Où en suis-je?

CIMG0615Je suis en chemin vers les yéchivoth, (centres d’études), pour aller m’asseoir (yochève) et apprendre comment questionner (Hohma, sagesse) et comment marcher (halaha) sur ce nouveau chemin de vie à Sion.
Pendant ce cheminement je continue à partager avec quelques élèves certains fruits de mes découvertes. Nous étions à la porte 7 le Zain, une nouvelle porte de passage, une petite mort de l’ancien, pour une mutation identitaire, voir une résurrection à la porte 8 le Heth.

Et pendant que j’écrivais sur la mort symbolique et la résurrection, voilà que le chemin se dérobe à moi, un, je ne sais quoi vient frapper mon corps, du debout à assis me voilà cloué au lit allongé, passant du chaud au froid. Je voulais mettre ma conscience à examen, voilà que mon corps est mis en examen ! (Pas d’inquiétude l’ami(e), puisque j’écris 😉
La position allongée est peut-être plus adaptée pour parler de ces choses qui dérangent 😉

Puisqu’il fallait aussi répondre à « terminer ce qui a été commencé, sujet de la porte 7, j’ai terminé de poster les vidéos sur la résurrection, sujet central de la porte 8.
5 vidéos à voir absolument pour comprendre le sens de la résurrection des morts. Voir le lien ici

J’en ai aussi profité (Gam zou Lé tova, cela aussi est pour le bien)) pour reprendre quelques questionnements postés dans ces portes en constructions.

Je pensai à la première question ontologique : « Où en es-tu ? »
Première question racine que D.ieu posa à l’homme en devenir dans la Genèse après avoir fait choix d’aller vers la connaissance de la dualité, bien, mal.
Perdant ainsi l’accès à la véritable relation au « Un » et à la partie cachée dans le silence du Aleph.

Cette question « Ayéka », où en es-tu, sera alors la question source pour l’homme en chemin.
Je profite de cette question pour me la poser à moi-même…

Prenez le temps de voir le cheminement quantique du questionnement qui mène à un autre questionnement avec un arrêt sur image, vous posant les questions à vous-même à chaque saut, dans une inspiration méditative.

Où en suis-je dans ce moment que je nommerai temps d’inspire-à-Sion méditative ?
puisque c’est de Sion que me vient ce souffle qui me tient en éveille jusque dans la position allongée.
« Où en suis-je ?» :
– Question en relation avec cet autre questionnement source de l’homme Adam (dont la valeur numérique =45= Mah ? = Quoi) Que suis-je ?
– Question Quoi, qui nous ouvre au Qui du « Qui suis-je ? »
– Question qui selon le Zohar, le livre des splendeurs, ouvre le champ du (Mi Elleh ? Qui cela ?)
Qui a créé ce « je suis » ?
Qui a créé la splendeur de toute cet univers ?
Qui a amené ce que je vis aujourd’hui sur mon chemin ?
Et la réponse du Zohar est Mi+ Elléh = Elohim le D.ieu créateur.
Vous avez compris comment les sauts quantiques fonctionnent !

Cette question « où en suis-je » aurait pu se poser dans un cadre plus classique, où en suis-je avec mes problèmes du jour, où en suis-je avec mes affaires, avec ma santé, avec mon Alyah, avec la librairie Sephria, les produits de santé du désert, avec l’oulpan, l’enseignement universelle de la Torah pour les non juif, avec l’organisation des voyages, avec l’organisation des colloques à Nice et Jérusalem, le festival du livre de Nice, avec la formation coaching existentiel, logothérapie, le projet-sens… l’écriture de mon livre… J’ai du oublier quelque chose, mais bon, vous avez compris il va falloir trier les priorités, A oui j’oublier l’essentiel, je savais bien! la couleur du costume pour le mariage de ma fille… (Ouf, là c’est du sérieux met ta-physique;)

Tant de questions classiques que nous posons tous les jours, faire le bilan de l’état des lieux pour avancer.
Question qui serait en changement permanent puisque la problématique de la contingence change chaque année, voire, chaque mois, semaines, jours, voire, instant.
Sans pour autant négliger ce niveau de questionnement puisque nous-nous le sommes-nous même posé, avec la roue de la vie, mais la question à son niveau ontologique nous mène à :

Où en suis-je dans ma relation à D.ieu… ?

En fait à lire tous nos articles tant ici que dans la kabbale existentielle, ne sommes-nous pas toujours avec ce même niveau de questionnement. « Et D.ieu dans tout ça ?
Prenons juste un temps d’interrogation, là où les pistes semblent se fermer, du fait de croire que je suis maître du jeu de piste, dans l’apparence de l’espace théâtre que je me construis.
Je deviens porteur d’objets à réflexions-préoccupations qui rendent parfois la piste noire, au lieu d’un juste agir pour aller là où me guide le juste en Soi, piste blanche qui nous donne le temps d’être observateur du paysage qui s’écoule devant soi.
La symbolique est perso vous pouvez choisir d’autres pistes de réflexions, elles nous mènent aux premiers exercices de la porte Beth, les encombrant !

Où en suis-je ?
Alors, plutôt que déposer certains objets je m’y cramponne comme si ces « cela » devaient répondre à un je ne sais quoi pour l’autre.
Voilà là où j’en suis, entre la yéchiva et les objets du monde.
Je n’ai pas encore su m’alléger de ces objets de ce monde pour aller vers ce chemin libre d’objet.
Je n’ai pas lâché Metasophia comme pour répondre à un défi du moi, ou à un refus de l’échec de ce moi qui n’est pas moi.
J’ai choisi d’aller voir plus en profondeurs vers ces lois qui portent le peuple hébreu, du « leh leha », « va pour toi », vers cette terre d’espérance… que j’ai choisi comme nouveau paysage.
Et « allant » vers ce lieu, je me retrouve là, assis sur les bancs de yéchiva redoublant à nouveau mes classes « préparatoires » … comme un enfant qui a tout à réapprendre.
Maintenant que j’y suis j’entends :
« Entend pour toi »
Ceci pour dire que j’ai choisi d’attendre et rester à l’écoute de « la voix qui m’indiquera la voie ».
Et pendant cette attente je révise certaines leçons tout en essayant de répondre au présent du court terme.
Comme j’ai choisie dans ce cours terme de garder Metasophia ou je me retrouve moi-même en méta de ma propre sophia.
Comme j’ai choisie de garder le temps d’un temps l’espace Sephria, de Nice, dans ce cours temps d’une entre deux.
Et que pendant cette « assise » j’essaie de répondre pour le cours terme qui m’est donné, à la réalité du moi qui n’est pas tout à fait Moi, et à l’illusion consciente, de la contingence, pour dire à l’autre, je suis encore là.

Ce que je découvre toutefois c’est combien cette étude « assise » de la Torah, à travers la complexité des sujets, mise en application dans le lieu d’expérimentation du monde, aiguise l’intelligence pour nous rapprocher vers la connaissance de l’Ultime.

Pendant cette attente je ne peux que poser quelques jalons pour faire tenir une cohérence contingente du présent, ce qui d’ailleurs est aujourd’hui ma principale difficulté. Comme par exemple la question de l’argent nécessaire pour maintenir les lieux… Alors là, je ne sais pas trop … La question est posée. Nous en reparlerons lors de l’annonce de l’évolution du ce qui existe pour sa pérennité.

A bientôt pour un autre partage. Elie

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