Je me sens à l’étroit chez moi. 

Une Petite histoire Hassidique.

Un jeune couple avec 3 enfants habitait une petite maison de 3 pièces.
Les enfants grandissant, les besoins mobiliers avec, le couple finissait par se trouver à l’étroit chez eux.
Ne sachant pas trop quoi faire, le couple va voir le Rabbi du village pour demander conseil.
– Vous avez un poulailler, n’est-ce pas ?
– Oui
– Prenez les poules et le coq avec vous dans votre maison !
Dans cette communauté, la population est toujours à l’écoute des conseils du Rabbi même s’ils semblent paradoxaux. Le lendemain, dans le désarroi le couple retourne voir le Rabbi.
– Rabbi c’est insupportable, nous ne pouvons pas tenir !
– Vous avez une chèvre à ce que je sais. Que la chèvre vive aussi dans la maison.
Vous imaginez la scène, ce jeune couple par respect au Rabbi obéit à contre cœur.
Après une nuit d’enfer il retourne chez le Rabbi. Même stratégie avec la vache !!!
Là c’était trop ! Le coté réactif commence à s’éveillé mais en plus du respect il y avait la crainte. Le couple est démuni mais n’ose pas se plaindre. Une nouvelle nuit à passer entre les poules, la chèvre et la vache.
Le lendemain le Rabbi passe les voir.
Demain c’est Chabbat, vous pouvez maintenant remettre les animaux à leur place et vous préparer à l’accueil du Chabbat.
A la fin du Chabbat, le Rabbi convoque le jeune couple pour revoir leur problème d’espace.
– Vous savez Rabbi, nous n’avions pas pris conscience l’espace que nous avions.   Finalement nous sommes très bien chez nous…

3 Comments

  • kiki

    Reply Reply 18 mars, 2016

    C est mignon et en même temps cela parle de plusieurs choses:
    On a besoin des autres pour nous éclairer..
    Et aussi, on va loin parfois dans la confiance en l’autre…
    Le rabbi semble quelqu’un de bon,cela dit cette famille accepte beaucoup sans avoir son libre arbritre….

    • leoguez

      Reply Reply 18 mars, 2016

      Oui, ce n’est qu’une histoire à réfléchir. On ne perd jamais son libre arbitre même quand on dit ok je le fais, C’est nous qui disons Ok. Et c’est vrai c’est une question de confiance. Quand je vais chez le médecin, j’accepte son remède même si je n’y comprend rien, mais j’ai confiance en sa science. C’est pareille pour un médecin de l’âme, parfois il nous demande de faire un acte symbolique, je ne comprend pas, mais je fais confiance à sa science. Maintenant reste à savoir qui est savant et qui est charlatant… ça aussi c’est notre libre arbitre qui le décide, m^me si je me trompe. Dans un dernier texte j’ai écrit (La conscience morale), nous avons aussi la possibilité de lâcher une certaine forme du libre arbitre qui n’est qu’à la mesure de ce que je peux connaître pour se laisser conduire par notre inconscient spirituel…

  • Geneviève GALINDO

    Reply Reply 25 octobre, 2015

    C’est aussi au moment où l’on doit vider son appartement que l’on réalise à quel point on avait de l’espace pour entasser autant !

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