Mon coaching existentiel, livre inachevé

Bonjour,
Je présente au festival du livre de Nice les 3 et 4 juin  2017, un premier essai sur « mon coaching existentiel » en sous-titre la page blanche d’un livre inachevé.

Ce livre est en vente à l’espace Sephria de Nice ou en ligne ICI

Le livre est réellement inachevé mis à part cette page blanche qui fait tout de même 50p. (A déguster avec un café au lait sans sucre) Je présenterai ce travail en conférence le dimanche 4 à 11h 45 à l’hôtel Aston.

Ceci dit je suis preneur pour tout conseil d’édition pour le Tome 1 de ce livre qui ne sera de toute façon jamais achevé.

Alors voilà l’histoire de ce livre :

Comme chaque année en tant que libraire, je suis présent au festival du livre de Nice en tant que libraire et j’invite des auteurs à présenter leurs derniers ouvrages. Depuis que je suis dernière mon micro d’animateur pour la promotion d’auteurs, je me suis dit : Qu’est-ce que tu attends d’écrire ce livre que tu portes en toi depuis des années ? Et voilà que le feu me monte à la tête pourquoi pas au festival du livre 2017.

1 mai 2017 : Quoi ?! Tu es fou ? Tu n’as qu’un mois devant toi !

Je range mon petit saboteur de rêve, et sans tarder, j’envoie un mail aux organisateurs pour leur annoncer que je serai présent au festival en tant qu’auteur et que je présenterai mon livre en conférence… Voilà vous savez presque tout !

4em de couverture extrait

À travers ces quelques textes sélectionnés, Elie Guez, mon père, propose au lecteur de son imaginaire de toucher du doigt, voire de tout son « être », la question du sens, le Sens.  En quelques pages, un croc dans la pomme originelle nous propulse face à la matrice du monde, afin d’apprendre à vivre vivant comme à mourir vivant, par l’enseignement du fou au sage.  En quelques pages, le non-sens des pires souffrances de ce monde prend le sens de l’Unité divine pour nous aider à rejeter le dieu hasard.
Si vous vous posez des questions sur la vie, la mort, le sens de tout cela, ce livre ne vous donnera pas la réponse. Ce livre vous accompagnera sur le chemin du questionnement.
Ouvrez les yeux car en route vous vous rencontrerez peut-être vous-même.

Oriane.

 

Elie Guez, est directeur du centre de formation Metasophia, Compagnon Thérapeute, Coach, formé à la Logothérapie, à la PNL, à la Sophro-Analyse, à l’hypnose Ericksonienne, diplômé en Ingénierie de la Formation, enseignant en ressources humaines, et conférencier. Il est l’initiateur de ce projet de Compagnonnage de Soi et le créateur de l’approche du Coaching Existentiel.
Il se présente lui-même comme étudiant de la sagesse universelle.

 

C’est l’histoire d’un projet de livre qui raconte l’histoire de la naissance d’une écriture inachevée. Une histoire qui raconte l’enfance, là où se trouvent les indicateurs de sens de l’histoire de l’homme. C’est l’histoire d’un projet d’écriture qui raconte l’histoire du projet-sens des origines à sa finalité.    Tout est lié.

Une histoire qui commence par une page blanche et un café au lait sans sucre. La page blanche est un temps de vide intellectuel qui nous ouvre vers un ailleurs non construit. Un vide qui laisse place à l’imprévu sur ce chemin qui se construit en marchant. Ayant connu son effet créatif, je m’étais dit, pourquoi pas commencer le livre par une page blanche, que je nomme l’âme du livre. Je n’imaginais que je vivrai dans le réel ce syndrome de l’écrivain et comment cette idée pouvait faire bouger le sommaire initial jusqu’au titre du livre.

Le projet-sens de ce livre est de partager ma vision sur la logothérapie et la kabbale existentielle, ainsi le lien que je fais entre ces deux sciences. C’est aussi me mettre en résonnance avec ceux qui veulent aller plus loin dans leur propre quête, et ceux qui souhaitent suivre une formation en coaching existentiel. 

Je suis devant ma page blanche ! Je me retrouve vide d’idée. Le plan du projet en main, plan élaboré très sérieusement, rien ne sortait. J’ai déposé ma plume de guerrier et je sors faire un tour.

2 mai 2017 10h, Har Homa, Jérusalem

Je suis sur la terrasse d’un café, je prends un café au lait sans sucre, ma page blanche à la main.  Quand on est devant la page blanche, la consigne est d’écrire ce qui est là dans l’instant. Et là, maintenant, c’est du soleil sur le visage, un café au lait sans sucre … une page blanche … un projet d’écriture sur le sens de la vie…/… Je ressens un plaisir subtil, je me retrouve comme Proust avec sa madeleine. Ma madeleine, c’est du café au lait sans sucre…

– Et alors ?

Ah le café au lait sans sucre, si j’étais Proust, je vous conterais un poème à vous faire rire et pleurer de joie. Mais aujourd’hui je ne suis pas là pour parler de ces petits déjeuners de la DASS[1].

– Tu es là pourquoi ?

Je suis là pour une chose sérieuse. Je dois écrire sur une des questions les plus importantes que l’homme se pose : « Le sens à la vie » ! Et je me retrouve là devant ma page blanche avec mon café au lait sans sucre ! La page blanche, le café au lait, mon projet-sens… Tout est lié…

Je suis complètement fou ! Sortir un livre en moins de trois semaines, aux côtés de tous ces professionnels de l’écriture, alors qu’il me reste encore des restes de dysorthographie et des souvenirs dû au bonnet d’âne de mon enfance ! Et, pour me mettre la pression, j’annonce ma présence au festival du livre !
– C’est quoi ton problème, pourquoi cette précipitation ? Tu as besoin de reconnaissance ? Il te manque quelque chose ? Tu es malheureux ?

– Non, rien de tout ça, tout va bien, je suis là, sur la terrasse d’un café. Je ressens de la joie, un sentiment de liberté, heureux d’être là où je suis, où j’en suis et ce que je suis…
– Tu as fumé de la moquette avec ton café au lait ?

 

– Sans sucre, s’il te plait ! C’est important !
Arrêtons la plaisanterie. Le sujet est sérieux. Ce livre doit répondre aux essentiels de la vie : La pleine réalisation de la vie, mais aussi savoir répondre à la souffrance, à la mort, à l’amour, à la haine. Répondre au sujet de l’argent, de la richesse, de la pauvreté, de la chance, du bonheur, mais des épreuves.  Et plus encore, répondre à la question essentielle : Devant des situations dramatiques, devant l’horreur ! Oser la question : « Et D.ieu dans tout ça ? » [2]

…/…Tu comprends ? C’est sérieux ! Je dois écrire sur « Vivre et Exister ». Comment être vivant dans la vie, sans avoir besoin de passer de l’autre côté pour comprendre ce que signifie être vivant dans la vie[3]   Etre vivant de notre vivant, tel est le but de la vie.

– Tu es vivant ?

Non, pas toujours mais souvent ! Là, à l’instant, pendant que j’écris avec mon café au lait sans sucre, je suis bien vivant. C’est comme ce jour où j’ai mangé une pomme dans le désert[4], où encore, quand, juste avant chabbat[5], je lâche prise et je prends de la tarte au romarin avec mon épouse…

– Quoi ? Café au lait sans sucre, pommes dans le désert, tarte au romarin, c’est ça être vivant ? Pourquoi pas le couscous boulette ?  Il est là le bonheur ?  Le sens de la vie, c’est bien manger, bien dormir, bien rire ? …/…

…/… – Le bonheur serait toujours dans le recevoir, jusqu’au besoin de l’âme ? 

Non ! Justement, c’est là que commence le vrai sens, V. Frankl ajoute le besoin de sens.

…/ …- Et la Kabbale dans tout ça ?

C’est pareil. Kabbale veut d’abord dire « recevoir » : Être reçu dans un cercle d’étude, recevoir l’influx divin, l’inspiration…

– C’est encore recevoir !

En effet, ça commence par aussi par recevoir. Il y a un sens nécessaire à « recevoir »…/… Comme le dit Hillel l’ancien, dans les Maximes des Pères. « Si je ne suis pas pour moi qui suis-je »[6]. Ça commence bien par la construction de soi. Mais c’est la suite du texte qui donne le véritable sens de cette construction de soi : « Si ce n’est que pour moi que suis-je ». Recevoir, se réaliser oui, mais par que pour soi. C’est là que vient l’enseignement de la Kabbale du Rav Achlag[7] « Apprendre à recevoir pour mieux donner »[8]. Vivre, c’est plus encore qu’Exister. Plus encore que le bonheur de recevoir il y a la joie dans le don. Alors le sens de l’existence prend une autre dimension, un autre sens, celui de donner, d’aimer… Redonner ce que la vie nous donne. L’essentiel est de donner. Mais pour bien donner, donner juste, il faut avoir reçu. Reçu la juste mesure du besoin de recevoir, pour donner à la juste mesure.

– Et bien, voilà ! Ta page blanche est bien remplie ! Et maintenant, tu fais quoi ?

Je lâche le sommaire, le synopsis, comme le disent les éditeurs. J’écris quand ça vient, comme ça vient, ce qui vient, le livre sortira comme il sortira et s’il n’y avait qu’une page blanche. Son titre sera « Ma page blanche ». Un texte à « pré-texte », indicateur de sens pour ceux qui sont en chemin vers eux-mêmes…/… Je parlerai de moi, de mon parcours, comment j’en suis arrivé là, où j’en suis et pourquoi cela a commencé par le café au lait sans sucre que nous buvions à la DASS avec mes frères et sœurs …  Je n’avais que 10 ans…

J’avais programmé de commencer mon livre avec la page blanche de l’écrivain. Je ne savais pas où cela m’amènerait. J’ai envoyé ma page blanche aux lecteurs de mon imaginaire. Le livre va s’écrire en réponse des retours que j’aurai avec ces lecteurs accoucheurs de texte.

 

« Ton livre a en effet beaucoup de « sérieux ». Ce que tu veux partager, c’est peux être non pas du sérieux, mais quelque chose de léger ».

 

– Tu trouves ça sérieux de partager un café au lait sans sucre avec mes lecteurs ? J’écris quand ça vient, comme ça vient. Je réponds aussi en marchant au bord de ce fleuve qui change à chaque instant avec ses eaux qui coulent…/…


Me voilà à nouveau devant mon ordinateur, je continue à écrire. Dernière instruction, de ma correctrice adorée : « Papa n’ajoute rien ! On boucle ».

J’ai attrapé une autre maladie de l’écrivain ! « La maladie des écrivains, n’est pas de ne plus pouvoir écrire. C’est de ne plus vouloir écrire, et d’être incapable de s’en empêcher ». [9]

Ce livre ne sera pas achevé, je sais, mais j’ai encore un doute. Je relis pour me relier « Qu’est-ce que tu as vraiment à dire et que tu n’as pas encore dit même une seule fois ? 

A si tu savais !
. « Vous pensez que j’y arriverai un jour ? A quoi ? A écrire un livre ? J’en suis sur »[10] J’ai écrit, écrit encore. Ainsi il restera toujours quelque chose à dire ! Ce livre ne peut être terminé.

 

[1] Dans le chapitre, ma légende personnelle, mon séjour à la DASS.

[2] Cette question se pose à plusieurs reprises dans le livre. Le livre c’est celui qui donne suite à ce livret.

[3] En Annexe. Une visite au cimetière. Page 43

[4] Page 48

[5]  Un Chapitre du Livre Voir aussi annexe sur le temps Page 46

[6]  Les Maximes des pères, Chapitre I, 14

[7] Un chapitre sur Kabbale existentielle et logothérapie dans le Livre

[8] Voir vidéo https://www.youtube.com/watch?v=9qGihDZsLdQ&t=59s

[9] Idem 22

[10] Idem « La vérité sur l’affaire Quebert » 31

2 Comments

  • sophie

    Reply Reply 1 juin, 2017

    C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai lu et découvert ton livre. Touchant. Ma place est bien dans cet enseignement, même si il n’y a jamais eu aucun doute depuis toutes ces années lorsque mes yeux se sont posés sur toi lors de cette conférence avec jacques Vigne. Merci pour ce partage de vie et cette ouverture vers l’infini qui nous habite.

    Sophie

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