je suis Paris… Et D.ieu il est quoi ?

Je suis Charlie, je suis Paris, je suis Bombay… Et D.ieu il est quoi ?

Il y a quelques moi j’écrivais un article dont le titre est « Et D.ieu dans tout ça ? » ça commence comme ça… :

« Nous avions eu l’opportunité d’échanger sur la souffrance, et c’est la participation des lecteurs de cet article qui me dicte aujourd’hui le désir de partager cette pensée.
A mainte reprise j’ai eu l’opportunité d’échanger sur l’Unité, la non dualité…le D.ieu Un…/
En fait la question du sens de la souffrance nous ramène à celle de D.ieu.
En effet l’équation D.ieu de bonté, maître du monde se conjugue très mal avec la souffrance. »
La suite : http://coachingexistentiel.com/et-d-ieu-dans-tout-ca

J’ai tendance à ressortir ce texte à chaque catastrophe humanitaire.  Aujourd’hui l’infâme frappe à tous les coins de rue, avec kalachnikov ou au couteau, c’est la même vague de fanatisme et de haine qui nous éclabousse. L’analyse géopolitique s’entre débat dans tous les médiats. Mais pour le simple religieux la question reste : Est-D.ieu dans tout ça ?
Ce texte écrit à l’occasion du 11 septembre 2001  est-il encore d’actualité où faut-il, à nouveau, ranger ce D.ieu de « l’impossible croyance dans nos placards de l’utopie ».

Je continue chaque mardi soir à partager l’enseignement du RAMHAL, ce kabbaliste du 18em qui a osé poser la question dans une tournure qui pourrait sortir le simple religieux de sa zone de confort. « Je crois, dit-il, au fait de Sa présence permanente et en l’application de sa justice… mais ajoute-t-il les évènements semblent aller dans le sens contraire… Aide-moi à comprendre pour calmer mon âme » Où est le D.ieu de justice demande nombre de nos sages…  D’autres lance sur internet, « je ne suis pas un croyant, mais un sachant »…
Croyant ou sachant, qui peut « voir » aujourd’hui s’exprimer la volonté de D.ieu dans tous ces massacres ?
Je relis mon texte, et j’aimerai non pas y croire, car malgré tout le miracle de l’incroyable croyance persiste, non pas savoir, car le savoir garde ses zone d’hombre et de doute,  mais « voir » oui y voir plus clair.

Depuis deux semaine j’essaye tant bien que mal de décoder le 11em chapitre du texte du RAMHAL dans «  les voies de la conduite Divine ». Ce chapitre développe la question de la justice Divine et de son Unité caché dans la fonction de sa justice. Mais quand n’est-il lorsque la justice elle-même est cachée dans un grand mélange de touhu bouhu  ? Arriverons-nous à y voir un peu plus clair ?
Si vous êtes dans la région de Nice, je vous donne rendez-vous pour en débattre à notre cours de kabbale existentielle, les mardis de 19h30 à 21h30.
Autrement les cours sur « les voies de la conduite de D.ieu » sont sur le site https://kabbale26.wordpress.com/

7 Comments

  • Annie

    Reply Reply 19 novembre, 2015

    Ni Dieu ni patrie Nini on déni le fait de réfléchir et surtout de s impliquer..D…à fort à faire comment dire comme je l entends souvent ici « se mettre à la merci de D.. » Et laisser agir continuer sa vie comme d habitude prier pour le monde la paix…ça suffit??quand j entends le chaos de nos gouvernements attaches à la finance??ou sont les valeurs ??je souffre d entendre ces attentats au couteau …je suis partie prenante de ce pays
    ???difficile cette prise de conscience avec l imprévu d un ennemi invisible. Je ne sais pas trop comment le dire je ressens que d une mn à l autre Tt peut se passer trépasser

    • leoguez

      Reply Reply 19 novembre, 2015

      En effet Annie c’est toute la question de la Hachgaha Pratite, l’influx individuel qui me conduit là où cela aura sens en tant qu’individu et la hachgaha klalite où le principe est dans la gestion global. Dans les texte c’est certes compliqué à comprendre, quand à la réalité ayons l’humilité de dire qu’on n’y comprend pas grand chose. Alors nous revenons au début… Chouv al ha makom qui est la Emmounah, la confiance. Il est écrit  » Le sage vie par sa Emmounah ». Si l’éveil est au niveau de la connaissance, la vie elle se maintient par la Emmounah. Victor Frankl dit dans son livre, quand quelqu’un à perdu la confiance, nous savions qu’il allait lâcher et se lâcher. Pour lui la vie ne pouvait plus être porté. Las gens mourait plus de la perte de sens que de froid ou de faim!!!
      Oui tu as raison d’une minute à l’autre tout peut basculer, mais la Emmounah sait que celui qui est le maître d’ouvrage sait comment construire la maison et surtout avec qui choisir comme ses maîtres d’œuvres, ceux qui vont participer à la réalisation du projet final… Je ne sais pas si je suis clair, ce que je sais c’est que tant qu’il y a de la vie dans nos veines, je sais que nous pouvons encore participer au projet, ne serait-ce par un sourire, une poignet de mains, une réponse à une bouteille à la mer.

  • Benjamin

    Reply Reply 17 novembre, 2015

    Vous dites, je cite : « Depuis deux semaine j’essaye tant bien que mal de décoder le 11em chapitre du texte du RAMHAL dans « les voies de la conduite Divine ». Ce chapitre développe la question de la justice Divine et de son Unité caché dans la fonction de sa justice. Mais quand n’est-il lorsque la justice elle-même est cachée dans un grand mélange de touhu bouhu ? Arriverons-nous à y voir un peu plus clair ? »

    Dans mon étude d’aujourd’hui du « sefer hasihot », mon Rav nous apprends que certaines personnes sont soumises, malgré elles à certaines « déviances ».
    De plus, il explique que d’autres personnes, n’ayant pas un daat (conscience de Dieu) complet, mais seulement un daat limité, catégorisent malencontreusement les « gens déviants » et ont même créé des termes méprisants pour catégoriser ces personnes.
    Mon Rav explique que les gens que l’ont « voit » comme « déviant » sont en réalité des gens qui ne le sont pas, mais qui sont traversés par une volonté/force qui n’est pas la leur et qui prend le contrôle sur eux.
    Cette volonté/force qui pousserait à la déviance (pour certains) et à la faute (pour d’autres), serait en fait la « guerre » qui se produit entre les 2 forces existantes en Dieu, qui sont :
    -La force active : l’aspect de la volonté de Dieu qui veut nous faire exister, nous former et nous donner une place. C’est la volonté qui nous garde.
    -La force passive : l’aspect de la volonté de Dieu qui veut nous faire revenir au monde d’avant la création, le tohu vavou, ou tout est mélangé et tout ne fait qu’un.

    Mon Rav nous avait rapporté, il y a quelques années, que toute la Torah serait (sous différents personnages et différentes histoires) une discussion entre les 2 aspects de Dieu, les 2 forces contraires qui sont en Lui : L’aspect actif qui est pour la création, et l’aspect passif qui est pour le retour à l’avant création.

    Par rapport, entre autre, à cela, Mon Rav nous met en garde, en nous disant que Mashiah viendra avec une sorte de Daat que nous ne connaissons pas, et que tout ce que nous « croyons savoir » fera barrière à ce nouveau daat. Il explique que plus quelqu’un sera attaché à son daat, ses connaissances, sa façon de reflechir et de raisonner, et plus cette personne aura du mal à recevoir le daat que Mashiah apportera.
    En contre parti, celui qui sait fermer son intellect et oublier tout ce qu’il sait et connait, sera en mesure de recevoir plus facilement ce nouveau type de daat que Mashiah va nous dévoiler.

    • leoguez

      Reply Reply 19 novembre, 2015

      Peux-tu demander à ton maître qu’est ce que c’est que le Daat de Daat Tévounah dans le titre du livre du Ramhal ( les voies de la direction divine)?
      Peux-tu demander à ton maître ce que veut dire le RAMHAL lorsqu’il ouvre dans le premier verset du livre par le besoin de connaître (daat)? Selon le principe dit-il que tout homme doit chercher à connaître (Lirdof ahareï Yédiatam ») de la racine de Daath…
      Est-ce à dire que le RAMHAL de savait pas? Evidemment que non, Le RAMHAL utilise une pédagogie par le questionnement. « fait moi-connaître tes voies »… « Je voudrait que tu m’apprennes le droit chemin afin de VOIR la rectitude des choses » Et « pour ce qui dépasse mon entendement, je dirai « Il ne te revient pas d’achever la tâche »… Ce qui ne signifie pas que nous avons à la commencer…
      Ceci dit Benjamin il faut relire ce que je disais dans l’article « mes articles, une invitation qui dérange » Je site  » J’espère que vous l’avez compris. Bien plus qu’une provocation intellectuelle, c’est une invitation à sortir de notre zone de confort de nos croyances sécurités, pour creuser le sens. C’est aussi une invitation à partager cette quête de sens dans le cadre d’un groupe « d’étudiant de la sagesse » pour allez là où le sens nous révélera ses indicateurs. « « Ni vérité, ni recette ! ». Les thèmes des articles et nos échanges dans les moules de présentation permettront à chacun de prendre le recul nécessaire pour s’interroger à travers sa propre histoire et s’approprier les réponses qui lui donnent sens. » Benjamin, j’ai une question…

  • Benjamin

    Reply Reply 17 novembre, 2015

    Vous citez, ci-dessus, au nom du Ramhal : « Je crois, dit-il, au fait de Sa présence permanente et en l’application de sa justice… mais ajoute-t-il les évènements semblent aller dans le sens contraire… Aide-moi à comprendre pour calmer mon âme ».

    Rabbi Nathan, au travers d’un commentaire sur Bereshit, et au travers du Likoutey Halakhot nous montre quelque chose de surprenant dans une des mises en scène qui émana de notre créateur dans l’histoire du monde, et précisément lors du don de la Torah au peuple Hébreu.

    Une contradiction prend forme ici :
    1) Dieu fait sortir les Hébreu d’Egypte.
    2) Dieu donne la Torah et les tables de la loi au peuple Hébreu (dans le guide des perplexes, Maïmonide dit que la Torah à pour ultime but d’éradiquer l’idolâtrie).
    3) Le peuple juif pratique l’idolâtrie au travers du Veau d’Or, et se rends par ce fait, coupable de mort selon les lois de la Torah.
    4) Dieu n’extermine pas le peuple juif pour autant.

    Que se passe-t-il ici ? Dieu donne une direction et il se passe totalement l’inverse ! Un peu comme ce que remarque le Ramhal.

    Rabbi Nathan rapporte que Moïse avait compris que Dieu ne voulais pas de cette « vérité » (emet) qui mène à la sentence. Dieu voulais dévoiler autre chose, et à donc attendu que Moïse trouve ce qu’il se cachait sous cette contradiction, afin d’annulé la sentence qu’avait déclenché la pratique de l’idolâtrie dans le peuple juif.

    Rabbi Nathan nous montre que si Dieu a mis en scène de telles contradictions, c’était dans le but de dévoiler à l’homme son aspect passif, qui est la « vérité vraie » (emet laamito), c’est à dire l’amour inconditionnel. C’est-à-dire le fait de pouvoir aimer sans conditions aucune. En gros, Dieu étant Le dirigeant du monde et de tout, on pourrait dire qu’Il aurait « pousser » le peuple à fauter, afin de que le peuple puisse prendre conscience de l’amour inconditionnel de Dieu envers sa créature.

    D’ailleur dans « Ilkhot Nedarim » il est dit que Dieu à creer le monde pour les gens « mauvais » pour qui même la Torah n’apporte aucune solution, afin que par « eux » Dieu puisse dévoiler son amour gratuit et sans condition pour ses créatures. C’est comme si le but du mal était le dévoilement d’un bien que l’on ne peu pas percevoir à priori.

    Le sefer Or Yehezkel dit : « L’homme va être punis pour le manque de Emouna (confiance en Dieu) parce que quand il faut, il pense que c’est lui qui faute, alors qu’en fait tout est Dieu »
    Car la punition de l’homme est le fait de croire que c’est lui-même le fautif….et il s’en suit tellement de souffrances…..

  • Sara'El

    Reply Reply 16 novembre, 2015

    Bonjour Elie ainsi que tout le monde,
    Hier, je postais sur mon mur un petit topo à propos du « Je Suis »… mais comme les murs peuvent se traverser, pourquoi ne pas le partager ici aussi… 🙂 bonne journée !

    ~~~~~~~~~

    Je ne suis ni ville, ni pays, ni France, ni Paris…
    Je ne suis ni drapeaux, ni habits, ni couleurs, ni leurs cris,
    Je ne suis ni cela, ni ceci, ou peut être une tresse de Fini-Défini-Infini,
    Je ne suis Rien אין de moins, rien de plus que Ani אני

    « Quel Remède saurait nous raccrocher à la Vie hors du Grand Ordinateur ? Quelle Entité, quelle Puissance saurait casser à jamais notre Contrat de mauvais Acteur ? Quel Miracle saurait nous apporter la Force de pouvoir à nouveau nous regarder dans le Miroir, faire face à nos Peurs et de recommencer à marcher sur la Voie de la Lumière, le Sentier du Bonheur ? Là où la Lumière ne serait plus Dorure, là où jouer son Rôle ne serait plus factice car nous ne jouerions plus, Là où la Part laisserait place à l’Être, Là où nous pourrions alors reprendre nos Responsabilités, hors de tout Vortex, de tout Échiquier. »

    « Ne pas se laisser illusionner par l’Environnement, quel qu’il soit, Avoir le recul nécessaire pour aller de l’avant quoi qu’il arrive… »

    À eux…
    « Quoi qu’on dise, on est jamais vraiment prêt, même si parfois préparés. C’est un travail que l’on fait ensemble, sur deux pôles. Nous vers le Futur et vous vers l’Eternité,
    Donnez-nous toujours cette force de ne jamais oublier notre Rôle. »

Leave A Response

* Denotes Required Field