Je vais mourir car je suis éternel.

N’ayons pas peur du titre, seule la fin peut nous faire découvrir notre début : L’éternité…

Jusqu’au jour où la fin rejoindra le début, pour un éternel recommencement.

Comme beaucoup, je ne me préoccupais pas de la question de ma mort, trop de chose à faire avec le quotidien.  Jusqu’au jour où suite à des analyses de sang, mon médecin me demande des analyses plus poussées. Après un scanner du foie, le médecin ne souriait plus. Il faudra faire des analyses plus poussée encore. C’est ainsi que je me retrouve en consultation à l’hôpital de l’Archet dans le secteur du professeur  X … Après une biopsie de la moelle…
D.ieu merci, mes derniers mois n’étaient pas aux rendez-vous… juste une surveillance de près était nécessaire. .. Me voilà sous surveillance…
Comme beaucoup de gens, je vivais ma vie comme si j’étais immortel. Je ne dis pas que cela est absurde, je dirais même que c’est une amnésie psychologique nécessaire pour vivre sa vie sans le souci de l’après.  Voilà pourquoi, pour vivre et agir il semblerait qu’il n’est pas bon pour le moral de penser à ces choses.

Mais pourquoi pas ?

Je suis coach, logothérapeute, j’aide les gens face à ces difficiles nouvelles.  Mais cette fois c’était différent. Cette fois la question se posait pour moi !   C’est à l’aurore d’une épreuve ou d’une mauvaise nouvelle que l’on ose réfléchir à la question Tabou, et  ce sont ces questions qui nous mènent vers les questions essentielles sur la vie.  Je n’étais pas en danger, juste en surveillance… Mais c’est là que j’ai compris que ces questions du registre du sens de la vie que je proposais à mes patients, devaient être repensées dans un face à face avec moi-même.  Où en suis-je avec l’idée de la mort ? Qu’est-ce que j’aimerais  réaliser avant de quitter ce monde, etc. (Ce face à face fait partie de la formation en logothérapie)

Pourquoi faire abstraction d’une réalité aussi évidente de notre existence ? C’est une loi universelle de la vie… N’est-il pas nécessaire, pour vivre au plus juste de ce qui nous est donné à vivre, de connaître la finalité de tout cela. Ce n’est pas du fatalisme, c’est une simple réalité.
Je vais mourir, comme tout le monde ? Quand ? Ça personne ne le sait.
Mais allons-nous vraiment mourir ? Je veux dire est-ce la fin de la vie ou une étape ? Comment le savoir,
Je le sais par la foi, par le savoir et par l’expérience…
J’ai eu la chance de vivre certaines expériences dans ma jeunesse qui pourraient être suffisantes  pour être à mes yeux une preuve. .. Mais comment en parler ? Serait-ce une preuve ?
Comment aborder une démarche universelle sur cette question autrement que par la foi, la raison, ou le bon sens… Adresse Vidéo https://www.youtube.com/watch?v=6ZuXii5IGp4

Que disent les textes ?

Tout dans ce monde a une fin, vanité des vanités dit l’Ecclésiaste. Evel  lé evel, qu’il faudrait traduire ; fumée de fumée ou éphémère de l’éphémère, poussière  de poussière tout est poussière en dessous le soleil. Pourquoi L’auteur dit-il en dessous du soleil ? Qu’est-ce à dire ? Y aurait-il une vie meilleure au-dessus du soleil ?

Mieux encore, nous disent les Maximes des pères, « si tu veux éviter le péché sache d’où tu viens  et où tu vas ! « Sache que tu viens de la poussière, et que tu retournes à la poussière ».
Tout ça pour ça ? A quoi sert de savoir que mon origine est poussière et que la fin est poussier pour  m’éviter le péché ?

Bien au contraire disent certains philosophes existentialistes, puisque ta fin c’est la fin alors profite au maximum au jour le jour de la vie. ..

Pas tout à fait, poursuit la sagesse des Maxime des Pères: « Sache que tu auras à rendre des comptes de tes actions au Roi des Rois ».

En quoi cela concerne la poussière ?

Nous ne serions donc pas que poussière, le corps retourne à la poussière, certes, c’est une réalité. Mais  à la fin de tout cela, de l’éphémère, de la poussière du dessous le soleil…  il y a une conscience qui rend des comptes de ses actions.

Ça devient clair, quelque chose de l’éphémère meurt et à la fin de ce passage éphémère, le « Je » que je suis, fait ses comptes de ce qu’il a acquis d’autre que l’éphémère du dessous du soleil.

L’ecclésiaste, c’est le roi Salomon, plus riche que lui, plus sage que lui, plus comblé que lui  « Tu meurs ! »  Tous ces acquis sous le soleil ne sont que poussière nous dit-il.

Et nous que faisons-nous ? Que cherchons-nous à acquérir dans ce monde des choses de l’éphémère ? Oui nous le savons, ce temps de l’éphémère nécessite des avoirs. Nous avons vu dans notre article sur l’argent  que le problème n’est pas dans l’avoir, mais dans l’attachement que nous en avons. Notre corps lui-même bien qu’éphémère reste notre outil pour agir dans ce monde et grandir pour l’autre monde. Nous savons que nous allons tous mourir de ce monde car nous sommes éternels … Au-dessus du soleil…  Nous le savons non d’un savoir conscient, mais une part de nous participe à cet éternel  en nous. Que pouvons-nous alors acquérir dans ce monde de l’éphémère qui serait notre part d’éternité ?
La sagesse ? Non ?
Alors, pourquoi Salomon a-t-il mis la sagesse dans le même panier des éphémères ?
Y  aurait-il aussi une sagesse éphémère et une sagesse qui serait notre héritage spirituel ? La cohérence de ce texte semblerait le dire.

En effet combien de « singesse » parade notre conscience… Des « moi-je pense que »…

Pense à ces « mielleries » du new âge qui change d’aphorisme en fonction du gourou à la mode…  Pense aux sagesses de nos religions édulcorées de superstitions quand ce n’est pas de fanatismes, fondamentalismes, totalitarismes…
Pense aux modérés qui flirtent avec le permissif au nom de la liberté…
Combien de philosophies et de contre-philosophies, jusqu’à la mort de D.ieu ?
Pense à celui qui est considéré comme le prince philosophe,  et qui a adhéré au parti nazi !   Je parle de Heidegger…
Philosophia…  Amour de la sagesse, quête de sens… Illusion des Illusions tout est illusion… Alors pour mieux me retrouver dans ces sagesses qui passent …
Une génération apparaît, une génération s’en va… Mais l’Univers est immuable…
j’ai créé Metasophia, pour une mise en méta de la Sophia.
Et pourtant n’est-ce pas dans la sagesse que nous pourrions trouver une solution à cette équation du paradoxe de la vie ? Et si c’était la connaissance… Comme il est dit « Et tu connaîtras D.ieu » ?
Mais qu’est-ce que ce D.ieu de la connaissance?  Là encore l’éphémère nous pend au nez…  Dire D.ieu et ce n’est plus D.ieu ! Combien de D.ieu se disputent le panthéon du monothéisme ?  Dire qu’il n’y a qu’un D.ieu et c’est le mien, le monothéisme devient monolâtrie, nous dit le Rav Léon Ashkénazi.  Zal.
Très pessimiste tout ça direz-vous ?   Non la fin de notre histoire, ouvre le sens du pourquoi de ce passage à l’éphémère…
Donner des comptes… Faire le bilan des acquis… La fin de la partie poussière nous ouvre le champ de la « conscience consciente » , du « Je Suis qui Je Suis » au-delà de mes croyances éphémères.

Mais pourquoi attendre la fin pour comprendre le sens du début ?
Pourquoi attendre la fin pour commencer à s’ouvrir au prochain début ?
Que nous faut-il savoir avant de quitter  ce monde ?
Qu’est ce qui compte vraiment quelques années avant le passage ?
Comment vivre autrement que par nos attachements aux objets du monde éphémères ?. ..

Si l’on veut donner un sens à sa vie, il nous faut donc connaître ce que nous sommes en réalité, connaître notre part d’éphémère et notre part d’éternel. Cette partie sera développée avec l’anthropologie humaine du point de vue de la logothérapie et de la kabbale existentielle.

Il nous faut aussi connaître ce pourquoi je suis ici, c.-à-d., le sens de notre vie, notre mission, plus encore notre « projet sens » inscrit dans notre « ADN spirituel »… Ce que nous développons dans notre compagnonnage : découvrir son projet sens.
Entre les temps de l’éphémère et de la vraie vie, il nous faut expérimenter le phénomène de la DUREE où se déroule le spectacle de l’évènementiel.

Oui la durée… plus encore que le temps qui m’échappe… Ce que je crée, expérimente, partage, dans ma ligne du temps qui est de l’ordre de la durée et qui me mène vers cette analyse ultime de la conscience. Analyse de l’être que je suis en face à face avec ce qui me dira «  As-tu été toi-même ? » Non pas as-tu été comme Moise, Rabbi intel ou Bouddah…  Non tout simplement « as-tu été toi-même ? »

Mais qui est ce moi-même qui donnerait des comptes sur ce qu’il a été ou non moi-même ?
Qui est ce moi-même en dehors de mon moi  éphémère…  Comment être en face à face avec ce moi-même ?

La difficulté est que nous n’avons pas directement accès à ces connaissances et de ce fait nous œuvrons d’éphémère en éphémère.

Nous sommes pris pas le temps de l’urgence ou de l’importance sans parler de ces préoccupations qui nous bouchent la vue de nos essentiels.
Nous sommes pris par nos soucis, ou nos « si sous », nous anticipons un futur incertain et nous créons l’angoisse, la peur de ce futur… Nous souffrons de nos manques éphémères… Mais aussi de véritable souffrances du corps, … Revoir mon article sur la souffrance… Et quand ce n’est pas une maladie qui nous ronge avec cette « clé de Damoclès » dont nous avons déjà parlé.
Nous laissons l’essentiel en attente d’une disponibilité. A moins que ne survienne un évènement qui nous oblige à nous y pencher.   Mais dans ce cas, aurons-nous, temps, sagesse et connaissance pour y réfléchir.

Pour connaître l’essentiel, il faudrait connaître l’essence de l’être que nous sommes. Et ainsi nous connaîtrions  l’essentiel des besoins de notre essence.

Se donner du sens à la vie commence par savoir ce que JE SUIS en réalité.  Puis découvrir ensuite ce que ce « JE SUIS » devrait réaliser dans ce monde intermédiaire.

Mais pourquoi attendre l’épreuve pour commencer à chercher à comprendre ?
Pourquoi attendre d’être au pied de notre lit de départ pour commencer à prendre en charge notre éternité ? Connaître le comment de ce point de passage que la vie nous propose pour ce changement vers un nouveau degré de conscience.
Si nous pouvons trouver du sens face à  l’épreuve là où la notion de projet ne peut plus être projeté dans un futur qui nous échappe…  Combien plus de possibilité aurons-nous si nous savons que nous avons du temps et de la force pour l’agir dans la durée.

Je fais simplement le rappel  d’une science qui traite de ce sujet qu’est la logothérapie, dont le titre d’introduction qui en parle est «  Découvrir un sens à sa vie  ». Or voilà que cette science vient de l’espace-temps le plus obscure de notre histoire : La Shoa !

Comment trouver l’essentiel de notre agir lorsque nous savons que nous sommes dans nos dernières années de vie, lorsque l’on sait que nous aurons moins de temps ou de force pour « faire ». Comment trouver du sens jusque dans le « non-agir », lorsque nous sommes en phase final de l’expérience terrestre ?

Viktor Frankl parle de trois instances pour nous donner sens :

  • L’amour ou l’expérience de quelqu’un d’autre que soi… Par extension nous pourrons dire « Le bonheur est chez les autres »
  • Une œuvre ou une réalisation
  • L’attitude devant la souffrance ou devant la porte du passage.

Ainsi,  si l’on se trouve dans une situation où le temps de l’amour ou de l’œuvre se raccourcit ne serait-ce que par une épreuve ou une maladie, l’essentiel de notre agir se trouverait dans l’attitude.

Mais quelle serait la bonne attitude ? Le silence ? L’acceptation ? Mais ne reste-t-il pas encore un temps de conscience qui me permettait un dernier agir ?

J’ai lu quelque part dans l’espace de mon imaginaire cette histoire. Rav Intel, sachant qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, va voir son maître et lui demande conseil.

  • Que faire de mes derniers moments de vie ?
  • S’améliorer lui répond le maître.
  • Mais je n’ai fait que ça tout au long de ma vie ! Je n’ai pas arrêté d’étudier le bon chemin à suivre. J’ai lutté contre mes mauvais penchants. Je me suis débarrassé de la plupart d’entre eux, et ceux qu’il me reste je les ai utilisés pour mieux servir mon Créateur. Ceci, comme il nous est enseigné de le servir de nos deux penchants. j’ai fait de mes souffrances un apprentissage. De mes manques j’ai appris le contentement. J’ai transformé mes désirs de recevoir en désirs de donner.
  • Puisque tu as œuvré pour l’essentiel, continue à t’améliorer, lui répond le maître
  • Que faire pour m’améliorer plus que je ne l’ai fait ?
  • Fait que ta vie puisse servir à améliorer le monde, transmet ce que tu as compris, vu, expérimenté. Ecrit et laisse une trace du chemin qui nous fait grandir…
  • Aurais-je le temps d’écrire ?
  • Souffle une phrase… un conseil…

Trouvons notre phrase, glanons de ces aphorismes qui nous interpellent, découvrons des perles de sens et faisons en un collier de sens ?
Posons-nous la question qu’est ce qui est important pour nous avant de  mourir ?
Que devons-nous savoir ?
Expérimentons sur nous-même et apprenons à accompagner l’autre vers ses essentiels.
Tel serait l’objet de ce compagnonnage de soi « projet-sens » à découvrir.

Et je retombe sur un passage de « découvrir un sens à sa vie » de Viktor Frankl : « Si l’on est atteint d’une maladie incurable, nous n’avons pas d’autre choix que de nous transformer »… Et nous savons que nous transformer c’est aussi transformer le monde.

Si tu ne sais plus quoi faire pour t’améliorer, va et cherche à voir comment améliorer les autres. Que peut apporter ton histoire au monde ?

Pour cela, savons-nous dialoguer avec notre âme pour nous ouvrir le champ de nos essentiels ? Avons-nous accès au dialogue avec notre âme pour qu’elle puisse nous dire ce qu’elle attend de nous ? Et si cela, était de me parfaire, de me compléter, (chalem) comme le dit le RAMHAL quel serait le bon chemin ?  Et si le questionnement ne vient qu’en fin de parcours que nous reste-t-il pour nous « retourner » et éviter la peur, la peur de mourir ? Eviter le regret, le regret de ne pas avoir fait ce que j’aurai aimé faire ?
Dernièrement, je discutais avec deux de mes patientes, toutes deux atteintes d’un cancer. Toute deux ayant pris la décision de réaliser un changement essentiel dans leur vie.

Nous avions déjà pu dépasser la peur de mourir par la formule.

  • « On ne meurt pas du cancer, on meurt de la mort ! »

La mort choisit le moyen qu’il lui est donné pour faire son travail. La maladie pour certains, l’usure du temps pour d’autres, ou encore un accident. La mort peut être subite en pleine force de l’âge et nous pouvons vivre centenaires avec une maladie incurable. Mais le problème reste : La peur ! Puisqu’il y a déclaration de « guerre » la peur de mourir reste, la peur de souffrir. Comment dépasser cette peur qui nous talonne ?
« Transformer la maladie en projet sens. Qu’est-ce qu’elle vient me dire cette « mal à dire »… Ramoner ma conscience, le logos, la voix… Ecouter, s’écouter et se dire… dire encore et encore, un ramonage du logos… »

Nous étions arrivés à cette conclusion : Ecouter la voix nous apprendre :

  • Apprendre à transformer la peur en action,
  • Apprendre à s’améliorer,
  • Apprendre la trans-formation de soi.
  • Apprendre à donner

Je reviens à Victor Frankl avec ses 3 instances :

  • Garder la bonne attitude
  • Continuer à se transformer, apprendre, aimer,
  • Continuer à œuvrer, découvrir ce pourquoi nous sommes ici.

La peur se transforme en projet. Et si le temps du retour se présente alors gardons le cap et continuons  à agir jusqu’au dernier souffle.

Voilà comment ce questionnement me vient en ces jours ou je sais que quoi qu’il puisse m’arriver de bon, le « je » de ce monde se rapproche vers sa destination. C’est là où la conscience peut encore « réfléchir » qu’il nous faut chercher les réponses qui nous sont encore possibles de saisir.

L’outil est donc la conscience questionnante.
Osons affronter les questions interdites. Le cadre est : Et si… « D.ieu nous préserve»…?  Les réponses seront données par cette même conscience répondante, cette fois.

Et s’il nous tombe une mort subite, sans avoir eu le temps de réfléchir à tout cela. Combien de choses inachevées laissons-nous à nos proches ?
Il ne suffit pas d’avoir une maladie pour y penser, une simple chute ou un accident peut nous y conduire. Alors avant que cela ne se produise, même si cela doit se produire à 120 ans la question reste la même :

  • « Qu’est-ce que nous laissons d’inachevé ? Qu’est-ce que nous aurions aimé terminer, faire ou vivre avant de quitter ce monde ?

La liste peut être longue certes mais elle nous donne aussi une piste pour aller vers notre essentiel.

  • Oser se demander : Quel épitaphe aimerions-nous voir écrit sur notre tombe ?

 

Une fois posées ces marques : disons ensuite qu’il nous reste le temps nécessaire pour réaliser ces essentiels. Un surplus de temps nous sera donné pour affiner et continuer à œuvrer.

Après avoir travaillé sur nos objectifs en besoin de recevoir (la roue de la vie)

Posons maintenant de nouveau nos objectifs de vie.

Etablissons un plan d’action.

Et pour nous aider à agir, il reste deux questions :

  • Quand commencer ?
  • Maintenant
  • Quelle est la meilleure action pour commencer ?
  • De commencer…

A suivre…
Je dois encore vivre de l’éphémère pour continuer à partager une entrevue avec l’éternité ici même. .. Oui j’ai la profonde conviction expérimentale que ce n’est pas uniquement de l’autre côté qu’on peut connaître l’autre côté du voile.

14 Comments

  • Laurence

    Reply Reply 18 octobre, 2015

    Prendre en charge notre éternité
    Est une phrase qui résonne en moi
    Nous sommes des phénix et nous renaissons de nos cendres et nous faisons l expérience de la mort à chaque étape de notre transformation
    Je meurs à moi même dans la voie de la transformation
    Et pourtant il est tellement difficile de mourir
    Et la mort physique? Celle de notre corps
    Elle est une mort sans retour comme les autres morts ,
    je ne reviendrais pas àla petite fille à la jeune fille à la jeune femme…..
    Pour autant la peur nous tenaille de perdre ce que l on est
    Mais le perd t on,,?
    Car tous ces aspects sont inscrits dans mon âme divine nechama que je garderai en quittant mon corps , cette part inaltérable de moi relié à Lui . Je Lui présenterai le travail de toute une vie sur l âme qu’il m’a confiée Mais il faut vivre en attendant en apprivoisant la peur de l inconnu qui malgré la foi persiste à nous torturer sans se lamenter sur la fin , ni s’adonner aux plaisirs du fait de cette fin. Mais vivre le temps qu Il nous a donnés jusqu’à au bout ,

  • Sophia

    Reply Reply 22 septembre, 2015

    Nous mourrons à chaque instant. La mort n est que le passage sur un autre plan comme la naissance et notre premier souffle , il en est de même pour notre dernier. Ce n est pas mourir qui fait peur mais l attachement que nous avons pour les êtres que nous aimons , comme nos enfants, et de les perdre. L égo , le mental a peur de mourir car il vit la dualité mais notre esprit , notre véritable être au delà du voile ne meurt pas. Je souhaite vivre avec mes 5 sens et le 6eme 🙂 pour en profiter pleinement plutard je n en aurait plus besoin mais je ne pourrais plus toucher, goûter, sentir…Nous sommes ici pour les vivres aussi…

  • Anonyme

    Reply Reply 21 août, 2015

    Bonjour Élie,

    Je m’étonne moi-même d’avoir zappé ce texte que j’ai lu dès que tu l’as diffusé. Comme si je ne pouvais pas prendre la parole, comme si je ne pouvais que me taire face au sujet, comme si je cherchais à éviter ce sujet pourtant très voire trop présent en moi. La disparition brutale de ma mère à 3 ans et demi (même si elle est revenue plus d’un mois plus tard) a gravé en moi l’éphémère de la vie, des choses et des personnes. Et cette peur de tout perdre a conditionné ma recherche de l’essentiel, que rien ni personne ne pourrait me ravir. Et c’est effectivement vers l’essence de l’être que je me suis tournée, une essence de l’être que je définit comme la quête de l’amour. St Augustin disait : « Aime et fais ce qui te plais » mais je constate que je suis incapable d’aimer en vérité et que la racine qui est à l’origine de ce qui me met en mouvement n’est pas l’amour mais la culpabilité. Elle alimente un sens du devoir d’apporter ma contribution dans ce monde. Là où j’en suis avec cette question du sens de la vie et donc de la mort, est que je suis allée jusqu’au bout de mes projets à faire, de ce que je souhaitais apporter à ce monde et aujourd’hui je cale. Et je suis devant la même question que rav Intel : que puis je faire de plus que je n’ai déjà fait ? J’ai conscience d’être dans un passage comme peut l’être le passage à la vie qu’elle soit terrestre (naissance) ou au-delà du terrestre (mort). C’est comme si je devais tout lâcher y compris mon entendement, mon questionnement et consentir simplement au silence, dans un état où il n’y a rien à faire, rien à être. Ce qui est extrêmement difficile et inconfortable parce que le temps, lui, passe !! J’ai l’impression de vivre mes derniers instants prénataux à une naissance spirituelle. Et dans ces instants, il n’y a qu’à être en phase avec l’élan de vie qui me donnera la force de naître.
    À suivre !
    Geneviève

    • leoguez

      Reply Reply 21 août, 2015

      Merci Geneviève. Je vois que notre école de réflexion sur le sens, prend corps. Nous devons apprendre à mourir pour renaître. J’ai eu la chance d’avoir eu plusieurs vies en conscience dans cette vie. Et j’ai su mourir d’une vie pour m’ouvrir aux autres. Aujourd’hui notre école du sens de la vie et le compagnonnage de soi en Projet-Sens, prend une dimension particulière par la beauté intérieure des participants.
      J’ai aussi compris avec le travail individuel que je fais avec certains élèves et la valeur des commentaires que je reçois dans vos page perso, que nous pouvons aller encore plus en profondeur vers nos essentiels.
      Je vois aussi que nous sommes peu nombreux à avoir saisie ce qui se construit dans ce projet. Pourquoi? Peut importe pourquoi untel reste observateur, c’est le libre choix de chacun. Mais puisqu’il y a tant hésitation. Ma question était qu’est-ce qui à motivé les personnes comme toi et comme tous les élèves à s’inscrire aussi spontanément? Tu me donne la réponse ici. Le profil général des élèves que je nomme « compagnons » savent ou ressente qu’il sont en transition. Nous parlons beaucoup de « passage » dans nos échanges. Et le rapport que je fais en écrivant avec la sagesse hébraïque c’est que la racine du mot « hébreux » est la même que celle de passage. Comme je l’ai écrit dans un article, la porte reste toujours ouverte aux « passants », juste que cela passe par un passage à prendre. Nous aurons des ponts de passage pour nous aider à traverser certain torrents dans notre vie… Parfois un simple changement de paradigme peut ouvrir un champ de vision totalement différent. Pour exemple découvrir notre responsabilité face à une situation, et nous transmutant la culpabilité en « response » à donner… Merci d’être avec nous.

  • Joelle Lachkar

    Reply Reply 20 août, 2015

    Bonjour Elie,

    Je suis très émue par la sensibilité et la richesse de ce texte, à lire et à relire…
    Au seuil de mon opération récente, j’ai eu peur, très peur, de penser aux larmes de mon fils, de mes parents, de mon compagnon si je mourais, et puis, de ne pas avoir été suffisamment moi-même (je n’avais pas les outils nécessaires auparavant). Je voudrais connaître mes petits enfants , donc je les connaitrai !
    Le bonheur est possible dans ce monde-ci, de la réunion des coeurs et des âmes, du partage.

    Qu’est-ce qu’une cicatrice physique au regard d’une réalisation non advenue ?

    Bien à vous tous.

    Joëlle.

    • leoguez

      Reply Reply 20 août, 2015

      En effet Joëlle, la peur n’est pas dans le passage, mais dans la relation de nos proches… Et puis aimer encore… plus encore lorsqu’on a touché un peu de notre finalité… Je suis heureux pour toi de savoir que l’aventure continue. Et aussi que tu sais maintenant porter les petites blessures de l’expérience… Tu parles de réalisation non ad-venue. Alors il te reste à prendre la voie de la réalisation en devenir… Devine ;))

  • estherjb

    Reply Reply 18 août, 2015

    Bonjour Elie,
    Oui, moi aussi je vivais comme si j’étais immortelle. Mes occupations étaient toutes matérielles, boucler les fins de mois, l’avenir des enfants, l’angoisse du lendemain, etc. jusqu’au jour où la maladie m’a atteinte moi aussi, comme beaucoup d’autres. Alors, que faire ?

    D’abord, ne pas se laisser abattre. Prendre les bons avis et les bonnes décisions, c’est important. Et puis vint la recherche de sens, de sagesse. Et comme je l’ai dit sur ma page-membre, c’est un infirmier catholique pratiquant qui m’a ramenée vers le Judaïsme ! Ce fut donc le retour aux sources de la tradition, le retour aux vraies valeurs, celles qui restent et les seules que l’on emporte avec soi : les midot, les qualités de coeur et d’esprit.

    Quand on se retrouve face à une maladie comme le cancer, même s’il existe aujourd’hui des quantités de traitements très efficaces, qui m’ont notamment permis de tenir 10 ans, on se pose toujours la question de la mort. Même une maladie à évolution lente au départ évolue tout de même et un jour on se rend compte que cette évolution nous amène droit vers la « sortie du théâtre »…

    Alors, comme tu l’as dit, « on ne meurt pas du cancer, on meurt de la mort » et dans ce cas il faut s’y préparer. La question ne devrait pas être tellement tabou car si on s’y prépare, je pense qu’on voit les choses arriver avec plus de sérénité. Pourquoi avoir peur de la mort si ce n’est qu’un passage vers un autre monde ?

    Alors certes, il faut savoir utiliser le temps qu’il nous reste pour nous améliorer, travailler sur nous-mêmes, apprendre, donner, transmettre, avoir un projet-sens et surtout, surtout, ne pas rester dans l’angoisse de l’inachevé, alors agir, agir vite !

    Merci Elie pour ce texte très fort et qui remue. Je pense qu’il est très utile de se poser toutes ces questions quel que soit notre état physique ou notre âge. Cela ne peut que nous aider.
    Esther

    • leoguez

      Reply Reply 20 août, 2015

      Esther,
      Nous avons beaucoup avancé sur ce sujet tabou.
      Quand je repense à nos séances, à notre correspondance, à tes rêves suivi des miens.
      Dans ce que je développe, je pose le principe qu’il n’y a pas de sens à la vie si nous ne connaissons pas le sens de ce que nous nommons la mort.
      Et si naître c’est mourir d’un espace et mourir c’est naître dans un autre espace…
      Quelle est la finalité de ces différents états de consciences?
      le sens doit être compris ou pris en conscience dans les deux sens. Un état préparant l’autre état.
      Et si nos épreuves, souffrances ouvraient un champs de consciences autre que celui du « bonheur dans les prés ».
      L’essentiel étant de grandir nous l’avons entendu dans notre dernière séance en RED… Tu te souviens?
      Regarde combien tu as grandi à travers tes épreuves…
      Il y a certes un autre chemin pour grandir autres que les épreuves, et si nous nous y attelons combien d’épreuves en moins dans une vie…
      A notre dernière correspondance, j’ai compris un message… Ecrire sur le sujet, écrire sans retenu de ce que je sais, même si cela n’est pas de l’ordre du savoir mais de l’ordre de l’expérience.
      J’ai compris où nous même ce « projet-sens ». Je n’ai pas osé l’aborder du coté de la fin.
      J’ai pensée plus facile de commencer par l’avant, l’avant naissance… L’ADN spirituel, pour comprendre le parcours au mieux que nous pouvons. Corriger les ratés, se redresser, grandir… Mais le caché est aussi à la fin, un fin qui n’est en fait qu’un nouveau début…
      Je suis persuadé que si nous ne craignons pas la fin, alors nous découvrirons combien la vie est belle… Relisons Etty Hillesum, et découvrons combien elle glorifiait la vie dans l’espace le plus sombre que le monde ait connu. Je te retrouve dans page perso pour partager « l’Un t’y Me » du cheminement.

  • Benjamin

    Reply Reply 17 août, 2015

    Je m’excuse, je post un commentaire un peu long, mais c’est ce que votre texte m’a inspiré :

    Il y a quelques années, un Chabat matin, je me suis réveillé vers 8h00, je suis allé déjeuner, puis je suis retourné me coucher vers 9h30. J’étais très fatigué suite à une semaine chargée, et n’ai mis que quelques minutes à m’endormir.
    Tout d’un coup, je vois mes jambes sortir d’elles-mêmes, et s’élever d’un peu moins d’un mètre au-dessus du lit. Elles étaient comme aspirées vers le haut, comme si elles ne pesaient plus du tout. A ce moment-là, je me rends compte que je suis en train de rêver et d’être éveillé en même temps. J’étais éveillé dans mon rêve.
    Ensuite c’est le reste du corps qui à quitter son emplacement, afin de flotter au-dessus du lit comme le faisait mes jambes, d’une façon extrêmement agréable. Puis j’ai commencé à voler dans la pièce. Tout me paraissait immense, comme si j’étais devenu tout petit (si je me repère aux bords des meubles que je survolait, je devais mesurer 3 cm).
    Ce qui m’a le plus surpris dans cette expérience, c’est le fait que la définition graphique de la réalité dans laquelle je me trouvais était beaucoup plus précise que tout ce que j’avais pu voir auparavant.
    En volant, j’ai d’abord tourné autour des meubles qui étaient dans ma chambre, puis je suis monté vers le plafond, lequel m’a aspiré au travers d’un espace noir, ce qui m’a immédiatement plongé dans l’inconscient. A ce moment-là, je me suis réveillé, et me suis rendu compte que ce n’était qu’un rêve, mais un rêve graphiquement et émotionnellement mieux défini que la réalité que je connaissais.

    Stupéfait du fait que je venais de vivre quelque chose que je ne connaissais pas, j’ai commencé à me renseigner sur le sujet et j’ai découvert que ce phénomène s’appelle le rêve lucide.
    J’ai commencé donc à m’intéresser à ce genre de rêves, j’ai appris à les occasionner par moi-même, et je me suis documenté sur les rêves en générale.
    J’ai appris qu’il existe différents types de rêves, des rêves dans lesquels je vois depuis l’intérieur de moi-même, par mes yeux, des rêves ou je me vois depuis l’extérieur ect…J’ai remarqué aussi que même si je suis un personnage de mon rêve, et que je meurs dans le rêve, je peux continuer à générer le rêve depuis l’endroit où je me trouve (le monde « reel », dans lequel mon corps est en train de dormir), et permet ainsi au rêve de continuer d’exister. Je me retrouve donc à jouer seulement le rôle du metteur en scène, et non plus celui de l’acteur. C’est-à-dire que je gère le rêve depuis le monde dans lequel je dors (tout en étant conscient du rêve), et ce que je génère depuis ce monde émane dans le monde créé dans lequel mon rêve existe…

    La suite de ses recherches sur la kabbale est posté dans la page perso de Benjamin pour un échange « école », dans le cadre du « projet-sens »… C’est une question pédagogique de ma part (Elie)… La suite … le corps en tant que vêtement…

    Maintenant, si certains signes me font comprendre que ce vêtement va être retiré de la création, c’est-à-dire que ce vêtement commence à être dévitalisé/déconnecté de sa source de vie (maladie / sensation de mort apparente ect….), je me dirais que la cause pourrait être le fait que je ne transmets pas assez de cette vie dont je suis le canal, dans mon rôle sur terre, peut être que je freine trop cette vitalité à cause de ma recherche d’existence. J’essaierais donc d’augmenter ma recherche de vie, en diminuant ma recherche d’existence.

    Je commencerais donc par poser sur feuille ce que j’ai fait, ce que je fais, ce que je vais faire, ce que j’aurais pu faire, ce que je voudrais faire, ce que je pourrais et ne pourrais pas faire ect….
    Ensuite je séparerais le tout en 2 colonnes :
    Une colonne vie
    Une colonne existence.

    Et à partir de là, j’essaierais de monter un programme de vie qui serai plus accès sur la vie que sur l’existence, c’est-à-dire plus tourner sur ce que je peux faire, que sur ce que je veux être… Benjamin
    A suivre ici ou dans nos cours… Elie

    • leoguez

      Reply Reply 18 août, 2015

      Merci Benjamin pour ce fort témoignage.
      J’ai choisi de laissé dans ta page perso tes recherches, réponses et tes conclusions kabbalistiques…Ce n’est pas une censure, mais tu abordes beaucoup de sujet qui demande analyses et réflexions… La porte n’est évidemment pas fermée, mais ouvrons là progressivement… Et par étape… Ceux qui souhaitent connaître tous les commentaires « école » du notre initiative peuvent le faire quand ils le veulent sans engagement et gratuitement, il leur suffit de s’inscrire via la page d’accueil du site…
      Pour revenir à ton expérience, tu parles de rêves lucides… Je connais par expérience le sujet pour avoir pratiquer le rêve lucide… mais à mon sens ce que tu décrit est bien plus qu’un rêve lucide, je pense plus à une sortie du corps… Expérience qui peuvent devenir lucide dans le sens de volontaire… Je ne parle pas d’idée d’enseignement ou de croyance, mais d’expérience… Je vous parlerai ( en son temps) de la différences entre rêve lucide, rêve éveillé dirigé, et sortie du corps selon ce que j’ai compris de mes expériences…
      Quand à l’exercice que tu proposes, super!. As-tu vu la vidéo entre vivre et exister sur le site? http://coachingexistentiel.com/videos
      Il nous restera à débattre entre l’être et le faire… Tu sembles privilégier le faire à l’être… Comme si « l’être est fait » et que nous ne pouvions plus rien « faire » pour lui! Mais qu’est-ce que faire d’essentiel si ne n’est de « Se faire »… Une autre belle leçon à suivre, et chacun selon sa « voix »
      Comme je l’écrit dans la methodologie de la formation: « « Ni vérité, ni recette ! »
      Les interventions permettront à chaque participant de prendre le recul nécessaire pour définir ses objectifs et s’approprier les techniques et outils qui lui sont nécessaires.Afin de privilégier l’expression de chacun, et les mises en pratiques individuelles. http://coachingexistentiel.com/methodologie-et-modalites
      Merci encore Benjamin pour tes belles interventions, c’est un plaisir de te savoir élève de l’école du sens. je te retrouve dans ta page.

      • Benjamin

        Reply Reply 18 août, 2015

        Vous dites : « Tu sembles privilégier le faire à l’être… Comme si « l’être est fait » »

        En faite je pars du principe que tout émane de soit, et que les orifices du visage permettent de projeter face à notre conscience ce qu’il y a « en soit », et non de capter ce qu’il y à « hors de soit ».

        j’ai fait cette expérience suite à un moment de ma vie ou une souffrance ne m’a pas laché pendant presque 2 ans.
        J’ai passé presque 2 années à essayer d’éliminer activement cette souffrance, mais ça ne faisait que lui donner existence.
        C’est quand je me suis focalisé sur le fait d’oublier ma personne et de faire, que cette souffrance à commencé à diminuer. Et plus j’étais dans le « faire », plus je m’éloignait du « être », et plus cette souffrance diminuait.

        Au bout de quelques temps, je me suis rendu compte que j’étais devenu ce que j’avais fait. Je n’étais plus (ou presque plus) ce qui souffrait auparavant.

  • fabienne guenoun

    Reply Reply 17 août, 2015

    Il paraît qu’il n’y a pas de hasard dans la Vie….

    Votre lecture est arrivée à point nommé dans ma boîte mail.
    Merci pour ce partage.
    Une excellente journée vue du Ciel.
    bien à vous
    fabienne guenoun

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