Vas vers toi-même

Suivre ce texte sans précipitation pour ne pas perdre le sens.

Nous voilà déjà à la troisième section de la Torah avec Leh Léha… que j’aime traduire par « va vers toi »
Aller vers Soi-même, suivi dans le pays que je t’indiquerai ( le lieu qui correspond au mieux à ce soi-même, notre destination futur.
Un véritable programme de coaching existentiel. Nous en avions parler dans la porte guimel avec nos étudiants.

Mais est-ce que tout ceci ne nous écarte pas trop du coaching existentiel ?
Un peu si… Mais juste un peu.
Doit-on séparer l’enseignement de la kabbale existentielle de la formation en coaching existentiel…
Un peu si … Mais juste un peu.
A quand la prochaine étape ? CQQCOQP ? Questionnement sur le sens de l’avenir de tout ça.

Mais il me vient une autre question en préalable.
Quand l’on se pose une question sur le sens de ce que l’on fait,
qui pose la question ?
Ce “qui ?” serait la question première, car en fonction de ce qui, qui se pose des questions, toutes les possibilités de réponse auront un sens spécifique.

Je m’explique, j’ai besoin de me réaliser, de faire un métier que j’aime et qui me permette de vivre correctement. Je pose le projet et je fais tourner les questions CQQCOQP.

Si c’est mon moi en quête de réalisation sociale et professionnel qui pose les questions alors la tournure des questions/réponses s’orientera vers la faisabilité du projet. L’accompagnement peut toutefois être de l’ordre du coaching existentiel, mais il ne restera qu’existentiel.
Mais si “le Qui” qui pose ces questions c’est l’essence de mon être, alors la tournure s’orientera vers le sens de mes essentiels. Alors l’accompagnement en coaching existentiel aura une tournure de l’ordre des essentiels.

Dans ce sens la formule Leh leha ( va vers toi) n’est-elle pas un préalable à tout questionnement existentiel ?
On à pris l’habitude de penser que l’essentiel est d’aller vers l’autre, mais si je ne suis pas véritablement moi-même, qui va vers l’autre ?

Nous avons déjà vu à plusieurs reprise la formule d’Hillel l’Ancien « Si je ne suis pas pour moi qui suis-je ? » C’est un préalable à tout quête, tout projet… Ensuite et seulement ensuite, nous pouvons dire avec lui, « si ce n’est que pour moi que suis-je »
« Être Soi, mais pas pour soi-même. » tel serait la mission du premier patriarche. Tel serait la première mission à se donner.
Ensuite rester à l’écoute de la « voix qui nous indique le voie »
« Va vers toi, dans le pays que je t’indiquerai. » nous dit le texte biblique …
Qui connait son juste lieu de sa réalisation ?
Sinon cette voix qui nous indique d’aller vers soi-même.
Il s’agit d’un double mouvement, un intérieur (vers-soi) l’autre extérieur, vers son lieu.
Mais pour cela le texte est explicite : « Quitte la maison de ton père »
Quitte ton lieu d’origine, et vas vers ton lieu de destiné. Sort de ta zone de confort pourrait-on dire en coaching..
C’est clair ?

A ce sujet j’ai quelque chose de personnel à partager.
Pas tout à fait personnel, car je retrouve le même phénomène chez d’autres formateur qui travail sur la mission de vie. A un moment donné à force de questionner leurs étudiants sur le sens qu’ils veulent donner à leur vie, le questionnement les rattrape et se retourne vers eux.

« Pourquoi je fais ce que je fais ? » Et selon le qui de leur personne qui pose la question le sens de la réponse prend une toute autre tournure… Eux-aussi doivent aller vers leur essentiel…
Tout comme moi-aussi, tout comme toi-aussi …
A ce moment le projet sur lequel ils se sont construits devient un ancien à quitter pour un renouveau.

J’ai dit que c’était personnel, puis-ce-que c’est ce que je vie. Mais pas tout à fait personnel puisque d’autres le vivent, parmi même nos étudiants du projet-sens.

Alors la section biblique de cette semaine devient d’actualité.
C’est dans l’air du temps, de nouveau paradigme sur le sens de nos missions de vie se présente à nous. Et il faut oser quitter le lieu de là où l’on est pour aller là où on ne sait pas encore. C’est très déstabilisant…

J’ai entendu la voix qui me disait « Béréchith 72 », je n’avais pas compris et j’ai attendu. Béréchit premier mot de la torah, mot source et ressource d’un éternel recommencement. 72 mon âge, mais aussi et surtout une expression du Nom divin, hors le lieu de l’existence.
J’ai cédé boutique, et j’ai décidé de ne pas relancer le projet-sens dans l’immédiat.
J’ai lâcher une partie de moi-même pour aller vers Soi.
J’ai quitté ma maison pour le désert de Judée.
Et les signes de « Béréchit 72 » Parlent. Ils faut juste être à l’écoute et savoir entendre. Parfois c’est à coup de boulet de mots !

Et de mots en maux le sens se dessine.

Je connais Béréchit 70, d’il y a deux ans quand j’ai lancé mon projet. Il n’a pas eu le temps de prendre son élan et de donner ses fruits que me voilà rattrapé par le vent du renouveau.
Béréchit 72 … ne sera pas comme Béréchit 70.
Chaque élève de la session 70-71 doit faire un bilan, un mémoire et une présentation de son travail…

je ferai la présentation de mon Béréchit 72, à notre prochaine rencontre même si rien ne sera définit puisque le “rien” n’est jamais bien défini. 

1 Comment

  • Ruth

    Reply Reply 18 novembre, 2018

    une belle initiative d’un ami Henri Pascal Bnei Noah.
    Vous en pensez-quoi ? (Elie)

    Bonjour Elie, Je cherchais où déposer ce post, et je suis tombée sur cette page et je me suis dit au fond, que ça tombait bien “Va vers toi… Va vers l’Autre” et donc, je partage ci-dessous, ce que ta question m’a inspirée en ce qui concerne ceux que l’on appelle les “Bnei Noah” !

    Il y a quelque temps tu avais diffusé un post concernant le groupe « Bnei Noah » mis en place par Pascal Henri et donc, je vais essayer d’y répondre selon mes convictions à ce sujet (en espérant, avec tout le respect que je porte à tout à chacun, ne choquer personne)il s’agit d’une réflexion personnelle dont le développement n’en sera pas exhaustif, loin s’en faut car ce sujet est immense, et donc mon propos restera succinct..

    Je dirai d’abord,que je connais via « Face Book » l’engagement de Pascal Henri que je salue évidemment car il s’agit là d’un fort investissement je pense, en courage, énergie et autre ….. Je suis d’ailleurs régulièrement les séquences qui sont organisées, actuellement sur le livre de Rabbi Haïm Luzatto (Derek Hashem) et commentées et développées par notre Rav Mordekhai Chriqui qui donne ainsi de la dimension et de l’ampleur à ce que l’on lit dans ce livre. Disons, que cela « anime » cette lecture pour ceux et celles qui s’y consacrent par ailleurs. Ce groupe que je ne connais pas de l’intérieur, n’en n’étant pas membre, est intéressant et semble être dans une quête et une recherche que je situe dans « l’authentique » !

    Je trouve à cet effet, que tout ce qui contribue à « rassembler » “ ré-unir” en se tenant à l’abri de toute polémique, et donc à travailler à « l’unité » est de grande valeur et tout celui qui y contribue et y participe montre qu’il a une conscience très avancée et a compris que la Création d’Hashem, en son ENTIER, est appelée à cette reconnaissance du « vivre ensemble », en même temps que de bien comprendre aussi le Sens caché de cette Création. C’est là, j’en suis persuadée, la démarche de Pascal Henri.

    Rassembler est plus qu’un simple mot et découle d’une volonté forte et d’une tolérance qui n’est pas à la portée de tout le monde. On constate en effet, trop souvent, que pour faire passer « son » message, il est de bon augure de critiquer allègrement celui de « l’autre » (c’est un constat!) . Or, cela génère automatiquement un conflit et entache même le message ou le sens que l’on veut donner à l’enseignement donné, à celui qui s’applique à décrypter ce qui est derrière un message, quel qu’il soit !

    Pourquoi je dis cela ? Parce que pour dire le fond de ma pensée, je n’adhère pas à toutes ces distinctions qui ne font que générer d’ailleurs des conflits petits et grands parfois malheureusement ! En ce qui concerne, plus particulièrement notre sujet, à savoir les Bnei Noah, je n’adhère en effet pas à ces distinctions à savoir mettre à part ce que l’on appelle « les Noahides », c’est-à-dire les Bnei Noah et ceux que l’on appelle « le Peuple de Dieu » ! toutes ces « distinctions » ne sont que source de confusion et maintiennent dans une « fausse hiérarchie » qu’Hashem n’a certes pas voulu, la sélection étant naturelle et se faisant selon Sa Volonté. Les hommes ont largement outrepassé leur « droit » en la matière, en utilisant le Nom et la Volonté du Tout Puissant, pour imposer ce qu’ils ont cru, selon les époques, pouvoir en interpréter le Sens ! C’est d’ailleurs, à mon avis, la raison qui fait que nous sommes toujours dans « le Chaos » …. Or, ce que je pense (et je ne suis pas isolée dans cette vision) c’est que lorsque quelqu’un « frappe à la Porte » (car il ne s’agit absolument pas d’aller chercher qui que ce soit), le devoir est de la lui ouvrir, et lui permettre ainsi d’évoluer, sans lui rendre inaccessible ce « Passage » , certains d’ailleurs l’appelle “le parcours du combattant” … – Tout est fait en effet, pour « rejeter » le postulant ! Alors , on crée, la « branche des Bnei Noah » ….. ce qui marque bien une distinction –

    En ce qui me concerne, je n’aime pas les poids demi-mesure, et cela n’est pas par manque d’humilité, mais parce que sembler être “dedans” tout en restant “dehors” pour moi est un “non Sens” et donc, il m’est impossible d’adhérer à cela, bien que restant proche fraternellement ou y participant selon des opportunités réciproques ! Ce qui n’empêche, que je suis admirative pour ceux qui s’incluent dans cette démarche et particulièrement pour Pascal Henri qui s’y est je pense très fortement impliqué –

    Pourquoi tous ces clivages ? c’est là la question qui s’impose à moi , face à ce qui m’apparait être du domaine du monde spirituel ! est-ce que la faute consiste à « atterrir » dans ce monde, dans un lieu et dans un milieu qui ne correspondent pas au dogme idéologique ? et du coup on vous met tout de suite « à part » alors que le Dieu de la Torah est UN ? L’Unité peut se concevoir à partir de la diversité et c’est à chacun/chacune d’y participer et aussi au plus avancé d’aider le moins avancé, ou celui que la vie semble avoir défavorisé, encore plus lorsque ce dernier est EN DEMANDE ET VIENT A LA RENCONTRE ! Dans cet optique nous ne sommes et ne restons qu’au niveau « matière », celle des corps, alors que nous ne devrions n’être qu’au niveau « des Ames », car oui il y a des âmes dans des corps dits “non juifs” qui sont plus Juives que certaines habitant des corps “dits Juifs” !

    J’écoute parfois des cours d’un Rabbi sur le site Breslev qui dit que les Juifs sont des « Passeurs » ! J’adhère complètement à cette image, à condition que lorsqu’il y a adhésion en face, il n’y ait plus de différences, simplement celles du Savoir qui lui ne s’acquiert qu’au cours du temps et de l’étude et le rôle alors du « Passeur » est d’instruire ceux qui viennent vers lui , La Foi, la Emouna, n’étant que le seul critère à retenir ainsi que la Volonté de l’Impétrant, qui aspire d’avancer dans cette Voie Unique,celle du Judaïsme, celle vers HASHEM ! Et attention, cela ne veut pas dire qu’il faut transformer “La Maison de Dieu” en “Auberge Espagnole” ! Non, simplement laisser entrer celui/celle qui, n’y étant pas de naissance terrestre, le sollicite, d’autant que sur un plan plus subtil il peut déjà être dans un des Palais d’Hashem alors que d’autres sont encore dehors ….

    Je vais m’arrêter là, et dire en conclusion, que la responsabilité de tout celui qui détient ces Etincelles de Connaissance contenues dans la Torah , en n’en partageant qu’une partie afin de maintenir ainsi des distinctions, disons de niveau, sous prétexte que l’autre n’est pas né de la même façon que lui est à mon avis tragique et ne participe absolument pas au plan divin, mais à son contraire. Je sais, c’est compliqué et bien qu’il existe, b’h des personnes plus ouvertes dans la Transmission, qui participent à créer davantage d’ouverture et ce sur un plan universel, mais qui restent néanmoins dépendantes du “dogme imposé” il y a néanmoins de nombreuses personnes beaucoup plus fermées et attachées à toutes ces limites et distinction, et qui sont en réalité emprisonnées dans le carcan d’un système à caractère purement « administratif » en même temps que « sectaire » quand cela n’est pas « politique !» en sachant que toute religion quelle qu’elle soit, est souvent malheureusement enfermée dans ce carcan qui finit par occulter la vraie lumière et je dirais pour finir…. « Dieu Lui-Même en meure …… »

    Tout cela reste incomplet et aussi un peu “en vrac” mais ouvre sur d’autres réflexions et développement c’est évident , mais en même temps, s’appuie sur des faits vécus ou connus en ce qui me concerne et j’ai donc saisi cette opportunité pour m’exprimer à ce sujet ! Peut être est-ce ma “Neshamah” qui m’a dit de le faire ….
    Belle continuation à tous/toutes – Cordialement et Fraternellement

    Ruth
    (je ne suis pas libre pour le jour de la Convention le 25 novembre sinon je serais volontiers venue évidemment)

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