La voie de l’Être, suite 3

La voie de l’Être, suite à la voie des lettres, 3em volet …

Pourquoi mettre cette article ouvert au publique alors qu’il s’adresse principalement au élève en coaching existentiel, et demande un minimum de connaissance pour faire les liens entre coaching existentiel, kabbale existentielle, logothérapie…
En effet cette article bascule d’un registre à l’autre et il faut accrocher ses ceinture pendant l’envol 😉

Nous parlons ici de don, alors tant qu’à faire, ouvrons nous au don.

Evidemment tout ne sera pas compris, mais celui qui résonne en partie avec ces 3 articles (Le premier est ici même, le deuxième dans kabbale existentielle)  et leurs suite, a peut être quelque chose à partager dans notre « école du sens ». Même si nous n’avons pas l’objectif de relancer ce programme avant 2017, le passant peut toujours s’inscrire dans les modules gratuits ( voir en page d’accueil) et entrer dans la cour de l’école pour échanger avec les étudiants en attendant la réouverture de « l’école ».

Nous avons vu dans les 2 articles précédents que nous existons dans ce monde à travers le moi, lié au corps. Mais ce qui nous fait être, est un influe supérieur.

Du point de vue de la kabbale il nous faut intégrer une anthropologie spécifique à son langage. Ainsi, nous avons plusieurs niveaux d’existence selon le niveau d’âme qui nous anime.
Néphèch, נפשׁ, l’âme vital, attaché au corps où règne les émotions, les désirs, là où règne principalement l’égo.
Rouah, רוח,  le souffle, attaché à la conscience, où règne l’intellect et le spirituel, là où règne principalement le Soi humain.
Néchama, נשמה, la partie divine immanente à l’homme, où règne l’influe divin. Là où règne le Soi divin.
Haya, חייה, la vie, la partie divine immanente à la nature, où règne l’influe divin en toute chose. Là où règne « l’âme du monde » ( Elokim)
Yéhida, יחידה, le Un, la partie divine transcendant, où règne l’unicité en toute chose, là où règne, « l’âme de l’âme du monde ». ( Achem, le Nom ineffable)
Les deux première partie son gérer par deux principes (Bien/mal Tov/Ra, טוב ורע) avec plus de Tov dans Rouah.
La Néchama est quant à elle toujours pur, et inaltérable. Par contre si le Ra est trop important dans les deux autres parties, la Néchama se couvre pour se protéger, et son influe est de plus en plus faible.
Notre rapport avec Haya est notre relation au monde et à la nature. Avec yéhida, notre rapport avec L’Un là, où nous sortons de toute forme de dualité.

Pour faire un rapprochement avec le « moi est le Soi humain »,et cette structure, le moi serait de l’ordre du Néphèch, et le Soi de l’ordre du Rouah.
Il y aurait aussi un Soi divin qui serait de l’ordre de la Néchama.
Notre travail serait alors entre un contrôle du néphèch, le moi, et vivre, le Rouah, le souffle en soi.

Il nous faut développer une manière d’être dans ce monde ou le néphèch, (le moi) reste perméable au souffle spirituel du Rouah, (le Soi), c’est alors que nous serions des être authentique.
Nous verrons avec la prochaine porte, le Heth, que du point de vue biblique, il y a une existence humaine encore supérieur, celle de l’identité Homme avant « la chute ». Cette vision est en relation avec la notion de monde « futur » et de la résurrection.
Maintenant du point de vue de ce monde, l’attitude que nous avons face au quotidien exprime notre façon d’être au monde.
La souffrance vient principalement de nos manques et désirs, de nos insuffisances, de notre attachement aux objets du monde, de notre besoin de recevoir, de sécurité, de la peur, etc. mais c’est aussi par elle que nous apprenons de nos erreurs, de ce qui est faux, tordue et nous écarte d’une vie droite.

Le sentiment de joie de notre conscience morale, vient de la gratitude de ce qui nous est donné, de la possibilité de répondre au besoin de donner, de la confiance, du détachement, du non jugement, de voir la lumière derrière les épreuves, etc.  Mais c’est aussi par le sentiment de réalisation que nous risquons de tomber dans l’illusion du bonheur où l’orgueil spirituel.
La question reste à savoir, comment savoir ce qui est juste du faut ? Comment faire pour que l’égo, le moi soit au service du Soi ?
Il est écrit « tu aimeras ton D.ieu de tout ton cœur, LéVVavekha. לבבך Le mot Lev qui signifie cœur לב, est écrit avec deux Beth, בב, ceci pour nous dire que nous devons aimer et servir et aimer, avec nos deux penchants.
ex : Donner en attendant un retour, une reconnaissance, une récompense du ciel, « tu donnes et tu recevras, vient de l’égo, mais c’est une attitude humaine et acceptable.
C’est aussi une façon de mettre l’égo au service du Bien. Chose qu’il nous faudra évidement dépasser.
Le désir de se réalisé, vient aussi de l’égo puisque le Soi est de nature sage, cela peut même venir de la partie égo (ra) du rouah,, c’est une attitude humaine et une prétention (orgueil) louable.

Nous retrouvons cette attitude au haut de la pyramide de maslow, « le besoin de réalisation ». Chose qu’il nous faudra, là aussi, dépasser.
Tout cela est bien subtil, ce qui est simple c’est l’attitude de bienveillance…
C’est ainsi qu’on nourrit l’ego de Tov (don de soi) et qu’on le transforme. Nous avons aussi chacun selon sa tradition des recommandations, ou mitsvoth à respecter. Nous verrons ce qu’il en est du point de vue de la tradition biblique.

Une autre clef que nous développons dans nos leçons c’est l’écoute de la voix intérieure (la voie qui indique la voix).
Pour Victor Frankl il s’agit du Logos intérieur qui se trouve dans l’inconscient spirituel.

Tout ceci pour vous dire que quel que soit le langage utilisé, nous disons la même chose.
Être, Un avec soi, être en harmonie avec l’ordre de l’univers, et se mettre en chemin vers l’être qui fait être.

Être capable de le sentir en soi et de le manifester dans le monde par notre attitude et par notre service.

Notre attitude se doit d’être jusqu’au petites action que nous faisons dans notre quotidien.
Dans la symbolique biblique ce sont des actions de l’ordre du talon (Ekev) qui nous mène vers la vision ( rééh). Être attentif à toute chose, aussi insignifiante en apparence.
Poser son attention vers ce qui mène au Tov ( nous reparlerons d’un niveau supérieur encore du Tov dans la neuvième porte ( le teth) première lettre du mot Tov. טוב

Restons ici au niveau du don de soi, qui de fait « démantèle » la partie égotique du moi. Cette maîtrise nous libère du poids de l’égo, elle nous libère du besoin d’être reconnue. Nous sortons des besoins essentiels de la pyramide de Maslow, et commençons à intégrer ce que nous avons commencé à développé avec la pyramide inversé. Là où chaque action est une occasion de s’aligner, de se renouveler…

Quel que soit notre situation il nous est alors possible d’avoir la vision du point de vue de l’intériorité. Jusque, comme nous l’avions vu dans nos leçons atteindre la valeur d’attitude naturelle, comme une habitude qui nous habite, sans chercher à la créer. Ceci peut ressembler à la notion d’Eveil permanent.

Nous retrouvons la mission première donné à l’Homme dans le registre biblique, « garder et cultiver la terre » c’est-à-dire, relier la terre au ciel, transformer la matière en lumière. Voir porte Vav.
C’est leçons seront développé dans la partie « Torah Chemin de vie » avec les étudiant avancés.
Cela signifie que l’Être en Soi veut atteindre la plénitude (Chalom, שלום, paix intérieure = Chalem, שלם, plénitude). « Cherche la paix en toi », et ainsi se rapprocher de l’Unité qui est selon la kabbale correspond au Grand amour ( Un, אחד, Ehad = 13 = hahava, אהבה = Amour… Tu aimeras de tout ton cœur revient à dire tu t’attacheras à l’Un, où, encore tu connaîtras (Daat) l’Un. Nous sortons ainsi de la dualité et de ce qui se nomme le principe de justice ( Michpath) ; Puisque le Michpat n’est qu’un vêtement de L’Un pour agir de façon caché. Tout devient alors « prétexte » à la recherche d’Unité.

Dans le prochain article, nous analyserons notre rapport au corps pour que lui aussi soit au service de notre mission d’Être.
PS pour les étudiants, nous sommes ici toujours entre la 6em porte et la 7em . (Au seuil du prozdor) 😉

 

 

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