Dans les module d’enseignement que je vais présenter, là ou j’ai choisi la symbolique des lettres hébraïques pour les chapitres des leçons. je laisse la première lettre Aleph dans son silence sacré pour commencer par la lettre beth. Mon brouillon de programme est accessible dans le site à l’onglet projet sens. http://coachingexistentiel.com/

      Ce que tu dis de la « voix » c’est certainement ainsi que ça se passe pour toi. Comme tu le dis la voix prends le chemin du système dans lequel nous nous sommes développés spirituellement.
      Lorsque j’ai passé mon maître praticien en PNL, nous devions faire un mémoire sur une modélisation. J’avais choisi de modélisé la sagesse. Mais lorsque je suis entré dans l’intériorité des voies qui se présentaient à moi, lorsque j’interviewer ceux qui avaient fait un bout de chemin, j’ai compris combien mon projet de mémoire était utopique. La sagesse prend des voies multiples, et s’habille du vêtement de celui qui la cherche.

      J’ai répondu dans un module interne à nos partages, ce que je comptais proposer dans les modules de kabbale existentielle. Tu m’aides à comprendre combien ça doit être accessible, sans pour autant réduire la profondeur. En plus je souhaite éviter d’entrer dans un système singulier pour être accessible au plus grand nombre, c’est comme si ce que j’avais commencer à élaborer du temps de mon maître praticien en PNL, revient dans une nouvelle forme. Un nouveau pari que je tiens à partager. Mais faire école c’est proposer un pédagogie à palier. Ce qui me demandera d’être plus rigoureux dans les QCM d’évaluation.
      Merci Benjamin, j’espère que j’ai été au niveau de la réponse avec les zones d’ombre nécessaire à cette échange.

      • Benjamin

        Reply Reply 3 juin, 2015

        J’ai dû mal m’exprimer car il ne me semble pas avoir demandé précisément ce que vous pensiez des créatures qui perçoivent la séparation entre Bria et Atsilout, mais plutôt du fait que la souffrance soit un message amplifié.
        De plus je pense que tout le monde perçoit très bien cette séparation entre bria et atsilout, mais encore une fois je me suis mal exprimé.
        Dans l’aspect de ce que j’ai écrit à ce propos, la séparation entre Bria et Atsilout serait simplement l’instant représenté par « j’ai tout essayé mais je n’y suis pas arrivé » (Bria étant le monde du discernement, il arrive dans la vie que notre discernement ne suffise pas à nous sortir d’une épreuve). C’est-à-dire qu’on soit arrivé à la limite de notre potentiel dévoilé (notre connaissance de soi), mais malgré ça je n’ai pas atteint mon objectif. A partir de là, nous n’avons pas d’autre choix que de rentrer dans l’aspect passif, afin de recevoir une émanation de notre potentiel caché. Donc se taire et attendre que la solution émane (aspect d’atsilout, monde de l’émanation) de nous-même sans l’avoir provoqué par une action.

        En gros :
        -Coupure entre bria et atsilout = j’ai tout essayé selon mes capacités actives, mais je ne suis pas arrivé à atteindre mon objectif.
        -Accès à Atsilout = Je me tais et j’attends passivement de recevoir quelque chose que je ne suis pas activement capable d’aller chercher.

        Il me semble que de cette façon, l’explication métaphysique est ici appliquée au lieu de notre monde ?

        Sinon je comprends tout à fait le souhait que vous avez d’éviter de rentrer dans un système singulier, afin que ça soit accessible pour tous. J’ai effectivement hésité à écrire ce que j’ai mis entre parenthèses, d’où le fait que j’ai utilisé les parenthèses. Je m’en excuse.

Leave A Response

* Denotes Required Field